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Les papiers impression minces
Astrid Rapetto - Lycée Technologique Vaucanson
(30 mai 2001)
I - Présentation Générale

 

I-1 Introduction     Sommaire

Il y a une vingtaine d’années les papiers impression minces étaient considérés comme des papiers de qualité secondaire. Depuis leur technicité a beaucoup évolué et ils sont de plus en plus utilisés. On entend par papiers impression minces des papiers dont le grammage se situe entre 22 et 65 g.m-2. Ils sont essentiellement imprimés en offset. Pour comparaison, les papiers impression écriture classiques ont un grammage de l'ordre de 80 g.m-2.

Le marché des papiers impression minces est un marché porteur car leur utilisation permet :

    un gain de poids, essentiel pour la réduction des frais de routage ;
  et une réduction du volume des livres.

Leurs applications concernent l’édition, le mailing, les notices et les catalogues, et de plus en plus les personnes mobiles dans leur travail qui ne veulent pas être encombrés par le poids des documents. C’est parce que les papetiers ont su anticiper la demande en développant leurs qualités que de nouvelles applications sont apparues, notamment pour les livres scolaires ou le mailing.

L’utilisation de papiers minces offre un intérêt par le gain en poids et en volume qu'elle procure. Bien qu’en concurrence avec le support magnétique, qui offre un gain de place incontestable, le support fibreux reste indispensable comme moyen de stockage et de conservation des documents.

 
I-2 Principales caractéristiques     Sommaire

Si leur poids et leur épaisseur faibles constituent les deux premières caractéristiques, d’autres propriétés sont nécessaires pour répondre aux exigences du marché :

    une blancheur élevée permettant un excellent contraste des encres tout en assurant un confort de lecture, avec dans le cas d’une impression en quadrichromie un bon rendu d’impression ;
  une opacité élevée pour permettre une impression recto/verso sans défaut ;
  une résistance au vieillissement et aux manipulations : les éditions pour feuillets juridiques sont encartés à la main et ont une durée moyenne de dix années, ils sont traités pour être permanents et résistants à l’usure des manipulations ;
  un état de surface (rugosité) suffisant, répondant aux procédés d’impression ;
  des propriétés mécaniques (rigidité, allongement, traction) assurant une bonne machinabilité à l’impression offset en bobine ou en feuille à feuille ;
  une aptitude aux opérations de façonnage (découpe et pliage des notices, fabrication de livres).
 
I-3 Domaines d'application     Sommaire
I-3-1 Édition
Le domaine de l'édition couvre les produits suivants :
    livres à grande distribution,
  ouvrages scolaires et parascolaires,
  encyclopédies,
  dictionnaires,
  atlas,
  traités juridiques et législatifs avec feuillets de mise à jour,
  annuaires,
  littérature religieuse et générale.
On peut citer l'évolution de quelques uns de ces produits.
    Les éditions juridiques et législatives.  Les éditeurs de traités juridiques sont demandeurs de papiers minces dans la mesure où leurs ouvrages sont à très forte pagination et sur plusieurs classeurs. Le volume des titres en édition juridique et technique augmente d’année en année, et les clients souhaitent garder le même nombre de reliures. Ainsi certains titres, initialement imprimés en 60 g.m-2, sortent aujourd’hui en 50 g.m-2, voire en 45 g.m-2. Même si le coût du papier mince est supérieur à celui d’un papier offset classique, le gain en poids reste avantageux pour les envois postaux. Ce sont aussi des ouvrages qui par leur utilisation (ouvrages juridiques et encyclopédies) sont faits pour perdurer. Les papiers sont traités pour être permanents et résister aux diverses manipulations.
  Les livres scolaires. Le poids du papier et de la couverture a diminué ce qui a permis d’alléger de 30 % le poids des cartables. L’arrivée des directives du ministère de l’Éducation Nationale en faveur de l’allégement des cartables a fait passer le grammage de 90 à 70 g.m-2. Avec les papiers minces on peut aller beaucoup loin, puisque que les Papeteries du Léman proposent un papier mince couché de 50 g.m-2 qui présente un rendu d’impression lui permettant de se substituer aux 90 g.m-2.
  Les papiers bible. Ces papiers présentent des grammages de 22, 28 et 33 g.m-2. Auparavant, ils étaient par eux-mêmes une référence, liée à une composition bien spécifique. Aujourd’hui leur composition a évolué pour répondre aux impératifs de production. Il sont plus adapté et aussi plus universels, mais gardent leur notoriété auprès des clients. Ce sont des papiers de prix élevé, compensé par leur faible poids.
I-3-2 Notices pharmaceutiques, cosmétiques et industrielles

Le papier pour notices doit permettre d’inscrire un maximum de renseignements (souvent en plusieurs langues) sur une surface la plus petite possible. Par la suite la notice pliée doit pouvoir être introduite par la machine à conditionner dans l’étui. Les papiers minces, par leur petit volume, répondent bien à la demande car ils permettent de constituer un document qui sera rangé dans un espace restreint.

I-3-3 Mailing

C’est le domaine qui évolue le plus avec l’utilisation des papiers minces comme support de publicité et les possibilités de mailing personnalisé. Les donneurs d’ordre sont des agences de publicité, et les imprimeurs sont généralement spécialisés dans l’impression personnalisée par Computer-To-Print, avec mise sous pli.

Le coût des opérations de marketing est très important et se répartit ainsi :
    achat du papier (25 %),
  conception et impression (25 %),
  logistique et acheminement (50 %). Une étude réalisée par les papeteries du Léman montre qu’en diminuant le grammage de 90 à 50, la réduction des coûts d'affranchissement est de 25 %.

L'ensemble des papiers impression minces représente 180 millions de tonnes par an, dont 3 millions de tonnes par an pour le mailing.

I-3-4 Vente par correspondance (VPC)

Ce domaine, qui est en constant développement, couvre les catalogues de quelques pages aux catalogues à forte pagination, qui sont adressés au client par la poste. Les donneurs d’ordre sont soucieux de la qualité et du coût. Ils sont très exigeants en ce qui concerne le rendu d’impression car le catalogue représente la vitrine de l’entreprise et ne supporte pas de défaut.

Les ventes des papiers minces pour VPC augmentent rapidement, du fait que l’augmentation des tarifs postaux conduit de plus en plus les utilisateurs à se tourner vers les papiers minces.

 
 
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