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Révision : 06 janvier 2010
Échos du monde
 
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Dans l'Hexagone comme dans toute l'Europe, lorsqu'ils se réunissent, les professionnels du secteur papetier parlent d'efficacité énergétique, d'utilisation de la biomasse, du recyclage, de bioraffinerie, de gestion forestière,...
Quelques échos de leurs dernières rencontres.

Jacques de Rotalier (Janvier 2010)

Échos de Nancy

   
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  Jacques de Rotalier
Jacques de Rotalier
     

Courant octobre 2009, l’ATIP a tenu son 62e Congrès à Nancy. L’Association Technique des Industries Papetières rassemble les opérateurs, techniciens et ingénieurs du secteur du papier.

Pourquoi Nancy ? Parce que l'Est est devenu la première région papetière française : 23 entreprises (27 sites), 6000 emplois directs, 1,6 milliards d’euros de chiffre d'affaires. Elle a su investir dans le papier carton plus de 3 milliards d’euros en 20 ans. Épinal est le centre d’un pôle de compétitivité important : le Pôle Fibres. Laboratoires, écoles et centres de formation nourrissent en hommes et femmes compétents cette grande région forestière située au centre de l’Europe.

Le format réduit de cette réunion au Conseil Général a permis aux 700 personnes présentes d'échanger dans une ambiance chaleureuse. Puis, plus de 200 personnes se sont retrouvées à la soirée organisée à la Mairie de Nancy sur la Place Stanislas, l’une des plus belles places européennes. Ce genre de rencontre donne toute sa place aux recherches sur le progrès technique et sur l’innovation, antidotes indispensables à la morosité liée aux sérieuses difficultés des marchés. Biomasse et recyclage, efficacité énergétique,... ce sont des sujets qui progressent d’année en année, montrant que la profession travaille depuis un certain temps déjà sur des thèmes devenus cruciaux en termes économiques et sociétaux.

Les congrès et journées ATIP sont un espace indispensable pour faire le point et mesurer les efforts à faire.

Échos de Bruxelles

En novembre 2009, la Confédération européenne des fabricants de papier carton (CEPI) organisait l'European Paper Week. Papetiers du nord, du centre et du sud de l’Europe avec certains de leurs partenaires sociétaux, fonctionnaires de la Commission (DG Entreprise, DG Recherche, DG Environnement), membres du Parlement européen, se sont retrouvés pour réfléchir au futur d’une industrie à la croisée de nombreux défis : énergétiques, environnementaux, technologiques.

Pour faire simple : les usines de fabrication de pâte et de papier carton représentent environ 10 % du nombre des installations industrielles européennes. Elles font partie des industries dites électro-intensives. Toutefois, elles figurent parmi celles qui utilisent le moins d’énergie fossile grâce à un taux d’utilisation de biomasse le plus élevé de toutes les industries. L’insertion de l’industrie du papier carton dans l’économie circulaire grâce au recyclage croissant est un autre point fort.

Une longue session a été consacrée aux calculs de quotas Co2 qui seront progressivement appliqués à toutes les industries européennes. 900 sur les 1300 usines de pâtes et papier y seront soumises. Les plus petites ne seront pas concernées, au moins dans un premier temps. L’avantage de l’application de cette mesure a été de faire un inventaire exhaustif des usines et de leurs installations, mais la variation des combinaisons techniques possibles et des procédés pour faire pâte, énergie et/ou papier carton est d’une complexité qui laisse perplexe ! On en finirait par rêver d’une taxe carbone simple et lisible au niveau européen, et bien sûr mondial !

Un autre débat intéressant a tourné autour de ce qu’on pourrait appeler en français "l’empreinte ou l’impact eau" (Water footprint). Le défi est probablement aussi sérieux que celui des rejets de gaz à effets de serre. Pour faire de la pâte, du papier ou du carton, il faut encore beaucoup d’eau. Toutefois, le savoir-faire acquis ces dernière décennies autour de la gestion et du traitement de l’eau servira... à faire de nouveaux progrès.

Une session s’est aussi penchée sur la forêt européenne : en croissance (33 % du territoire européen en 1995, 36 % en 2005), son impact sur la capture du Co2 et sur la gestion de l’eau commence à être reconnu (mais pas encore assez chiffré, à mon goût). L’effort demandé par les organismes environnementaux est celui de la biodiversité, d’où des expériences en cours. D’autres groupes de travail sont plus axés sur la recherche, avec même une session "Jeunes chercheurs". De nouveaux débouchés pour la pâte de bois sont en vue. Des usines appelées bioraffineries sont désormais en production : UPM, l’un des grands groupes scandinaves, se définit d'ailleurs à présent comme "The Biofore Company" !

Il est bien évident que la plupart des grandes décisions réglementaires sont prises à Bruxelles : l’équipe du CEPI qui représente les intérêts des papetiers européens participe activement aux travaux en cours. Ses travaux ne sont pas toujours spectaculaires, ni médiatiques, mais le sérieux et le spectaculaire ne sont pas toujours faciles à concilier !

Échos de la planète

La remarquable émission d'Arte, "Le dessous des cartes", montrait récemment une carte des forêts mondiales : on y distinguait les forêts en danger de déforestation des forêts correctement gérées. Le contraste était frappant : les forêts en danger représentent une surface minoritaire soit en gros, la ceinture tropicale du globe (Amérique du Sud, Afrique, Asie) et quelques zones en Sibérie.

Les zones correctement gérées faites de forêts mixtes (zones de loisirs et de cultures, comme le plus souvent en Europe) ou de forêts de loisirs, comme les parcs d’Amérique du Nord sont largement majoritaires : forestiers et papetiers se doivent de préserver ce capital précieux pour la planète.

Cette lettre essaie de vous en faire écho depuis sept ans. Elle garde le cap pour une nouvelle année que je vous souhaite pleine d’efforts et d’espoir.

Contact

Jacques de Rotalier a passé 30 ans dans la commercialisation, en Europe et aux USA, de la quasi-totalité des papiers impression-écriture. Il intervient maintenant comme journaliste dans des revues spécialisées de la chaîne graphique et comme consultant papier (perspectives stratégiques, achat, vente,...).

 
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