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Révision : 11 Septembre 2006
Envie de reprise !
 
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C’est la rentrée, le moment de la remise en route. Après cette longue période des vacances, comment se positionnent les marchés français et européens liés aux industries graphiques en ce début Septembre ?
Voilà une revue de la situation des différents acteurs et quelques tendances pour cette fin d'année.


 

Jacques de Rotalier
(11 septembre 2006)

Du coté des papetiers ...

   
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Les papetiers français ont fait correctement tourner leurs machines jusque fin Juillet, mais le mois d’Août a été très (trop ?) calme. Ils attendent donc avec anxiété ce que va donner la fin d’année, car ils ont besoin de retrouver des marges qui se sont évaporées avec l'envolée:
- du prix de l’énergie
- du prix des transports,
- et des cours de la matière première (pâte à papier) pour ceux qui doivent l’acheter sur le marché.

Les papetiers qui ne fabrique leur pâte sont qualifiés de non-intégrés dans le jargon papetier. Les papeteries intégrées sont donc celles qui fabriquent tout ou partie de la pâte à papier dont elles ont besoin.
Le rétablissement des marges, tant attendu sur ce marché et annoncé de nombreuses fois au cours de cette année, dépendra de l’équilibre entre l'offre et la demande. Cette demande, largement affectée par de nombreux facteurs de changements induits par les nouvelles technologies, risque de ne pas être très flambante, même s’il ne faut pas être exagérément pessimiste.

Du coté du marché des papiers ...

Du côté de l’offre, certains marchés sont en équilibre avec assez peu d’acteurs européens, je pense au marché du papier journal. Du coup les prix ont légèrement augmentés depuis un an. Cela n’empêche pas des rationalisations soient en cours.
Du côté des papiers magazines, les efforts des papetiers visent la réduction de l’offre (voir Corbehem) et, tentent de s'adapter aux évolutions de la demande (transferts du LWC vers le SC). Si ces efforts sont poursuivis, ils devraient porter prochainement leurs fruits, et permettre un rééquilibrage des prix.
Du côté des non couchés, la demande a chuté pour le papier en bobine (marchés du continu). Elle reste faible pour le papier en feuilles, et convenable pour les ramettes. L’équilibre entre l'offre et la demande est convenable en Europe, mais il y a toujours le risque de perturbation en provenance d’Asie ou d’Amérique du Sud. On note tout de même certaines hausses réussies en ramette, depuis le début de l’année.
Du côté des couchés sans bois, le déséquilibre reste très grand : les producteurs paient des investissements non coordonnés faits dans les années 1999//2000 en pleine fin d’euphorie !

Cependant  cet effort de rationalisation réalisé ces derniers mois en Europe n’est probablement pas encore à la hauteur des nécessités !

Du coté du marché des imprimés ...

Le premier vecteur de développement de l’imprimé reste la publicité (magazine et marketing direct).
Les chiffres du marché de la publicité, au cours de ces derniers mois, sont en augmentation (+9,3 %), mais cette augmentation profite avant tout aux nouveaux médias comme Internet et le téléphone portable.
Les magazines et le marketing direct (courriers et catalogues) se développent. Ils restent encore leaders sur leurs créneaux, mais ils perdent régulièrement des parts de marchés.

La question est de savoir jusqu’où cette diminution ira-t-elle ?
Et le manque de réponse à cette question oblige les acteurs graphiques à être prudent dans leurs prévisions. Mais cela les conduit également à avoir de l’audace pour répondre aux défis dus à l'irruption des nouvelles technologies dans le monde de l'imprimerie.

L'autre vecteur de développement de l'imprimé est le document (document d’entreprise, document administratif, document à domicile etc). Là encore, des révolutions sont en cours. Elles sont regroupées sous le terme «dématérialisation».
L’administration française a fixé comme objectif de dématérialiser tous ses documents d’ici 2 ans. On n’en voit pas encore l’impact, car, par sécurité, ces documents sont imprimés à domicile. Mais à terme le marché de la ramette qui profite encore de ce déplacement des documents pourrait en être affecté.

Evoquons pour finir le marché du journal. Les journaux payants français, particulièrement la presse quotidienne nationale (PQN), sont en crise. Ils se retrouvent pris en tenaille entre Internet (encore une fois !) et les gratuits. Il va leur falloir faire une vraie révolution pour améliorer leur qualité éditoriale et graphique, leur distribution, leur fabrication … En effet, une démocratie vivante a besoin de supports de qualité destinés à la réflexion…

Ces 3 exemples montrent combien la révolution actuelle de l’imprimé est profonde. Elle oblige tous les acteurs à repenser leur modèles économiques, plus même, leurs modes de travail. Ma prochaine lettre sera l’occasion de montrer que cet effort est en cours chez certains acteurs de la chaîne graphique.

 

Jacques de Rotalier a passé 30 ans dans la commercialisation en Europe et aux USA, de la quasi-totalité des papiers Impression/Ecriture. Il intervient maintenant comme journaliste dans des revues spécialisées de la chaîne graphique, ainsi que comme consultant papier (perspectives stratégiques, achat, vente, ...).
e-mail : rotajac@noos.fr
 

 
 
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