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Révision : 13 octobre 2014
Une filière en grand danger ?
 
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La filière graphique ? Elle n’existe toujours pas selon certains des professionnels interviewés par le député Serge Bardy. "On continue à travailler en silo" est l'une des expressions communément reprises...

Alors, à quoi arrive-t-on ? À l'article 46 du projet de loi de finances 2015 qui prévoit de supprimer l’envoi à domicile de la propagande électorale sous format papier pour les élections régionales et départementales en 2015.

Jacques de Rotalier (Octobre-Novembre 2014)

On marche sur la tête ?

   
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  Jacques de Rotalier
Jacques de Rotalier
     

Toutes les études le montrent, l'envoi par courrier a un impact très important quant à la prise de connaissance et de conscience des enjeux. On risque de favoriser davantage une abstention déjà trop forte...

On déstabilise encore plus une filière – car il y a une filière graphique, ouvrons les yeux, les oreilles et sortons de nos silos ! – qui est bien ancrée dans les collectivités territoriales et donc, peu délocalisable.

Et cerise sur le gâteau, dans les objectifs, on veut "garantir un meilleur impact environnemental" alors que le papier utilisé pour la propagande électorale est le plus souvent du recyclé ou issu de forêts gérées durablement.

Enfin, quid des 20% de Français qui ne sont pas encore connectés ?

Au moment où j’écris cette lettre, nous ne savons pas ce que deviendra cet article. Toutefois, grâce aux efforts conjugués de deux députés de la majorité actuelle Jacques Krabal et Serge Bardy qui accompagnent cette création de filière (merci à eux), il sera peut-être amendé de manière plus raisonnable. Souhaitons que Bercy, à la recherche désespérée d’économies de court terme, se ressaisisse un peu. Et il n’y a pas que Bercy qui doit se reprendre, toute la filière doit en finir avec le chacun pour soi. Là, ma liberté de parole me permet de poser la question aux donneurs d’ordre (je déteste ce terme mais je n’en ai pas d’autres) : voulez-vous encore une filière graphique française ? La France compte encore de nombreux éditeurs et agences de communication : veulent-ils garder leurs fournisseurs graphiques sur notre sol ou sont-ils prêts à donner les clés à des fournisseurs hors sol ?

Le bout du tunnel ?

Une étude commandée par Culture Papier à Mediaprism, réalisée auprès d’un échantillon représentatif de plus de 1000 personnes en France, donne des indications intéressantes sur ce que pourrait être la complémentarité papier-numérique dans les années qui viennent : "Le papier : l'allié idéal pour des moments sereins et des actes réfléchis !" (Les Focus de Mediaprism, n°17, octobre 2014).

Elle positionne bien les atouts et inconvénient des deux supports : fluidité, souplesse et rapidité pour le numérique, mémoire, imprégnation et concentration pour le papier... Temps court d’une part, temps long de l’autre. L'être humain, aujourd’hui comme demain, a besoin des deux. Les opposer est ridicule et faire disparaître le papier au nom de la modernité est, pour un bon moment encore, présomptueux.

Face au rouleau compresseur numérique, il n’y a pas d’autres voies que de se regrouper et pas uniquement de manière défensive. Le papier est un matériau moderne. Les laboratoires de recherche de Grenoble – le CTP et le LGP2 – développent des produits cellulosiques qui ont toutes les valeurs de la modernité : chimie verte, appui à l’électronique, gaspillage à bannir, recyclage à développer. Tout y est : cela peut s’appeler la filière cellulose. Problème ! Elle a été oubliée dans les filières d’avenir. La faute à qui ? À nous tous qui ne l’avons pas assez mise en avant à cause de notre timidité, pire de notre manque de mobilisation.

Allez, mon expérience professionnelle européenne me permet de dire qu’il n’est pas encore trop tard car, quand les Français veulent agir ensemble sur un sujet, ils peuvent aller très vite.

Bon courage à tous.

Contact

Jacques de Rotalier a passé 30 ans dans la commercialisation, en Europe et aux USA, de la quasi-totalité des papiers impression-écriture. Il intervient maintenant comme journaliste dans des revues spécialisées de la chaîne graphique et comme consultant papier (perspectives stratégiques, achat, vente,...).

 
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