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         Mars 1998

Le transfert des données via le RNIS

 

par J.C. SOHM - Enseignant à l'EFPG

 


Chapitre VII - Les avantages du RNIS

1 - Le transport de la voix

2 - Le transport des données


 

1 - Le transport de la voix

Sommaire chapitre

La voix n'est pas mieux traitée dans le RNIS que dans le téléphone analogique. On élimine d'abord tout ce qui est extérieur à la bande de fréquence 200-3.400 Hz, puis on échantillonne à 8 kHz, et on quantifie sur un octet seulement. Le signal obtenu requiert 8 x 8 = 64 kilobits/sec, soit la bande passante d'un canal B (remarque : en téléphonie, le préfixe kilo signifie 1000 et non 1024 comme en informatique).

Pourtant, n'importe quel usager vous dira que le son du téléphone numérique est de bien meilleure qualité que celui du téléphone analogique : il n'y a ni craquements, ni "friture", ni diaphonie (mélange des voix appartenant à deux transmissions distinctes). Cela provient du traitement numérique du signal : ce que l'on restitue à l'arrivée est exactement ce que l'on a codé au départ, et les parasites analogiques sont éliminés d'office. Pour cette raison, la voix du correspondant paraît plus claire et plus nette que dans le téléphone classique, mais il est exagéré de parler de son "de qualité CD Audio", car ce dernier requiert un débit de 625 kilobits/sec (en monophonique). Cependant, des techniques de compression sont aujourd'hui disponibles, qui permettent le transfert du son "de qualité broadcast" (ou réputée telle) en groupant quelques paires de canaux B.

Le RNIS présente d'autres avantages. L'établissement de la communication via le canal D est très rapide (de l'ordre d'une à deux secondes), soit environ le dixième du temps requis par un téléphone analogique. Quelques services complémentaires peuvent être obtenus, qui ne sont pas disponibles en téléphonie analogique. Enfin, le RNIS permet le transit de deux communications sur la même ligne téléphonique (chacune étant facturée séparément, bien entendu).

 

2 - Le transport des données

Sommaire chapitre

Lorsqu'il est utilisé pour la transmission des données numériques, le RNIS est plus sûr qu'un modem, et il est moins sujet aux coupures. Il est également plus rapide : en groupant les deux canaux B d'un même accès de base, on obtient une bande passante de 2 x 64 = 128 kilobits/sec, contre 33,6 kilobits/sec pour un modem très récent. En pratique, le rapport des vitesses est supérieur au facteur 3,5 que ces chiffres indiquent, et ce pour les deux raisons suivantes :

A titre d'exemple, le transfert d'une image dont le fichier occupe 5 Mo demandera :

On admet qu'en moyenne la transmission via le RNIS est 5 à 6 fois plus rapide que la transmission via les meilleurs modems ; une règle simple consiste à compter une bonne minute par Mo pour deux canaux B couplés. Les entreprises qui utilisent le RNIS pour le transfert de leurs fichiers font des économies de temps, et donc d'argent -- et elles en feront de plus en plus, au fur et à mesure que le nombre de leurs correspondants équipés du RNIS augmentera. Le même raisonnement peut s'appliquer au fax, à condition que l'émetteur et le récepteur soient tous deux numériques, ce qui est encore rare.

Par rapport à une ligne spécialisée, qui relie en permanence les sites de deux usagers, le RNIS présente l'avantage d'être commutable : on peut se relier au correspondant de son choix. Lorsque ce correspondant est toujours le même, le RNIS reste la solution la plus économique tant que le trafic ne dépasse pas quelques heures par jour (3 à 5 heures suivant les tarifs de la compagnie de téléphone locale). Une bonne solution consiste à utiliser Numéris dans la journée pour assurer en priorité le téléphone, et à transmettre l'essentiel des données hors des heures de travail, à tarif réduit.

On notera pour terminer que l'ISDN est disponible dans 30 à 40 pays (en Amérique du Nord, en Europe, au Japon et en Australie), que l'on peut effectivement atteindre parce que la norme internationale est aujourd'hui à peu près respectée partout.

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