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Révision : 17 février 2010
Macbeth à Grenoble INP-Pagora
 
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Une expérimentation a été conduite à Grenoble INP-Pagora par le metteur en scène Pascal Mengelle avec des apprentis-ingénieurs, dans le cadre des Rencontres-i 2009. Ce parcours expérimental avait pour but initial de faire ressentir, puis comprendre les métiers de l’acteur et du metteur en scène. Ces derniers sont-ils si différents de la vie industrielle à laquelle se préparent ces 17 élèves ingénieurs en alternance, en 3e et dernière année d’études ? Mais l’objectif initial peut évoluer car ce qui se joue dans un parcours se découvre souvent à la fin voire après pour chacun des participants, intervenants et observateurs.

Bernard Pineaux (Février 2010)
[Article paru dans la revue Qualitique, n°212, décembre 2009]

Le Labo I-Passeur

   
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  Macbeth par la compagnie La Saillie
Macbeth par
la compagnie La Saillie
     

La logique des parcours proposés lors des Rencontres-i consiste à rendre le spectateur davantage acteur que consommateur. La diversité et la complémentarité des expériences vécues contribuent à affecter le spectateur autrement et sans doute plus durablement.

Cependant, la mémoire de tels parcours reste à construire, afin de partager et transmettre des expériences et leurs enseignements. C’est la mission du Labo I-Passeur.

Afin de travailler plus avant sur la construction de cette mémoire, ce Labo I-Passeur a décidé de mettre en œuvre un tel parcours et d’en tirer une expérience et des enseignements. C’est ainsi que ces rencontres entre des apprentis-ingénieurs de Grenoble INP-Pagora et le metteur en scène Pascal Mengelle de la compagnie La Saillie ont pu avoir lieu.

L’expérience s’est déroulée en trois étapes :

 

 

     La préparation : se rencontrer, imaginer au départ puis vivre ce qui se construit.
  Le déroulement : expérimenter, regarder, partager.
    Le travail de passage : créer la mémoire du parcours.  

Essaimer Macbeth et son processus de création

Déroulement :

    Expérimenter la préparation d’un acteur le jeudi 15 janvier 2009 matin.
  Assister à la représentation de Macbeth le 15 janvier en soirée.
    Partager le vécu de cette première journée le vendredi 16 janvier matin.  
    Comprendre le travail du metteur en scène le vendredi 30 janvier matin.  
    Partager le vécu du parcours global le 30 janvier en fin de matinée.  

Une séance de travail du Labo I-Passeur s’est tenue le 2 février 2009 pour effectuer un bilan de l’expérience et en imaginer une possible "transposition". Ce parcours a été filmé pour en garder une trace brute (sans traitement) de la vidéo et destinée à l’usage exclusif des participants, du metteur en scène et du Labo-I.

Les perspectives et possibilités d’utilisation de cette mémoire sont nombreuses.

    Pour le Labo I-Passeur, elle peut permettre de démontrer la force du parcours afin de dépasser le rôle de simple spectateur et de faire découvrir comment construire un parcours.
  Pour Grenoble INP-Pagora, elle peut être utilisée comme regard critique vis-à-vis de supports à la formation au management des personnes.
    Dans les domaines de la créativité et de l’innovation, elle permet de partager et d’expérimenter des pratiques et leur hybridation.  
    Servir de mémoire des moments forts du processus de la préparation de l’acteur.  
    Servir de base de travail pour analyser comment se dit et se construit ce qui se métamorphose.  
    Permettre un travail sur soi et une méditation dans le cadre du souci de soi, de sa relation aux autres, afin d’être plus profondément disponible à l’instant qui surgit.  
    Effectuer un travail de recherche sur la construction de la mémoire et sa structuration pour penser le futur.  

Le film permet, entre autres, de revenir sur certains de moments forts de ce parcours.

Dans un premier temps, les apprentis-ingénieurs ont expérimenté le travail de l’acteur : apprentissage de techniques d’échauffement du corps et de la voix. Pascal Mengelle leur a appris comment partir de "la page blanche" et montré comment dire le texte à la fois par la voix et l’action.

En assistant ensuite à la représentation de Macbeth, les étudiants ont redécouvert les tirades sur lesquelles ils avaient travaillé dans leur contexte. Ils ont ainsi pris conscience de l’ampleur du travail des acteurs et du metteur en scène. Le lendemain se sont tenues des discussions autour du métier d’acteur : la préparation, la manière pour l’acteur d’"habiter" la maison, etc. Le métier de metteur en scène (ses rôles de référent, de concepteur et d’animateur) et celui de l’ingénieur débutant (expérimentation, pédagogie par l’exemple) ont également été abordés.

Enfin, dans une étape ultime de partage et d’enseignements tirés du parcours, les intervenants et observateurs sont arrivés à un certain nombre de constats. Par exemple, il existe une différence entre être simple spectateur et découvrir le métier en l’expérimentant. Dans un autre registre, le regard de l’autre peut jouer un rôle fondamental dans le fonctionnement. Un autre constat étonnant est de pouvoir toucher le public avec une tirade sans nécessairement en comprendre le sens.

"La seule chose que l’on peut modifier, c’est soi" : cette conclusion formulée par un apprenti-ingénieur suffit, de notre point de vue, à illustrer la force d’un tel parcours. Arriver à un tel constat en quelques heures de parcours (certes espacées de plusieurs jours pour certaines) est remarquable.
Sans l’expérimentation, le changement de perspective, l’écoute de l’autre et le partage, combien d’années aurait-il fallu au même individu pour intégrer un tel apprentissage ?

 
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