CERIG - Janvier 1999

Bannière : connectivité (33883 octets)

 

Introduction

L'évolution des ordinateurs crée un besoin de communication

Jean-Claude Sohm

 

1 - Les premiers ordinateurs sont très rustiques

L'ordinateur nait il y a un peu plus d'un demi-siècle, au milieu des années quarante.

C'est une grosse machine qui coûte très cher, qui est toujours monoposte, et qui  ne fait pas grand'chose quand on la compare à l'ordinateur d'aujourd'hui.

Ordinateur préhistorique (65390 octets) Très vite, le transistor détrône les "lampes radio", et le circuit imprimé remplace le câblage manuel.

Le moniteur n'a pas encore vu le jour (le tube cathodique est réservé aux oscilloscopes). Pour communiquer avec l'ordinateur, l'opérateur utilise une machine à écrire réversible appelée "télétype". L'image ci-contre n'est donc pas absolument conforme à la vérité historique...

Les réseaux n'existent pas, et personne n'y songe encore. Les ordinateurs ne communiquent pas entre eux, si ce n'est à l'aide des supports d'archivage de l'époque : cartes ou rubans perforés, bandes magnétiques.

Personne, dans le monde des arts et industries graphiques, n'utilise d'ordinateur. Le coût est trop élevé, et l'ordinateur ne permet pas de manipuler l'image : il ne connaît que les nombres et -- dans le meilleur des cas -- le texte.

 

2 - Les ordinateurs se perfectionnent et deviennent multipostes.

Le disque dur, le moniteur, le modem, la disquette, etc. font peu à peu leur apparition.

Ordinateur multiposte (23675 octets) Plusieurs personnes peuvent simultanément utiliser le même ordinateur. Chacune dispose d'une console, constituée d'un écran et d'un clavier. Tous le traitement de l'information s'effectue sur l'unité centrale, en temps partagé (time sharing).

L'ordinateur coûte encore très cher, et seules les grandes entreprises peuvent en posséder un. Toutes les consoles étant rattachées à la même machine, le besoin d'un réseau local propre à l'entreprise ne se fait pas sentir.

Ces grosses machines ne communiquent guère entre elles. Les modems sont rares, et ils ne sont pas normalisés : entre appareils de marques différentes, l'interopérabilité n'est donc pas assurée.  La qualité médiocre de beaucoup de lignes téléphoniques ne facilite pas le transfert des données. Quelques applications particulières (échanges inter bancaires, interrogation en ligne des bases de données documentaires) entraînent cependant le développement des premiers réseaux publics de transmission de données.

La première expérience importante de PAO semble être celle de l'American Chemical Society, l'éditeur américain de la revue analytique Chemical Abstracts, à la fin des années soixante. Cette opération, tout à fait nouvelle pour l'époque, et fort coûteuse, fut financée en grande partie par la NSF (National Science Foundation).

 

3 - Enfin, le micro-ordinateur apparaît.

Le premier microprocesseur fut fabriqué par Intel en 1974. Il permit la réalisation du premier micro-ordinateur, commercialisé en 1975, sous le nom "Altaïr". Le célèbre Apple II, la meilleure machine de l'époque, apparaît deux ans plus tard.

Micro-ordinateur (23576 octets) Dès lors, la micro-informatique va se développer rapidement, mettant le traitement automatique de l'information à la portée de toutes les entreprises, en particulier celles des arts et industries graphiques. Dans ce domaine, les entreprises sont souvent de petite taille, et leur capacité d'investissement est limitée. Heureusement, un micro-ordinateur fait tout ce que fait une grosse machine ; évidemment, il va moins vite, sa mémoire est plus petite, mais... il coûte tellement moins cher !

La montée en puissance des micro-ordinateurs permet le traitement numérique de l'image, en attendant celle du son et de la vidéo. C'est la micro-informatique qui permet le développement de la numérisation de tous les types d'information : le phénomène est baptisé "multimédia".

La PAO (Publication Assistée par Ordinateur) sur micro-ordinateur fait ses débuts au milieu des années 80, lorsque naissent le PostScript, Photoshop, la société Adobe, etc. A cette époque, le Macintosh est la seule machine dont le système d'exploitation possède une interface graphique utilisateur (GUI : Graphical User Interface). De ce fait, Apple devient la plate-forme de choix pour le développement de la PAO. Depuis, les arts et industries graphiques constituent, avec l'enseignement, les deux meilleurs clients de la société Apple -- ceux qui lui ont permis de surmonter sa crise grave du milieu des années 90.

Comme les micro-ordinateurs sont monopostes, ils ont absolument besoin de communiquer : dans son sillage, la micro-informatique entraîne donc le développement des réseaux locaux et celui du système client/serveur. Bien entendu, ce besoin de connectivité ne s'arrête pas aux limites de l'entreprise : les modems analogiques sont normalisés, et leurs performances se développent rapidement. En moins de dix ans, leur vitesse passe de 300 bits/sec aux 56 Kb/sec (théoriques -- 45 environ en pratique) d'aujourd'hui. Les réseaux de transmission de données s'étendent, le RNIS fait son apparition.

Dans les entreprises des arts et industries graphiques, où l'on a l'habitude de se transmettre des morceaux de film, on commence à échanger aussi des disquettes, des cartouches Syquest, etc. Les plus entreprenants équipent un de leurs Macs d'un modem RNIS. Tous le monde, enfin, regarde vers Internet et le World Wide Web.

 

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