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Révision : 06 Mars 2006
Conférence Xplor et Salon Global Graphics
 
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Pour la 3e année consécutive, j’ai participé à la 26e "Global Document Exchange" conférence d’Xplor International qui se tenait à Miami Beach (Floride) du 1er au 5 février 2006 en même temps que le salon "Graphics of America Exhibits". Salon qui se tient tous les trois ans et réunit les exposants et les imprimeurs du Sud des Etats Unis et d’Amérique Latine.
Rassembler en même lieu, les professionnels du document et les imprimeurs eut été inconcevable, il y a seulement 2 ans. Mais aujourd’hui, les convergences sont devenues tellement évidentes que cela est perçu comme  presque naturel.
A travers 225 conférences sur le prépresse, le document électronique et imprimé, les journées PDF, XML, JDF, l’association X'Plor continue à jouer son rôle de lieu d’échange et de pédagogie sur les développements du document numérique et imprimé.
 

Jacques de Rotalier
(06 Mars 2006)

A l'avenir une communication plus ciblée

   
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Créer, répartir, diffuser, distribuer ses documents est devenu bien plus qu’un enjeu de communication stratégique dans les administrations, les institutions, les entreprises. Ce qui s’appelle "éditique" devient un vrai enjeu de pouvoir. La technologie numérique y est présente à tous les niveaux : elle réduit les distances, standardise les procédures, accélère les échanges, et change bien des modes de communication, comme on le voit avec Internet.
Les 20 000 visiteurs du Salon l’auront peut être remarqué : le nombre de fabricants de machines d’impression traditionnelle présents à cette exposition se comptait sur les doigts d’une main ! Et la question de l’avenir de l’imprimé se pose donc bien de la même manière sur les 2 rives de l’Atlantique.

Globalement, le média imprimé n’est pas menacé de disparition, mais son développement dans les pays dits riches ne devrait guère dépasser 1 à 2 % par an. Ce faible développement cache de fortes disparités. Tout ce qui est communication de masse indifférenciée est en danger : télé généraliste, catalogue généraliste, publicité non adressée, etc..
L’avenir est donc à la communication mieux ciblée et plus intelligente (espérons le !). Les chiffres de son développement sont évalués entre 5 à 10 % par an, pas forcément en communication supplémentaire, plutôt en substitution d’autres modes de communication.
C’est là où la souplesse, la rapidité, la qualité (couleur), l’efficacité de l’impression numérique donnent toute sa chance au média imprimé du futur. L’impression à la demande et les données variables sont désormais mieux maîtrisées. Un exemple récolté sur place l’illustre bien : la Banque Mondiale vient de passer un appel d’offre pour renouveler son matériel d’impression, cet appel se fait uniquement sur du matériel numérique !

Des évolutions pour le papier...

Chez les papetiers, certains ont parfois eu l’impression qu’il ne se passait plus grand chose ces derniers temps dans le secteur de l'impression numérique. C’était une illusion d’optique. En effet, le numérique n’est pas sur des stratégies de grands volumes, comme lors des précédentes révolutions techniques. Les presses numériques de production les plus performantes consomment entre 100 et 200 tonnes de papier par an, soit 10 à 12 heures de la production d’une machine à papier moderne. Certaines grosses machines hélio ou offset consomment 1 voire 2 trimestres de production d’une machine à papier sur la même période. On n’est pas du tout sur les mêmes échelles ! La visibilité n’est donc pas la même.

Les papetiers doivent donc bien réfléchir à leurs investissements. Et j’ai l’impression que la vague des énormes machines va progressivement diminuer et, que l’on retrouvera un intérêt certain pour des machines de tailles moyennes (3 à 6 m) capables de faire des produits adaptés au besoin spécifiques : suffisamment sophistiqués (multifonctions disent certains), rendant bien la couleur, se transformant bien et étant plus légers pour diminuer les coûts logistiques.

Et la distribution...

Quant aux distributeurs, ils devraient retrouver leur rôle de pivot du service, mais avec un service plus complet que celui proposé actuellement. Les grands distributeurs présents sur le salon de Miami "Graphics of America" offraient bien d'autre chose que du papier, tous les consommables, des solutions prépresse, des produits de maintenance, voire même des machines numériques. Il faut chercher la valeur là où elle est ! La présence quotidienne du distributeur chez son imprimeur est un atout qui doit être valorisé au mieux !
L’idée n’est pas vraiment neuve, elle n’a pas fait recette jusqu’ici en Europe, mais je me demande s’il n’est pas temps d’y réfléchir à nouveau sérieusement.

Conclusion

En conclusion et, au nom d’un "patriotisme économique offensif", je voudrais saluer les sociétés françaises présentes sur ce salon. J’ai nommé Axode, Evolys, Hologramm Industries, MGI, MPI Technogies. Nipson. (Si j’en ai oublié, faites le moi savoir !).
 

Jacques de Rotalier a passé 30 ans dans la commercialisation en Europe et aux USA, de la quasi-totalité des papiers Impression/Ecriture. Il intervient maintenant comme journaliste dans des revues spécialisées de la chaîne graphique, ainsi que comme consultant papier (perspectives stratégiques, achat, vente, ...).
e-mail : rotajac@noos.fr

 
 
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