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Révision : 7 septembre 2017
Bilan du séminaire Post-DRUPA
 

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La première édition du séminaire Post-Drupa s'est déroulée le 3 juin 2004 à l'EFPG et a été un beau succès. Dans une ambiance conviviale, ce séminaire organisé autour d'un programme très dense a rassemblé une quarantaine de personnes. Enseignants de l'EFPG, de l'ESISAR et élèves de l'EFPG, ont à tour de rôle présenté les grandes tendances de la DRUPA 2004 sur les thèmes du prépresse, des procédés d'impression et des nouvelles applications. L'après-midi fut riche en enseignement et en contenu. Ce fut pour tous, une formidable occasion de rencontrer les professionnels et les fournisseurs des secteurs de l'impression et de transformation, mais aussi de revoir les anciens élèves de l'EFPG ainsi que d'apprécier la qualité du travail de veille technologique des élèves de l'EFPG.

Jocelyne ROUIS
(10 Juin 2004)

Première édition réussie

En savoir plus...

Tous les participants ont apprécié l'accueil, l'organisation et le programme proposé. De nombreuses thématiques, en effet, ont été abordées depuis les flux avec l'acteur majeur de la DRUPA : le JDF, jusqu'aux encres sans oublier les procédés d'impression conventionnels et numériques. 13 interventions attendaient les participants. Elles ont permis à tous ceux qui n'avaient pas fait le déplacement à la DRUPA d'avoir une vue globale de cette manifestation. Certains auditeurs venus pour appréhender l'évolution des procédés d'impression ont pu repartir avec de nouvelles idées à mettre en oeuvre dans leur entreprise grâce notamment à la présentation d'applications particulières comme les étiquettes RFID, l'impression du textile par jet d'encre, l'hexachromie dans l'emballage, l'impression des encres conductrices ...

Le programmme

Ce premier séminaire de restitution post-DRUPA à l'EFPG débuta par un discours de bienvenue de Bernard Pineaux, anciennement responsable de la section imprimerie et futur responsable des études à l'EFPG à la rentrée prochaine en remplacement de Robert Catusse. Il profita de cette opportunité pour annoncer officiellement la collaboration entre l'ESISAR et l'EFPG au sein d'un Pôle Impression Numérique "ESISAR - EFPG" et la tenue les 2 et 3 décembre 2004 des premiers "EFPG Days" Imprimerie, séminaire sur deux jours présentant des tutoriels et les derniers résultats de la recherche à l'EFPG au sein de l'équipe STG (Sciences et techniques Graphiques). L'année 2004 correspond également au vingtième anniversaire de la section imprimerie et le 1er décembre 2004 une conférence sur le thème "l'évolution du rôle des ingénieurs IG dans un secteur en constante mutation" sera organisée dans les locaux de l'EFPG en présence de nombreuses personnalités.

Jocelyne Rouis présenta ensuite le bilan chiffré la DRUPA 2004. Cette édition 2004 connut une chute de fréquentation de 8 % par rapport à l'année 2000, mais compte tenu de la situation économique actuelle, recevoir 394 000 visiteurs de 122 pays fut très honorable pour cette édition 2004. Elle enchaîna ensuite sur l'exposé des grandes tendances de cette manifestation. La seconde partie de l'intervention s'attacha à replacer l'impression numérique (électrophotographie et jet d'encre) du point de vue de son évolution, des marchés et surtout du positionnement des grands acteurs de ce secteur. En effet, les travaux de recherche particulièrement orientés sur les toners ont permis à l'électrophotographie de progresser fortement sur le thème de la qualité d'impression pour arriver au plus près de la "qualité offset" la référence en la matière actuellement. Du côté des technologies jet d'encre, les vitesses sont en augmentation régulière avec des qualités d'impression très correctes. Le grand format continue sa progression sur des marchés particuliers de l'impression et commence aujourd'hui à déstabiliser certains des marchés de la sérigraphie.

Ce programme continua ensuite avec des présentations plus techniques organisées autour de trois sessions : la première relative au prépresse, la deuxième aux  nouvelles applications et la dernière traitant des procédés d'impression conventionnels et numériques.

1 - Session : Prépresse

Cette première session a débuté par un exposé de Damien Boilley et Olivier Passalacqua (élèves ingénieurs de l'IGN en 3e année à l'EFPG - étude de veille technologique) sur le sujet phare de la DRUPA 2004 : L'intégration du JDF. Après avoir défini le contexte actuel des problématiques relatives à la gestion des flux de données dans les imprimeries, ils concluait leur intervention par le besoin d'avoir dans les industries graphiques un format d'échange de données standardisé et universel. Ce format s'appelle le JDF (Job Définition Format).

Lionel Chagas continua sur le thème de L'intégration du JDF en présentant sa situation actuelle dans les flux. Tous les fournisseurs des industries graphiques (Adobe, Agfa, ArtWork system, Créo, Dalim, EFI, Heidelberg, OneVision, Xerox, etc) intègrent aujourd'hui le JDF. Deux exemples de flux JDF étaient en fonctionnement à la DRUPA. Le premier sur le stand du Groupe NPG. Ce flux gérait toutes les étapes nécessaires à la réalisation d'un journal de 8 pages A4 chaque jour, le "NPG Daily News". Le second exemple était présenté par Print Works.

Cette session se poursuivit par la présentation de Pauline Bonnef et Virginie Gareton (élèves ingéneiurs de 2e année de l'EFPG - étude de veille technologique) sur le thème de L'impression de l'emballage, Hexachromie et au-delà. L'hexachromie trouve son application principale dans le domaine de l'emballage. En effet, du fait de l'élargissement de l'espace colorimétrique, les emballages imprimé en hexachromie deviennent plus séduisants vis à vis des consommateurs. L'hexachromie date de 1994, elle a été lancée par Pantone. Depuis d'autres procédés à six couleurs sont apparus (Indichrome, Faux Hexachrome). Il existe également des procédés à plus de six couleurs comme Opaltone, Krysalid, ou dans le jet d'encre. Pourtant l'hexachromie reste peu développée en France 2 à 3 % par rapport aux Etats-Unis où ce procédé représente 30 % de l'impression dans l'emballage.

Le dernier exposé de cette session portait sur une innovation majeure présentée à la DRUPA 2004, La gravure directe des plaques flexographiques. Cet exposé fut présenté par Antoine Berthet et Alexandre Oudin (élèves ingénieurs de 2e année de l'EFPG - étude de veille technologique). Après avoir rappelé le principe du procédé d'impression flexographique, les technologies de gravure numériques ont été listées : gravure laser directe des plaques caoutchouc (élastomère), gravure laser des plaques photopolymères avec masque noir de carbone et la gravure avec développement thermique. Puis les avantages de la gravure directe des plaques polymères ont été mis en évidence avant de présenter un état des lieux côté fabricants. Seul BASF offre une solution présentée de gravure en fonctionnement à la DRUPA 2004 avec "la plaque nyloflex infinity".

2 - Session : Nouvelles Applications

La 2e session a laissé une grande place aux encres. Anne Blayo débuta par une présentation mettant en avant la Technologie UV pour les encres et les vernis. Cette technologie connaît aujourd'hui un essor important en flexographie petite laize et dans des secteurs émergents comme le jet d'encre. En effet, les avantages de la technologie UV sont nombreux : séchage immédiat (moins de 1 seconde) permettant un accroissement de la productivité et ouvrant la possibilité de réaliser le façonnage en ligne, pas de solvant donc pas d'émission de COV, faible consommation d'énergie, faible encombrement, degré de réticulation élevé d'où un brillant excellent et une meilleure résistance à l'abrasion et aux rayures. En contrepartie quelques inconvénients sont à signaler comme un coût plus élevé pour les encres, vernis, un coût d'installation et des précautions à mettre en oeuvre pour les manipulations. La technique est aujourd'hui applicable à l'offset, à la flexographie, à la sérigraphie et au jet d'encre (en particulier pour les très grands formats).

Cette présentation fut suivie par un exposé de Amandine Bogenez et Sophie Lieber (élèves ingénieurs de 2e année de l'EFPG) sur Les encres conductrices (sujet traité en veille technologique). Ce sont de nouvelles encres qui contiennent soit des particules métalliques telles que argent, cuivre, or ou carbone avec une conductivité de l'ordre de 104 S/cm, soit des polymères comme les polyanilline, polypyrrole, polythiophène avec une conductivité de 1 à 100 S/cm. Les procédés d'impression utilisant ces encres sont la sérigraphie, l'offset et le jet d'encre. Les fabricants de ces encres encore peu nombreux regroupent Precisia (filiale de Flint Ink), Parelec et Sicpa. Deux grands secteurs d'applications sont visés par ces nouvelles encres : les étiquettes RFID d'une part et le domaine de l'électronique avec les circuits imprimés, les diodes électroluminescentes organique (OLED), les membranes switches et les composants électroniques organiques.

Les étiquettes RFID présentées par Bernard Pineaux en l'absence de Sarah Cavel et Claire Millet (élèves ingénieurs de 2e année de l'EFPG - étude de veille technologique) faisaient l'objet de l'exposé suivant. Ces étiquettes représentent un enjeu majeur et pourraient à terme venir concurrencer les codes barres. Une étiquette RFID est composée d'une puce ayant la taille d'un point et d'une antenne bobinée ou imprimée. Grâce aux encres conductrices, il est possible d'imprimer les transpondeurs par sérigraphie mais aussi en offset et en jet d'encre (procédés actuellement en développement). Les applications de ces étiquettes RFID sont nombreuses : traçabilité des produits, télépéage, carte à puce et bien d'autres ...

Le sujet sur l'impression du textile par jet d'encre présenté par Thibault Delauné et une élève-ingénieur (élèves de 2e année de l'EFPG - étude de veille technologique) venait conclure cette session. Le textile est imprimé de façon classique en utilisant le procédé sérigraphique. Si ce procédé présente l'avantage de garantir une épaisseur d'encre élevée, il véhicule des inconvenients majeurs dans un contexte où la protection de l'environnement prend une part non négligeable. La qualité d'impression reste moyenne, le séchage est assez long, et la réalisation des écrans occasionne une manipulation de solvant. C'est pourquoi l'impression jet d'encre du textile commence à prendre quelques parts de marché. Au-delà de la personnalisation des imprimés, elle ne génère que peu de pollution. Cependant cette technologie, du fait d'une vitesse d'impression encore relativement lente, se cantonne uniquement à des petites séries.

3 - Session : Procédés conventionnels et numériques

La session sur les procédés débuta par une présentation de Robert Catusse sur sa perception des Principales tendances en Offset. La DRUPA 2004 fut l'occasion de voir des évolutions mais pas de révolution. Les petits formats pour les presses sont en perte de vitesse et la concurrence de l'impression numérique commence à se faire ressentir. Du côté des presses grandes laizes plusieurs points sont à mettre en évidence : plus de polyvalence (support papier ou carton), moins de gâche, mise en oeuvre plus rapide et surtout augmentation du nombre de groupes (8, 10 ou 12). Un autre facteur est à signaler, une tendance marquée vers des encrages plus courts avec des cylindres de plus grand diamètre dans les presses feuilles à feuilles.

Puis Bernard Pineaux aborda l'amélioration des solutions de mouillage en détaillant les offres proposées à la DRUPA. Ces solutions de mouillage se retrouvent aujourd'hui dans un contexte marqué par l'arrivée de presses toujours plus rapides et une prise de conscience forte sur le thème de la protection de l'environnement. Tous ces facteurs induisent de nouvelles exigences : quantité moindre, amélioration des propriétés tensio-actives, réduction de la teneur en composés organiques volatils, réduction et traitement des effluents.

Cette session continua sur le thème des procédés d'impression numérique. Eliane Rousset présenta Les nouvelles presses électrophotographiques leaders sur ce marché : la série des presses HP Indigo, la Nexpress 2100 de Kodak, l'IGen3 de Xerox, les presses de Xeikon qui revient sur ce marché. Toutes ces presses correspondent à des machines de deuxième ou de troisième génération.  Les évolutions, particulières et spécifiques à chacun des fabricants, ont permis de faire progresser de manière significative la qualité de l'impression numérique issue de  l'électrophotographique, d'augmenter les vitesses de production et de diversifier les supports.

 

Dans cette dernière partie, Patrice Giraud s'attacha à décrire toutes Les nouveautés des technologies jet d'encre présentées à la DRUPA 2004. Les grandes tendances montrent que les têtes piézo-électriques sont en pleine expansion avec des fabricants comme Spectra (M Class), Xaar (Omnidot) et Toshiba. Du côté des machines, on s'oriente vers un développement : des traceurs avec des sociétés comme Mutoh-Roland et Mimaki, des imprimantes très grands formats à plat avec Lüscher, Gandi mais aussi Scitex Vision (CorJet) et Inca associé à Sun Chemicals (FastJet), ces deux dernières machines étant dédié au carton ondulé. Il faut noter également une grande percée de la gestion de données variables sur des machines jet d'encre alliant vitesse et qualité avec des presses comme la Dotrix de Agfa ou la Versamark de Kodak Versamark.

 
 
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