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Révision : 22 septembre 2016
La vitalité du livre
 
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Nombreux ont été ceux qui ont célébré – un peu prématurément ? – les funérailles du livre, en comparant – un peu vite ! – son destin à celui du disque. Et pourtant il se porte bien. L’Observatoire du dépôt légal qui dépend de la Bibliothèque nationale de France (BnF) vient de publier des chiffres intéressants. Cet observatoire archive l’ensemble du patrimoine culturel national : livres, périodiques, cartes territoriales, images, partitions et tout ce qui se numérise comme vidéos et sites.

Jacques de Rotalier (Septembre 2016)

Succès de l'autoédition

   
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  Jacques de Rotalier
Jacques de Rotalier
     

Concernant le livre au sens large, il s’en imprime 75 000 par an, soit deux fois plus qu’il y a vingt ans et il n'y a pas pour le moment de baisse significative.

L'une des données intéressantes est le développement actuel de l’autoédition qui représente 16 % des titres déposés contre 10 % en 2010. Les autoéditeurs représentent 46 % des primo déposants et l’on note un fort développement de la fiction, en remplacement partiel du document familial.

Il y aurait ainsi environ 100 000 auteurs en France !

La catégorie d’âge la plus représentée est celle des 40-69 ans, pour une moyenne d’âge de 55 ans. Le vivier est encore abondant mais évidemment plus tout jeune. Il faut s’occuper du passage de relais.

Les jeunes générations liront probablement moins de littérature générale, cependant les succès de la bande dessinée et du roman graphique sont probablement les modes de lecture qui rassembleront le plus grand nombre des lecteurs de demain.

 

Rentrée littéraire

Avec la sortie de 560 romans dont 66 premiers romans, la rentrée 2016 montre que les éditeurs veulent maîtriser le flux des œuvres imprimées. Ils savent qu’ils disposent d'une réserve quasi inépuisable (voir ci-dessus) et leur souci est de gérer au plus près une filière longue et lourde. Il leur faut également préserver une créativité qui reste forte grâce aux petits éditeurs : 50 % des éditeurs inscrits au Syndicat National de l'Édition (SNE) font moins de 300 000 €. Enfin, ils ne doivent pas trop surcharger les libraires et bibliothécaires qui sont leurs meilleurs prescripteurs et réalisent 30 à 35 % de leurs ventes.

Au final, le plus encourageant, c’est l’arrivée de jeunes éditeurs aux postes de commande : Sophie de Closets chez Fayard, Adrien Bosc au Seuil, Benoît Virot au Nouvel Attila, Véronique Cardi au Poche ont entre 25 et 40 ans et pas de complexes. Quelques-unes de leurs réflexions nourrissent l’imagination vers de nouvelles formes littéraires plus insaisissables, des fictions à la limite de l’essai ou de la poésie. Adrien Bosc, par exemple, veut développer la "narrative non fiction", de type anglo-saxon, qui mélange investigation journalistique et écriture romanesque (L’Adversaire d’E. Carrère par exemple).

Bref, accompagner les nouvelles formes de l’imaginaire, écouter ses lecteurs, mieux gérer ses stocks, soigner ses libraires et bibliothécaires, tout cela va dans le bon sens… mais ne sera pas facile à défendre face à l’impatience des temps actuels.

Les politiques et le livre

Incroyable, ce besoin qu’ont les politiques de s’épancher voire de s’expliquer dans l’objet livre : ils nous laissent ainsi une trace de ce qu’ils sont, de ce qu’ils voudraient pour nous (!). La forme numérique leur paraît-elle insuffisante ? Probablement, mais qu’ils se méfient, on retrouvera plus vite et plus facilement dans leurs livres ce qu’ils nous auront écrit en 2016 ! Et on leur demandera des comptes...

Amazon

Je n’ai pas l’habitude de dire beaucoup de bien des GAFA. Cette fois, je vais dire du bien de l’un d’entre eux : Amazon est le premier client des éditeurs, donc il fait lire des livres et, plus encore, il a l’intention de créer 400 librairies aux États-Unis, après en avoir fait disparaître un certain nombre, il est vrai...

Comme quoi il ne faut jurer de rien !!

Contact

Jacques de Rotalier a passé 30 ans dans la commercialisation, en Europe et aux USA, de la quasi-totalité des papiers impression-écriture. Il intervient maintenant comme journaliste dans des revues spécialisées de la chaîne graphique et comme consultant papier (perspectives stratégiques, achat, vente,...).

 
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