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          Révision : 03 janvier 2000
Le papier thermique
Barbara TRUFFI - EFPG
(12 décembre 2000)
I - Présentation
 
I-1 Historique

Le premier papier thermique (thermal paper) a été réalisé en 1960 à Dayton (Ohio) par les laboratoires NCR qui ont montré les avantages du transfert thermique par rapport à la sublimation de pigments, les images ou les textes reproduits se révélant directement sur la couche du support contenant des produits actifs. Ces types de papiers ont été mis sur le marché en 1964, et l’on retrouve une large commercialisation avec le "Miniprint Bond" à usage militaire. Dans les années 70, le papier thermique est surtout utilisé dans les calculateurs. Dans les années 80, le marché s’élargit avec l’arrivée du fac-similé (fax). Aujourd'hui, le principal marché du papier thermique est celui des étiquettes à code barres.

Actuellement, les principaux producteurs mondiaux de papier thermique sont la compagnie japonaise Ricoh et la joint-venture japono-allemande Kanzan. On notera que tous les producteurs européens opèrent sous licence japonaise.

 
I-2 Usages

Les utilisations du papier thermique concernent de nombreux domaines :

    les étiquettes de différentes sortes (par ex. les codes à barre), y compris celles qui permettent la lecture à l’infrarouge ;
  les tickets de caisse ;
  les badges et autres dispositifs de sécurité ;
  les tickets ou billets d'entrée et de voyage ;
  la copie d'écran dans le domaine médical (radiologie, microscopie, échographie, scanner...) ;
  le papier pour enregistreurs ;
  les fax thermiques.

Malgré l'apparition du courrier électronique sur Internet, le fax continue à se développer au rythme de 10 % par an environ. Autrefois utilisé exclusivement par les entreprises, le fax devient aujourd'hui un bien de consommation pour le grand public. En 1998, trois télécopieurs sur quatre ont été vendus à des particuliers. Les appareils d'entrée de gamme (prix de l'ordre de 1 kF HT) utilisent le papier thermique, les appareils plus onéreux (prix de l'ordre de 1,5 kF HT au moins) fonctionnent avec du papier ordinaire. De moins en moins d'appareils utilisent l'impression sur papier thermique, car on reproche à ce dernier de coûter plus cher (environ 10 centimes par page), d'être moins rigide, et de mal se conserver. Ainsi, les deux tiers des télécopieurs vendus en 1998 fonctionnaient au papier ordinaire, contre un tiers au papier thermique. Les producteurs de papier thermique pour fax qui n'ont pas su se reconvertir à temps ont dû fermer des ateliers et licencier du personnel. Ainsi, le groupe papetier franco-britannique Arjo Wiggins Appleton a fermé en 1999 son site de production de papier thermique situé à Cardiff ; en France, l'usine de Guérimard a également cessé cette année de produire ce type de papier.

Le marché du papier thermique pour étiquettes, par contre, est en plein développement. Les étiquettes (avec code à barres) sont utilisées dans :

    les supermarchés
  l'identification des bagages dans le transport aérien
  le contrôle de fabrication
  la gestion de stock
  l'identification des flacons dans les laboratoires d'analyse (recherche, hôpitaux)
  les systèmes de manutention et de transport, etc.

On trouvera un dossier très complet sur l'usage des codes-barres sur le site de la société INTERSCAN Systèmes.

 
I-3 Différents types

Les usages du papier thermique étant très variés, un papier particulier doit posséder des caractéristiques physiques, mécaniques et chimiques spécifiques à son utilisation. Le papier thermique pour fax est en complet déclin, mais le marché des papiers thermiques pour étiquettes est en plein essor.

Un papier thermique destiné à la fabrication d’étiquettes doit résister à des attaques extérieures par l’eau, la graisse et les solvants ; il doit également se conserver longtemps. C’est pour cela que les papiers thermiques commerciaux pour étiquettes peuvent être partagés en trois grandes catégories, selon leur degré de protection et leur durée de vie. On distingue :

    les papiers "normaux", pour lesquels la couche thermique ne bénéficie d'aucune protection ;
  les papiers semi-protégés, pour lesquels la couche thermique bénéficie d'une protection légère ;
  les papiers protégés, pour lesquels la couche thermique bénéficie d'une excellente protection.

En ce qui concerne le papier thermique pour étiquettes, nous aborderons au chapitre 4 la constitution et le rôle des différentes couches, et leur structure au chapitre 6.

 
 
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