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Révision : 31 mars 2017
Construire le futur
 
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Jetons un regard pour voir comment, sur les deux bouts de la chaîne graphique, se prépare l’avenir de manière patiente et constante… Du solide… Du concret.

 

Jacques de Rotalier (Avril 2017)

 

Les forêts (suite)

   
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  Jacques de Rotalier
Jacques de Rotalier
     

À l’occasion de la Journée internationale des forêts (21 mars 2017), Arte a consacré plusieurs émissions sur cette thématique. Je n’ai pas pu tout voir, mais ce que j’en ai vu – reportages "À la reconquête des forêts" sur deux forêts françaises et un documentaire sur la forêt en Papouasie – m’a un peu réconcilié avec certains médias. La tonalité générale y était raisonnable. Certes, on n’y cachait pas les graves dangers de la déforestation dans certaines zones de la planète, mais on s’attachait également à montrer comment se construisent des solutions d’avenir pour la bonne gestion et la préservation des ressources forestières.

 
   

Les forêts françaises évoquées, forêt des Landes et forêt tropicale guyanaise, sont fondamentalement différentes en raison de leur situation géographique et de la biodiversité représentée. Les chercheurs (INRA, ONF, et autres) y travaillent de plus en plus avec les exploitants pour valoriser avec constance et patience un matériau : le bois, et une fibre : la cellulose, dont on imagine encore mal tout le potentiel : captation de CO2, chimie verte, construction écologique, énergie, etc. Les risques les plus graves sont extérieurs : les tempêtes dans le Sud-Ouest et l’orpaillage en Guyane.

Il n’y est donc pas question de surexploitation, contrairement à d’autres lieux, comme l’a montré le documentaire "Frère des arbres : l'appel d'un chef papou". Tout cela parce que chez nous, une prise de conscience locale permet d’adopter des règles de gestion durable, sous le regard attentif d’un Etat responsable. À noter que Le Monde a publié au même moment trois pages de la même tonalité. Cela nous change (un peu) des reportages coup de poing.

Petit coup de chapeau en passant à un acteur important de ce travail d’avenir : l'Office National des Forêts (ONF) passé du statut d’administration à celui d'Établissement Public Industriel et Commercial qui gère 4,7 millions d’hectares forestiers. L’effort d’adaptation a été rude puisque l’établissement a perdu 22 % de ses effectifs ces quinze dernières années. Toutefois, cette année et l’année prochaine, 1600 nouveaux salariés seront embauchés, permettant un sérieux rajeunissement de l’entreprise nécessaire à la préparation de l’avenir. Enfin, l’ONF a dégagé un léger bénéfice, 12.3 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires d’environ 900 millions d’euros. Comme son actionnaire n’est pas un fonds de pension, on ne lui en demandera pas plus !!

ARMOR et le futur déjà présent...

Sautant par-dessus toute la chaîne graphique, je voudrais souligner le travail remarquable accompli par ARMOR. Née il y a 90 ans, créatrice et leader du marché papier carbone, cette entreprise a également mis au point le papier transfert thermique et développé fortement le recyclage des cartouches d’encre. Cet esprit pionnier se retrouve sur le plan social : management et salariés possèdent 73 % du capital social. L’international représente 80 % du chiffre d'affaires de 245 millions d’euros. Bref, une société de taille moyenne agile, où le facteur humain est au service de l’innovation : filaments d’impression 3D, encres industrielles pour l’impression numérique,...

Dernier succès en date : l’accord passé avec la société JCDecaux afin d'installer sur ses panneaux le film photovoltaïque souple ASCA développé par ARMOR. Un plus écologique, car ce film réalisé à base de composés organiques, sans métaux rares, et capable de produire de l’électricité lorsqu’il est exposé à la lumière, est dans la pleine tradition industrielle de l'entreprise nantaise.

Conclusion

Faites passer le message : la filière graphique est déjà très active pour un futur utile, peu carboné et respectueux de nos ressources renouvelables.

Contact

Jacques de Rotalier a passé 30 ans dans la commercialisation, en Europe et aux États-Unis, de la quasi-totalité des papiers impression-écriture. Il intervient maintenant comme journaliste dans des revues spécialisées de la chaîne graphique et comme consultant papier (perspectives stratégiques, achat, vente,...).

 
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Mise en page : A. Pandolfi