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Révision : 29 mars 2018
 
L'humour de WWF !
 
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Le WWF France vient de publier les résultats de plusieurs études effectuées pour évaluer les pratiques environnementales de l’édition Jeunesse. Loin des études polémiques et culpabilisantes parues il y a quelques années, ce rapport est sérieux et documenté. Toutefois, ses conclusions appellent quelques remarques.

 

Jacques de Rotalier (Mars 2018)

 

   
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  Jacques de Rotalier
Jacques de Rotalier
     

Édition Jeunesse et environnement

Rappelons que l’édition Jeunesse dans notre pays est une réussite non seulement économique mais aussi culturelle, éducative et sociale. Elle pourrait d'ailleurs être davantage l'un des points d’appui de la francophonie.

L’étude du WWF France dit vrai - un grand nombre des livres Jeunesse sont produits en Asie - mais elle n’explique pas pourquoi. Ces livres nécessitent souvent plus de main d’œuvre en raison de certains détails de fabrication (les pop up, par exemple). Or, s’ils sont tirés à des milliers d’exemplaires, il est difficile de trouver en France des employés en nombre suffisant pour les réaliser.

Le rapport de l'organisation souligne que trop peu de ces livres sont imprimés sur du papier recyclé. Là aussi, considérer qu’un livre Jeunesse devient vite un déchet est un peu court. En effet, il peut circuler longtemps et faire l'objet d'échanges. Il doit être considéré comme un outil de culture partagé avant de devenir éventuellement un objet recyclable et non un déchet… De plus, avancer le recyclage comme principal argument écologique est un peu facile : la source initiale de la fibre recyclée reste et restera la fibre vierge !

Plusieurs remarques sur ce rapport faites par le Syndicat national de l’édition (SNE) ont été largement relayées par Internet. Je ne m’y attarderai pas. Toutefois, je renouvelle une remarque déjà faite précédemment au WWF qui met en avant FSC comme étant l'unique certification valable, sans mentionner que l'organisation en est partenaire. C’est son droit mais cela manque un peu de transparence. Justement, à ce propos, WWF France reproche aux éditeurs Jeunesse de ne pas être suffisamment clairs en ce qui concerne l’origine des livres : imprimeur, certifications, etc. Le SNE admet qu’il y a encore des efforts à faire… Tant mieux mais peut-être pourrait-on faire également des progrès en matière de dialogue entre l'ONG et les industriels ? Or là, j’ai un gros reproche à faire au WWF : choisir le titre "Les livres de la jungle : l’édition Jeunesse française abîme-t-elle les forêts ?" ne peut que bloquer voire choquer les éditeurs. Se voulant humoristique, ce titre est en fait un peu racoleur et ne correspond pas vraiment à la réalité d’un rapport documenté et plus nuancé qui semble (enfin !) admettre que l’édition Jeunesse ne contribue pas à la déforestation. Dommage...

Livre Paris 2018 et les jeunes

Durant une journée, j’ai participé à ce salon incontournable (16-18 mars 2018) qui a bien démarré avec une conférence organisée par Culture Papier dans le cadre des rencontres professionnelles sur le thème 'Plaire et toucher' / Comment l'édition capte l'attention des lecteurs ? Cette journée a été marquée par la forte présence d'un jeune, voire très jeune, public rassemblé pour le Prix littéraire des lycéens, apprentis et stagiaires de la formation professionnelle. Plus de mille élèves de la Région Île-de-France, invités à lire une sélection d'ouvrages, ont élu leurs préférés : bonjour l’ambiance !

 
 

Impossible de mentionner toutes les initiatives destinées à inciter les enfants et les adolescents à lire. Sachez tout de même que, chaque jour, une Scène Jeunesse proposait quatre à six évènements – rencontres, tables rondes, remises de prix... – qui leur étaient dédiés. Autrement dit, les jeunes lecteurs trouvent peu à peu leur place sur ce salon. Souhaitons que cela se traduise par un peu plus de temps de lecture calme à la maison !

La Poste et les catalogues

Quittons la jeunesse pour un sujet, sur la table depuis des années, concernant les professionnels : la tarification des envois de catalogues par La Poste. Celle-ci propose de passer d’une tarification au poids, semblant facile et low cost, à une tarification à la page. La solution d’envoi SO Catalogue propose un tarif qui s’affranchit du poids pour un calcul selon le nombre d’envois à partir de 100 envois puis selon des paliers par nombre de pages (12/24 pages ; 26/48 pages ; 50/96 pages, etc.). Y sont inclus les encarts sans limite de quantité, de qualité, une page connectée avec vidéo 2D, une mesure d’efficacité…).

On sait déjà que le catalogue personnalisé est un bon outil à l’heure du numérique. Là, il sera possible de fonctionner davantage en mode projet avec un plus pour la créativité. C'est peut-être l'un des premiers objets qui fait la synthèse du numérique, du contenu et du matériau papier.

Bravo en tout cas à tous ceux qui vont oser !

Bon courage à tous.

Contact

Jacques de Rotalier a passé 30 ans dans la commercialisation, en Europe et aux États-Unis, de la quasi-totalité des papiers impression-écriture. Il intervient maintenant comme journaliste dans des revues spécialisées de la chaîne graphique et comme consultant papier (perspectives stratégiques, achat, vente,...).

 
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