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Vous êtes ici : Accueil > Technique > Mémoires > Le marquage anti-contrefaçon Révision : 30 Août 2006  
Le marquage anti-contrefaçon
 
            Cécile DYBEK et Romain LESCHES

Élèves Ingénieurs 2e année
Mai 2006
Mis en ligne en Août 2006
 

       
     
  Plan  
I - Introduction
II - La contrefaçon, une dangereuse réalité
III - Le marquage anti-contrefaçon, une arme ...
IV - Analyse économique
V - Analyse stratégique
VI - Conclusion
VII - Bibliographie et Webographie
     
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I - Introduction
Plan 

   
  Voir aussi

La contrefaçon ou les contrefaçons de tout sont le véritable fléau économique du 21e siècle. Longtemps cantonnée aux produits de luxe, la contrefaçon s'attaque aujourd'hui à  tous les secteurs industriels et enregistre une montée en puissance inquiétante. Pour faire face à ce fléau, les entreprises doivent intégrer dans leur stratégie, la protection de leurs créations et la lutte contre la contrefaçon en utilisant entre autres des systèmes de marquage anti-contrefaçon.

De nombreux systèmes d'authentification des produits ont été développés à ce jour mais dans le cadre de cette étude seuls les procédés anti-contrefaçon relevant du domaine de l’imprimerie seront étudiés. Un état de l'art des procédés existants sera dressé auquel s'joutera les procédés actuellement en cours de développement. Plusieurs critères ont été retenus comme point de comparaison entre ces procédés : efficacité, coût de mise en œuvre, secteur ciblé… Enfin, leurs perspectives de développement éventuelles seront analysées.

II - La contrefaçon, une dangereuse réalité
Plan 

II-1 - Définition de la contrefaçon et contexte

La contrefaçon est l’imitation ou la reproduction frauduleuse (sans l'autorisation de son auteur) d'une œuvre originale.

Elle est devenue un fléau mondial, en quelques années. En effet, la mondialisation des échanges accroît sans cesse son développement. Elle est anisi passée du stade artisanal et régional à un phénomène industriel et planétaire. Par ailleurs, elle ne se limite plus comme par le passé aux produits de luxe, tous les produits de marque pour le grand public sont désormais concernés.

La contrefaçon et la piraterie ont malheureusement un impact économique majeur sur nos sociétés. Elles engendrent des pertes importantes pour les industriels de produits de marque.
En terme de marché, la contrefaçon représente actuellement ...

Il est donc devenu primordial pour les gouvernements et les entreprises de lutter efficacement contre ce phénomène. Le CNAC (Comité National Anti-Contrefaçon) a d’ailleurs récemment lancé une campagne publicitaire de prévention pour sensibiliser le grand public aux dangers de la contrefaçon. En plus d’empêcher la reproduction, les nouveaux procédés anti-contrefaçon permettent aussi de contrôler la provenance du produit pour une meilleure traçabilité.

II-2 - Les secteurs industriels victimes de la contrefaçon

Lorsque l’on parle des produits touchés par la contrefaçon, on pense d’abord aux produits de luxe. On sait par exemple que la production de montres contrefaites atteint 40 millions de pièces et que l'on peut acheter en toute liberté des cartons entiers de sceaux de garantie provenant de grandes manufactures suisses. Ceci engendre des pertes pouvant aller jusqu’au quart du chiffre d’affaire pour les entreprises concernées.

Mais les produits de luxe ne sont pas les seuls produits à être touchés par la contrefaçon. Ils ne correspondent aujourd'hui qu'à 10% du total des produits contrefaits. Les billets de banque, les passeports, les timbres sont également victime de la contrefaçon. Même les boissons et les aliments sont aujourd'hui contrefaits et malheureusement ce secteur est en constante augmentation. La saisie de ce type de produits contrefaits a doublé entre 2003 et 2004.

Plus grave, les produits pharmaceutiques sont aussi victimes de la contrefaçon : 7% des médicaments vendus dans le monde sont contrefaits, ce qui représente une valeur marchande de 30 milliards d’euros. Le phénomène touche aussi bien les pays industrialisés que les pays en voie de développement. cela représente un réel danger. La lutte contre la contrefaçon repose dans ce cas sur un enjeu sanitaire, puisque le phénomène est susceptible de mettre en danger la vie des hommes. Selon l’OMS « l’utilisation régulière de médicaments de qualité inférieure ou contrefaits entraîne un échec thérapeutique ou favorise l’apparition d’une résistance ; mais, dans bien des cas, elle peut être mortelle ». C'est pourquoi un organisme comme la Food and Drug Administration a publié en 2004 un rapport qui indique qu'en 2007, la totalité des emballages pharmaceutiques devra être traçable et authentifiable. Des directives qui favorisent le développement du marquage anti-contrefaçon.

On pourrait encore citer quelques produits tels que les pièces détachées pour voiture par exemple, les vêtements ou les accessoires de mode. On comprend donc que les dommages causés par la contrefaçon sont très importants et qu'au delà des pertes financières ils peuvent aussi représenter un risque sérieux pour la santé des consommateurs.

 

III - Le marquage anti-contrefaçon, une arme contre ce fléau
Plan 

Devant ce fléau, seule la technologie est en mesure de fournir des outils permettant de résoudre le double problème de la reconnaissance des produits originaux et celui de la détection des contrefaçons. Ce chapitre présente une description de quelques uns des systèmes de lutte contre la contrefaçon. Cependant dans le contexte de ce travail de veille technologique, l'étude a été restreinte aux procédés liés au domaine de l’imprimerie. Il existe également des systèmes anti-contrefaçon en papeterie et en transformation mais ils n'ont pas été abordés au cours de ce travail.

III-1 - Les codes à barres

Les codes à barres  (bar code) ont été les précurseurs des moyens de traçabilité. Ils utilisent divers protocoles de codification ou de symbolisme, qui diffèrent en fonction des contraintes d'utilisation ou de normalisation. Ce sont les premiers codes à avoir été imprimés sur des emballages ou sur des étiquettes de produits. En effet, ces codes contiennent des informations sur le produit (lieu de fabrication, date…).

Un code à barres non répertorié dans la base de données du revendeur est la preuve qu’on a à faire à une contrefaçon.
Les codes à barres sont composés d’une succession de barres et d’espaces qui, de façon structurée, représentent une chaîne de caractères qui peuvent être alphanumériques ou des codes de contrôle. Il existe 2 types de codes à barres : les codes à barres linéaires et les codes à barres bidimensionnels.

1. Les codes à barres linéaires

    code à barres EAN  
  Code à barres EAN (EFPG)  

Les premier et dernier caractères sont toujours les mêmes. Ils servent à signaler au lecteur le début et la fin du code. Grâce à eux, le code à barres peut être lu de gauche à droite ou de droite à gauche.

L’agencement des barres et des espaces contenu entre les caractères de début et de fin compose l’information encodée. La lecture se fait dans son entier ou ne se fait pas, on ne peut pas avoir d’information erronée due à une lecture partielle.
Au dessous du code se trouve une représentation lisible de l’information. Elle permet à l’opérateur d’enregistrer cette information au clavier en cas d’endommagement du code à barres.

2. Les codes à barres bidimentionnels

              Code à barres Datamatrix  
  Code à barres 2D (EFPG)  

La quantité d’informations que peut contenir un code à barres linéaire est limitée à 15 bytes.
Les codes à barres 2D (pour 2 dimensions) peuvent, eux, contenir jusqu’à 3000 bytes d’informations réparties sur une surface plus petite que les codes à barres linéaires et peuvent être lus dans tous les sens (notion de 2D).
On compte parmi les codes à barres 2D les plus utilisés : Le PDF 417 ainsi que le DATAMATRIX.
Un des grands avantages du code 2D est que l’information relative au produit peut être entièrement intégrée dans la codification.
Le code est indépendant de toute autre source d’information. Cela a pour effet d’améliorer la traçabilité puisqu’on peut ajouter la date de fabrication, le numéro de lot ainsi que diverses informations.

De plus, l’information contenue est fiable car il est impossible de récupérer l’information en cas d’endommagement du code.
Ce code est utilisé dans l'industrie électronique pour marquer les circuits imprimés et les circuits intégrés.

3. Comparaison des propriétés des codes à barres

Le tableau suivant présente la comparaison des principales caractéristiques techniques de ces deux types de codes à barres.

Caractéristiques Codes à barres linéaires Codes à barres 2D
Capacité
(nb de caractères)
1 à 40 5 à 3 000
Prix (HT) 0,01 à 2 0,01 à 2 €
Avantages

Langage universel
Génération simple
Faible coût de génération

Capacité importante
Contraste nécessaire : 20%
Génération simple
Faible coût de génération

Inconvénients

Etiquette non réinscriptible
Capacité limitée
Contraste nécessaire : 76%
Lecture impossible à l’œil nu 

Etiquette non réinscriptible
Lecteur décodeur spécifique
Lecture impossible à l’œil nu

Tableau 1 : Comparaison des caractéristiques principales des codes à barres linéaires et 2D

 

III-2 - Les étiquettes RFID

    Antenne RFID  
  Antenne RFID  

Les étiquettes RFID (Radio Frequency Identification) utilisent des signaux de fréquence radio pour transmettre ou recevoir des informations. Comme les codes à barres, elles fournissent une identification rapide du produit. L’étiquette RFID se compose d’une puce électronique et d’une antenne bobinée ou imprimée. La taille de la puce est celle d’un point. L’antenne, souvent composée de cuivre est déposée sur l’étiquette par un système de vibrations (ultrasons). On peut aussi utiliser des encres conductrices à base d’argent ou de polymères conducteurs.

Le principe de fonctionnement est le suivant. L’étiquette est activée par un signal radio de fréquence variable que le lecteur, fixe ou mobile, émet. L’étiquette transmet un signal radio en retour que le lecteur transforme en code binaire. Un dialogue s’établit permettant l’échange d’informations.

    Signal RFID  
  Signal RFID (EFPG)  

Il existe 2 types d’étiquettes RFID : les étiquettes passives et les étiquettes actives.

1. Les étiquettes RFID passives

Ces étiquettes fonctionnent en lecture seule comme les codes à barres. Fournies vierges, l’utilisateur y inscrit les informations utiles du produit. Ces informations une fois enregistrées ne seront pas modifiables par la suite. Certaines étiquettes plus sophistiquées disposent de capteurs capables, par exemple, d’identifier les variations de l’environnement comme la température (produits surgelés). Les étiquettes passives ont une durée de vie presque illimitée et un coût relativement faible. Elles ont une capacité de 32 à 128 bits.

Les étiquettes passives les plus utilisées actuellement sont les EPC (Code Produit Electronique). Elles permettent d’identifier individuellement chaque article.

2. Les étiquettes RFID actives :

Contrairement aux étiquettes passives, les étiquettes RFID actives permettent autant la lecture que l’écriture de données. Leur capacité de stockage peut aller jusqu’à 10 Kbits. Fournies vierges elles aussi, les informations pourront être effacées, modifiées et lues entre 500 000 et 1 million de fois.
Cependant, leur durée de vie est limitée à 10 ans.

III-3 - Le Cryptoglyph (crypto = chiffrement, glyph = marques)

Contrairement aux procédés anti-contrefaçon classiques, le Cryptoglyph est un procédé invisible. Sa reproduction en est donc plus difficile.
Les marques invisibles déposées sont constituées d’une multitude de micro-points imprimés en noir et blanc ou en couleur à l’aide d’encres standard.

Introduits dans la phase prépresse, lors du dessin de l’emballage, les micro-points se confondent avec les imperfections du papier. Ils sont invisibles à l’œil nu et difficilement repérables à la loupe. En plus de leur invisibilité, les micro-points sont codés à l’aide d’une clé de chiffrement de 128 bits. On peut donc y caché des informations pertinente sur le produit : zone d’exportation, date de fabrication, …

    papier avec cryptoglyph   papier sans cryptoglyph  
  Agrandissement d'une surface de papier avec (with) 
et sans (without) impression de marques Cryptoglyph 
(1 division = 0.05 mm) (Source : AlpVision)
 

 

De plus, le Cryptoglyph ne peut pas être détruit par des modifications locales. La détection des micro-points peut être faite sur le lieu de vente grâce à un scanner. Les informations sont ensuite analysées par un logiciel spécifique sur un ordinateur qui les envoie à un centre unique de vérification sécurisé.
L'utilisation de Cryptoglyph n’implique aucune modification du dessin de l’emballage.

 

    cryptoglyph  
  Description de la technologie anti-contrefaçon Cryptoglyph
(Source : AlpVision)
 

III-4 - Les hologrammes

Les images holographiques sont destinées à la protection des documents de sécurité, elles ont prouvées leur efficacité depuis le début des années 80. Elles ont d’abord été utilisées pour protéger les cartes de crédit. Depuis, plusieurs types d’images diffractantes ont été développées et sont disponibles sur le marché. Les hologrammes sont bien adaptés aux besoins de sécurité que sont la reconnaissance immédiate et facile, la brillance et le haut niveau de résistance à la contrefaçon.

Tous les hologrammes présentent une image immédiatement identifiable à l'oeil nu, ayant la propriété de diffracter la lumière selon les couleurs de l'arc-en-ciel. En effet, les couleurs changent selon l’angle d’orientation et c’est cette caractéristique essentielle qui empêche la copie ou l’imitation des images par les procédés d'impression traditionnels ou de PAO. Les atouts majeurs des hologrammes reposent donc sur  leur aspect esthétique et leur contribution à la valorisation de l'image du produit mais aussi sur leur niveau de sécurité. Les technologies complexes mises en jeu dans la création et la fabrication des hologrammes en font des éléments très résistants à la contrefaçon. Pour réussir les dupliquer, il est nécessaire de posséder des technologies adaptées ce qui représente un investissement très important.
Mais d’autres facteurs contribuent aussi à leur popularité. Les hologrammes s'appliquent facilement et de façon industrielle sur des supports très variés. Leur vérification est relativement aisée et leur coût peu élevé --entre quelques centimes d'Euro et un peu plus d'1 Euro selon leur dimension et leur complexité.

Par ailleurs, il est possible d’incorporer une grande variété d’éléments de sécurité pouvant être visibles ou cachés. Visibles, car les images peuvent facilement être identifiées à l’œil nu, permettant ainsi une authentification immédiate. Cachés, car ces images doivent contenir des caractéristiques ou des micro textes ne pouvant être lus qu’au moyen de lecteur spécifique. Les éléments incorporés sont de diverses natures : codes à barres, numérotage, impression, démétallisation,… Chaque application aura ainsi ses propres propriétés de sécurité.

Il existe deux types d'hologrammes :

Pour produire un hologramme estampé, il faut tout d’abord réaliser l’origination de l’hologramme.
L’origination d’un hologramme consiste à enregistrer un objet sur une plaque photosensible éclairée par un laser. Une interface produite par les 2 faisceaux est alors enregistrée. Les étapes qui suivent sont :

Mais il est aussi possible d’enregistrer une information digitale en provenance d’un ordinateur au lieu d’un objet solide. C’est l’hologramme digital. On peut alors représenter un visage en 3D, des scènes réelles, des images issues d’un ordinateur… Les images en réseau sont quant à elles différentes  par leur méthode de gravure, la résolution de l’image résultante, leur brillance et leur possibilité d’animation.

III-5 - Les microtaggants

Les microtaggants sont une technologie microscopique destinée à la lutte anti-contrefaçon et à la traçabilité. Le principe est la superposition de multiples couches colorées représentant un code numérique. Il est possible d’incorporer les microtaggants dans le support imprimé et ou dans l’encre. Ce système extrêmement simple est un moyen efficace pour identifier et authentifier un produit.

Afin d’assurer la sécurité, chaque code est unique, certifié et enregistré dans la base de données du fabricant de cette technologie. On peut ainsi produire environ 37 millions de codes différents. L’ajout de particules fluorescentes, magnétiques ou d’autres composants augmente les possibilités.

La taille des particules peut varier de 20 μm à 1 mm selon l’application à laquelle est destiné le microtaggants. En plus des microtaggants standard, il existe 3 types de microtaggants plus élaborés :

Un niveau de sécurité supplémentaire peut être ajouté avec la reconnaissance de la trame. Tous ces éléments forment les "empreintes digitales" du produit qui ne peuvent être dupliquées. Les avantages des microtaggants sont :

III-6 - Les encres spéciales

Les encres sont aussi un procédé anti-contrefaçon à part entière. Il y a d’ailleurs plusieurs types d’encres qui ont chacune leurs spécificités. Le fait de combiner plusieurs de ces encres rend la contrefaçon plus difficile. Les différents types d’encres utilisés sont les encres UV, les encres infrarouges, les encres magnétisables et les encres OVI (Optical Variable Ink).

1. Les encres UV

Le domaine des encres UV comporte plusieurs sous-catégories. Tout d’abord, il y a les encres UV monochromatiques qui, à l’œil nu, ne se différencient pas des encres standard. Mais sous l’action d’un rayonnement UV à 350 nm, ces encres deviennent fluorescentes tout en gardant leur propre couleur.
On distingue ensuite les encres UV varichromatiques qui sont identiques aux encres UV monochromatiques mais qui changent de couleur sous l’action d’UV (350 nm).
Les encres UV "blanches" monochromatiques sont des encres dont la teinte perçue est blanche transparente, légèrement brillante. Là encore, sous l’action des UV, ces encres deviennent jaunes ou vertes fluorescentes. Il existe aussi des encres UV "blanches" polyspectrales qui sont identiques aux encres précédentes. Mais sous l’action d’UV à 250 ou 350 nm au travers d’un filtre spécial, ces encres apparaissent rouge fluorescent et apparaissent vert-jaune.
Les faussaires peuvent se procurer facilement des encres UV monochromatiques et UV "blanches" monospectrales, alors que ce n’est pas le cas des encres UV varichromatiques et UV "blanches" polyspectrales. Il est de plus impossible de reproduire, avec d’autres procédés anti-contrefaçon, les effets de ces encres.

2. Les encres infrarouges

Les encres IR peuvent être opaques ou transparentes et ne présentent à l’œil nu aucune différence avec les encres standard.
Ces encres sont rarement utilisées par les faussaires car elles sont onéreuses et il est difficile de se les procurer. Néanmoins, il faut être vigilant car si elles sont couramment utilisées dans le futur, elles seront accessibles aux faussaires.

3. Les encres magnétisables

Il s’agit d’encres contenant des particules métalliques couramment utilisées dans l’imprimerie. De nombreux billets de banques possèdent ce type de protection.

4. Les encres OVI

Ce sont des encres optiquement variable. Elles changent de couleur selon l’inclinaison du support (bleu/vert pour les billets français, vert/noir pour les nouveaux billets américains). Elles ont récemment été mise sur le marché par SICPA. Leur coût est plutôt élevé.
Mais la parade des faussaires consiste à les imiter avec des encres émaillées.

III-7 - Les effets d'impression

Ils existent plusieurs effets d’impression qui ont pour but de contrecarrer les contrefacteurs. On peut trouver parmi ces effets : les images latentes et fonds de sécurité, les microimpressions et les effets de transvision.

1. Les images latentes et fonds de sécurité

Ce sont des impressions réalisées dans un dégradé de couleurs ou tramées de manière différente du dessin principal. Ce procédé est destiné à rendre difficilement scannable le produit.

    Image latente et fonds de sécurité vrai   Image latente et fonds de sécurité faux  
                    Vrai                                                     Faux
                (source : Société Européenne d'équipements bancaires)
 

2. Les microimpressions

Ce sont des lettres, des mots ou des phrases difficilement visibles à l’œil nu. La reproduction est extrêmement difficile car elle nécessite des moyens d’impression très bien réglés et des scanners hauts de gamme.

    Micro impressions  
  Micro impressions
(source :
Société Européenne
d'équipements bancaires)
 

3. L’effet de transvision

Il consiste à imprimer une partie d’un dessin, d’un logo sur le recto et l’autre partie sur le verso. Ensuite, l’examen en transparence de l’imprimé restitue le dessin en intégralité sans aucun décalage ni dans son contour ni dans ses couleurs.

    Effets de la transvision  
  Effet de transvision
(source : Société Européenne
d'équipements bancaires)
 

 

IV - Analyse du contexte concurrentiel et commercial
Plan

IV-1 - Les domaines d'application

Les domaines d’application de ces différentes techniques se répartissent principalement sur 2 secteurs : la grande distribution (emballages, palettes,…) et le marché du fiduciaire (billets, cartes de crédit, cartes d’identité, timbre, passeports,…).

1. La grande distribution

Les besoins de ce marché se situent principalement au niveau de la traçabilité. C’est l’historique du produit qui déterminera si on a à faire à une contrefaçon ou non.
Le procédé anti-contrefaçon le plus utilisé pour ce secteur est incontestablement le code à barres. Ses atouts sont sa simplicité d’utilisation et son faible coût de production. Cependant, le nombre d’informations contenues les codes à barres est limité. Les codes à barres sont aussi utilisés dans les transports et la logistique (cartons, palettes, conteneurs).
Les étiquettes RFID sont aussi un procédé employé dans la grande distribution. On les retrouve notamment sur les CD et DVD, sur les cartes à puce sans contact, sur les systèmes de contrôle d’accès de parking,… On peut dissimuler les étiquettes dans les emballages ce qui rend très difficile la falsification et le vol.
Le Cryptoglyph lui aussi peut être utilisé pour marquer les produits de la grande distribution. Il est principalement destiné aux emballages primaires et secondaires mais peut aussi se retrouver sur les notices des médicaments. Les producteurs qui l’utilisent font partie des 100 plus grandes entreprises mondiales. Des millions de produits sont aujourd’hui équipés de cette technologie.

2. Le marché fiduciaire

En ce qui concerne ce marché, le but des procédés anti-contrefaçon est d’empêcher la reproduction des produits. La traçabilité est secondaire. Plusieurs procédés sont combinés afin d’augmenter le nombre de sécurités d’un même produit.

Les hologrammes sont assez répandus, que ce soit sur les cartes de crédit ou les passeports. En plus de leur esthétique certaine, ils peuvent être personnalisés selon l’application à laquelle ils sont destinés.

Les encres spéciales, les microimpressions et les microtaggants sont aussi des procédés couramment utilisés. On le retrouve sur les billets de banques, les timbres et autres documents tels que les passeports.

Le Cryptoglyph, en plus de ses applications au niveau de la grande distribution, est aussi employé dans la protection des documents d’identité, des billets de banque, des chèques…

Par exemple pour la nouvelle carte d’identité qui est en projet en France (nom du projet INES), plusieurs systèmes de sécurité seront combinés.

Le marché ainsi divisé en 2 parties permet de limiter la concurrence entre les différents procédés anti-contrefaçon.
Le Cryptoglyph est un des seuls procédés (avec les hologrammes) qui est destiné à la fois à la grande distribution et au marché fiduciaire.
Le fait que ce procédé soit invisible y est pour beaucoup

IV-2 - Les procédés de fabrication

Les microtaggants correspondent à une superposition de couches d’encres UV qui code un certain nombre d’informations. Le procédé de fabrication est soit la flexographie, soit la sérigraphie. Le Cryptoglyph ne nécessite aucun équipement d’impression particulier. Les procédés couramment utilisés sont l’offset, l’héliogravure, la flexographie, l’impression laser ou jet d’encre. L’encre utilisée n’est pas non plus une encre spéciale.

L’impression des étiquettes RFID est faite avec des encres contenant des particules métalliques ou des polymères conducteurs. Ces encres, dites conductrices, sont compatibles avec le procédé offset, la sérigraphie et le jet d’encre. La sérigraphie et l’offset permettent une bonne vitesse de production ainsi qu’une haute finesse d’impression. Le jet d’encre, quant à lui, ne produit que des imprimés de faible conductivité. En effet, ils ne permettent pas d’obtenir une épaisseur suffisante d’encre déposée, paramètre influent sur la conductivité. De plus, le jet d’encre n’est utilisé qu’avec des encres à base de polymères conducteurs qui ont une conductivité plus faible que celles des particules métalliques.

IV-3 - Comparaison des différents procédés

Les paramètres les plus importants pour pouvoir comparer les différents systèmes anti-contrefaçon sont :

C’est ce que nous avons essayé de répertorier dans les tableaux suivants.

1. La grande distribution

  Codes à barres Etiquettes RFID Cryptoglyph
Coût 0,01 à 2
Lecteur : de 100 à 10 000 €
0,5 à 20
Antenne, décodeur :
 de 100 à 10 000 €
5 à 10
 
Efficacité Faible Bonne Excellente
Nb d'informations de 1 à 3 000 Octects Qqs Koctects -
Avantages Langage universel
Simplicité
Réinscriptible
Lecture sans contact
Invisible
Pas de conséquences sur la lecture,
si endommagement
Emballage non dénaturé
Simplicité de contrôle
Inconvénients Etiquette non réinscriptible
Code impérativement visible
Visibilité étiquette
non indispensable
Peu connu
Tableau 2 : Comparaison des procédés anti-contrefaçon dans la grande distribution

 

2. Le marché fiduciaire

  Hologramme Encres spéciales Effet d'impression Microtaggants
Efficacité Difficile à contrefaire
Coût des machines limite
la contrefaçon
Dépend des encres
Bonne,
si encres combinées
Bonne car nécessite des
scanners haut de gamme
pour reproduction
Haut niveau de sécurité
Avantages Esthétisme
Personnalisation
Reconnaissance immédiate
Combinaison de
plusieurs encres
Appareils de détection
abordables
Reconnaissance à l'oeil nu
Procédé simple
Simplicité
Unicité et
certification du code
Faible coût des appareils
de lecture
Inconvénients Coût élevé  Coût élevé
de certaines encres
Zones à contrefaire
facilement identifiables
Pas d'inconvénients majeurs
Tableau 3 : Comparaison des procédés anti-contrefaçon sur le marché fiduciaire

 

Selon la société AlpVision, on peut classer ces différents procédés selon deux critères (coût et efficacité) de la façon suivante :

    cryptoglyph comparatif des différents procédés anti-contrefaçon  
  Comparatif des niveaux de sécurité et du coût de déploiement 
(incluant les coûts de détection, de différents procédés visibles et invisibles)
(Schéma Source : AlpVision)
 

 

D’après tous les éléments recueillis pour cette étude, ce schéma (proposé par la société AlpVision) concorde bien avec les recherches que nous avons effectuées. Comme nous l’avons vu, les domaines d’applications de ces technologies sont vastes.
Mais quel que soit le budget qu’un fabricant consacre à la sécurité de son produit, il y aura toujours des failles. Plus les systèmes anti-contrefaçon évoluent, plus les contrefacteurs redoublent d’ingéniosité pour les reproduire.

V - Analyse stratégique
Plan 

Dans cette partie, nous allons tenter de décrire les évolutions de ces différents produits et quel est leur avenir sur le marché des procédés anti-contrefaçon. Pour cela, nous disposons d’outils tels que les matrices SWOT, les diagrammes de Porter ainsi que l’élaboration de scenarii.

V-1 - La dynamique concurrentielle         

L'analyse de ces secteurs selon le diagramme Porter conduit à définir les acteurs en présence sur ces marchés. Etant donné que les applications de ces procédés anti-contrefaçon étudiés se placent sur 2 marchés préférentiels, 2 diagrammes de Porter différents seront réalisés : un pour le secteur de la grande distribution et l'autre pour le marché fiduciaire.

1. La grande distribution

Sur ce marché, une technologie est prédominante actuellement c'est le code à barres. Par contre, des nouveaux entrants prennent position depuis quelques années pour les RFID et son promis à un bel avenir.

Les nouveaux entrants :

La technologie dominante :

Une technologie n'a pas été mentionnée sur ce marché, ce sont les hologrammes. En effet, traditionnellement réservés à la sécurité des documents fiduciaires, ils se positionnent aujourd'hui sur les marchés des produits de luxe, des produits pharmaceutiques, cigarettes, alcools, pièces détachées industrielles, vêtements ... avec des étiquettes auto-adhesives qui peuvent intégrer des éléments de traçabilité.

2. Le marché du fiduciaire

Sur ce marché, deux technologies dominantes sont utilisées en association, les encres sécuritaires et les micro impressions. Les nouveaux entrants comme les hologrammes, Cryptoglyph ou les microtaggants viennent se positionner en concurrent mais également comme des sécurités supplémentaires à utiliser en combinaison avec tous les autres procédés.

Les nouveaux entrants :

Hologram. Industries a été l'une des premières sociétés en France et dans le monde à avoir commercialiser des images holographiques dès 1985. Aujourd'hui, ce groupe se trouve classé parmi les premiers acteurs mondiaux de composants optiques de sécurité. Ces principaux concurrrents sont situés en Angleterre et aux Etats Unis (De la Rue Holographics (GB), American Bank Note Holographics (USA), O.V.D. (Allemagne), AOT (USA et GB) ...

Les technologies dominantes :

Sur ce marché, le risque est de voir apparaître et se développer des technologies de substitution comme l'utilisation de papiers spéciaux contenant soit des fibrilles visibles aux UV soit des filigranes (déjà présents dans les billets de banque) soit des fils de sécurité (pouvant être des fils holographiques).

V-2 - La matrice SWOT

En  se basant sur l'analyse de la matrice de SWOT, il est possible de déterminer les atouts majeurs et les faiblesses d'un système.
Etant donné que les procédés anti-contrefaçon sont multiples, seul le cas des étiquettes RFID a été traité dans cette partie.
En effet, selon les experts, les étiquettes RFID devraient à terme remplacer les codes à barres. Leur marché progresse actuellement de 20 à 30 % par an. Sur le marché américain, leur prédominance est déjà établie.

Forces Opportunités
Résistance aux variations de l’environnement
(humidité, poussières, température,…)
Lisibilité à distance et dans toutes les directions de l’espace
Normes de mise en place validées
Informations contenues sur le produit
(provenance, fabricant, date de fabrication,
marché auquel le produit est destiné…)
Diminution considérable des vols grâce à la traçabilité
Empêche la vente de produits sur des marchés
auxquels ils ne sont pas destinés

(ex : produits pharmaceutiques achetés en Afrique et revendus en Europe)
Faiblesses Menaces
Evolutions technologiques possibles
Prix élevé : étiquettes + lecteurs
Les associations de consommateurs sont contre la traçabilité
des utilisateurs (violation de l’intimité)
Nuisance potentielle des ondes radios pour la santé

 

V-3 - Les scénarios

A partir d’un jeu d'hypothèses et des éléments développés dans ce document, 2 scénarios ont été élaborés pour les étiquettes RFID au sein de la grande distribution.

1. L’abandon des étiquettes RFID

Les étiquettes RFID sont un système très efficace pour la lutte anti-contrefaçon mais ont un coût de mise en œuvre relativement important. Le Cryptoglyph gagne des parts de marché grâce à son bon rapport efficacité/prix. De plus, le Cryptoglyph ne dénature pas l’emballage car il est invisible. Les étiquettes RFID sont donc peu à peu abandonnées au profit du Cryptoglyph. Les producteurs des étiquettes n’arrivent plus à vendre leurs produits et ne peuvent plus investir dans la recherche et le développement.

D’autre part, il est possible que la nuisance pour l’organisme des ondes transmises par les étiquettes soit prouvée et entraîne donc un boycott de celles-ci.

Enfin, les associations de consommateurs luttant pour la préservation de l’intimité des utilisateurs peuvent arriver à leurs fins : les étiquettes RFID empiétant sur la vie privée sont remises en question. Des procès peuvent avoir lieu.

2. Les étiquettes RFID, leaders du marché

L’utilisation des étiquettes RFID au niveau de la grande distribution est préférée à celle du Cryptoglyph. En effet, le Cryptoglyph (ainsi que les codes à barres) ne peut contenir autant d’informations que les étiquettes RFID au sujet du produit. Les étiquettes restent leader sur ce marché.

L’entrée sur le marché du Cryptoglyph oblige les fabricants des étiquettes à développer leur produit afin de diminuer les coûts. Le système EPC (Electronic Product Code, étiquettes passives) est actuellement en cours d’élaboration.

Les fabricants développent des étiquettes qui sont neutralisées à la sortie des magasins de distribution, garantissant ainsi la protection de l’intimité des consommateurs. La « côte de popularité » des étiquettes remontent et ces dernières restent leaders sur le marché.

V-4 - Les tendances actuelles

En ce qui concerne les marchés du fiduciaire et la grande distribution, seules les tendances actuelles seront présentées.

1. Expansion des étiquettes RFID pour la grande distribution

En ce qui concerne le marché de la grande distribution, les étiquettes RFID sont actuellement en expansion. Elles gagnent peu à peu des parts de marchés au détriment des codes barres et des microtaggants.
En effet, l’objectif des systèmes anti-contrefaçon de ce marché est la traçabilité. Les moyens utilisés doivent donc contenir certaines données sur le produit : fabricant, date de fabrication, etc. Les étiquettes RFID présentent l'avantage de pouvoir contenir une grande quantité d’informations. L’obstacle majeur à leur évolution reste leur coût encore très élevé aujourd'hui. Ceci devra changer dans un futur proche si les fabricants de ces étiquettes veulent rester les leaders sur ce marché.

2. Complémentarité des systèmes anti-contrefaçon du marché fiduciaire

Pour le marché fiduciaire, le but principal de la lutte anti-contrefaçon est d’empêcher la reproduction de documents, billets de banque, chèques, papiers officiels... Dans ce cas là, l'intérêt ne se porte pas sur les informations concernant le produit.
Pour ce marché, la tendance actuelle est de combiner plusieurs procédés anti-contrefaçon afin de multiplier les protections : hologrammes, microtaggants, micro impressions, encres spéciales… Le Cryptoglyph est un nouveau produit qui est apparu sur ce marché il y a peu. Son avantage est qu’il est invisible donc quasi impossible à contrefaire. Ainsi, dans un futur proche, les billets et autres documents seront probablement équipés de cette technologie en plus des précédentes. Le Cryptoglyph vient donc compléter le système de sécurité mis en place sur ce marché, il ne perturbera pas l'utilisation des procédés plus classiques.

VI - Conclusion

Plan 

La contrefaçon est, comme nous l’avons dit précédemment, un des fléaux caractéristiques de l’économie du 21ème siècle. La lutte contre les faussaires et la recherche de nouveaux procédés anti-contrefaçon sont devenues un marché à part entière. De nouvelles technologies apparaissent, d’autres se perfectionnent afin de répondre aux attentes des clients, toujours plus nombreux. La grande distribution, jusque là protégée par les codes à barres, se tourne peu à peu vers les étiquettes RFID qui permettent de combiner traçabilité et protection de manière plus efficace. Les grandes marques, quant à elles, se tournent vers les RFID et les hologrammes qui ajoutent de l’esthétisme au produit. Le marché fiduciaire associe le plus possible de procédés anti-contrefaçon différents afin d’augmenter le niveau de sécurité des produits (billets, cartes d’identité, passeports …). Mais néanmoins la lutte anti- contrefaçon se doit d’être innovante et astucieuse afin de constituer une barrière efficace à la malveillance des faussaires. Les enjeux ne sont pas seulement financiers car il en va aussi de la santé et la sécurité des consommateurs.

VII - Webographie et Bibliographie

Plan

Roland MEYLAN "Marquage invisible anti-contrefaçon"  Site CERIG-EFPG, Note technique, 03.03.2006, Disponible sur http://cerig.efpg.inpg.fr/Note/2006/cryptoglyph-contrefacon.htm (consulté le 21.03.2006).
Philippe JORDAN "Cryptoglyph : une percée décisive pour combattre la contrefaçon " CERIG EFPG, 01.11.2005. Disponible sur http://www.packaging-france.com/publi.php3?id_article=4322 (consulté le 21.03.2006).
 Bernard SCHREINER "La contrefaçon : problèmes et solutions" Rapport de la Commission des questions économiques et du développement, Doc 10069, 11.02.2004. Disponible sur http://assembly.coe.int/Documents/WorkingDocs/Doc04/FDOC10069.htm
Sarah CAVEL,
Claire MILLET
"Global Fibre supply Study" , Elèves Ingénieurs 2e année EFPG. Les étiquettes RFID [en ligne]. CERIG EFPG, 05.2004. Disponible sur http://cerig.efpg.inpg.fr/memoire/2004/rfid.htm (consulté le 21.03.2006).
Béatrice KLOSE   Infosecura, Intergraf, N°26, Décembre 2005
Anon. " Pourquoi les hologrammmes protègent-ils de la contrefaçon ?" Service Communication - Hologram Industriesdisponible sur http://www.hologram-industries.com/pages/fr/holoso1.htm (consulté le
Anon. "Apprenez à reconnaître la fausse monnaie" Société Européenne d’Equipement Bancaire. SEEB. Disponible sur http://www.seebmps.com/protection1.html (consulté le 04.04.2006).
Anon. "Microtaggant Security Ink" Microtrace. Disponible sur http://www.microtracesolutions.com/solutions/securityinks.htm  (consulté le 18.04.2006).


 

     
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