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         Novembre/Décembre 1999
L'offset sans mouillage ou "Waterless"
Par Anne Blayo (EFPG), Dominique Gilet et Jocelyne Rouis (CERIG/EFPG)
D'après la thèse de doctorat de Véronique Lanet-Tholimet
IV - Les consommables (2)
IV 12 La plaque PEARLdry de Presstek

En 1993, Presstek a développé une plaque thermique numérique pour l'offset sans mouillage, appelée Pearldry, qui peut être insolée sur machine ou hors machine (avec le système d'insolation PEARLsetter).

Cette plaque thermique est constituée de quatre couches :

  • une base en aluminium ou en polyester (indiquée pour la Quickmaster DI ),
  • une couche réceptrice de l'encre,
  • une couche ablative intermédiaire qui absorbe l'énergie,
  • une couche supérieure en silicone destinée à repousser l'encre.


Composition de la plaque Pearldry de Presstek

 Processus de formation de l'image sur la plaque PEARLdry

La technique d'insolation employée ne nécessite aucun développement pour l'utilisation sur machine, ce qui confère à ce type de plaque un intérêt évident du point de vue écologique. Il s'agit d'une technique dite "ablative", car elle consiste à supprimer la couche ablative et le silicone qui la recouvre dans les zones images qui recevront l'encre.

L'image est formée par l'intermédiaire d'un faisceau laser à diodes IR (830 nm) ou YAG (1064 nm). Le faisceau envoyé sur les zones imprimantes produit une énergie absorbée par la couche intermédiaire (voir figure 5).

Insolation de la plaque Pearldry
Figure 5 : Insolation

Le faisceau laser balaye toute la surface de la plaque : il est allumé au-dessus des zones imprimantes et éteint au-dessus des zones non-imprimantes. L'énergie ainsi envoyée sur les zones images détruit la couche ablative et les liaisons de cette couche avec la couche de silicone supérieure (figure 6). L'étape suivante consiste à brosser la plaque pour enlever les débris de couche ablative et de silicone.

Plaque Pearldry vierge
Figure 6 : Plaque Pearldry prête à l'emploi

Finalement, en cours d'impression, l'encre se répartit dans les zones non siliconées, comme sur la figure 7 :

Plaque Pearldry encree
Figure 6 : Plaque Pearldry encrée
 

Caractéristiques :

  • résolution à 300 l/pouce
  • Tirage : jusqu'à 100000 ex
  • Épaisseurs : 0,20 et 0,30 mm
IV 13 Les perspectives

Chaque année au moment des salons et exposition, on nous annonce de nouvelles plaques.

Ainsi à IPEX 98, on attendait la nouvelle plaque thermique numérique "waterless" de Toray, appelée Emerald : toujours en bêta-test...

On attendait également de Kodak Polychrome Graphics la sortie de la Quantum NAW, plaque thermique négative non-ablative. Cette dernière semblait pourtant très prometteuse [WPA, 1999] puisqu'elle devait apporter rapidité (insolation 5 fois plus rapide que les plaques existantes), solidité (longueur de tirage supérieures à 100000 tours machine), gain d'énergie (huit fois moins d'énergie) et surtout aspect non négligeable, 30% moins chère que la plaque Toray ou la PEARLdry. Malheureusement, elle est toujours en bêta-test.

Finalement, avant que Polychrome ne devienne Kodak Polychrome Graphics, il était également question d'une plaque analogique, positive et négative, qui aurait rivalisé avec les plaques de Toray et de Presstek en matière de définition.

Donc pour l'instant, il n'y a toujours pas de concurrence réelle sur le marché bien que le brevet de Toray soit tombé dans le domaine public l'année passée. Cela constitue toujours un frein pour les imprimeurs.

 
 
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