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Les encres offset de labeur
Dominique Gilet - CERIG
(Juin 2001)
IX - Élimination
 
IX-1 Biodégradabilité et incinération     Précédent     Sommaire     Suite

Les encres offset contiennent environ 20 % de pigments organiques insolubles et non biodégradables. De ce fait, les encres sont peu biodégradables. Des essais de biodégradabilité en milieu aqueux ont toutefois été réalisés sur différents types d'encres par des mesures de DBO (demande biologique en oxygène) à 5 jours et à 28 jours [43]. Les résultats figurant dans le tableau 19 ci-dessous sont exprimés en pourcentage de matière dégradée par des micro-organismes par rapport à la matière initiale.

Type d'encre DBO5 (%) DBO28 (%)
Encre offset feuille 1,3 14,3
Encre offset UV 2,5 5,7
Encre offset heatset 1,2

25,7

Encre coldset

2,0

46,0
Encre flexo (solvant) 43,1 80,7
Encre flexo (eau)

7,4

15,2
 Tableau 19 - Biodégradabilité de quelques encres [43]

Une matière est considérée comme facilement biodégradable si ce pourcentage est supérieur à 60. On voit que, à 5 jours, les encres sont très peu dégradées. L'évolution à 28 jours est variable suivant les encres, et on constate que les encres qui résistent le plus à la dégradation sont celles qui contiennent le plus de résines à haut poids moléculaire et le taux de matière solide le plus élevé (encres offset feuille et UV). Le faible taux atteint par l'encre flexographique à base d''eau s'explique par le fait que les micro-organismes ne dégradent pas l'eau !

Toutefois ce facteur de biodégradabilité sur des encres liquides ne montre qu'un intérêt limité. Ce facteur pourrait intervenir dans le cas d'un déversement accidentel, par exemple.

Les encres non sèches étant classées comme déchets dangereux au sens du décret du 15 mai 1997, il est interdit de les rejeter aux égouts. Afin de contrôler l'impact des encres sur un milieu aquatique, des tests de mutagénéité et mortalité ont été effectués sur des micro-organismes en milieu aqueux [43]. Parmi les encres testées, seule une encre – à base d'eau - a été suffisamment soluble dans l'eau pour que l'on puisse exploiter les résultats, indiquant une neutralité par rapport à ce milieu. Il reste un effet gênant dû à la coloration de l'eau. Parmi les composants des encres, les pigments, insolubles, ne posent que de très faibles risques. Ils sont récupérables par sédimentation ou absorption. Les résines sont très faiblement solubles dans l'eau et agissent peu sur ce milieu. Ne restent donc que les solvants, dont les distillats pétroliers aromatiques, qui présentent un danger.

En pratique, l'incinération est ce qui convient le mieux pour la mise au rebut des encres, d'autant que le pouvoir calorifique des encres est de l'ordre de celui du bois ou du charbon, comme indiqué dans le tableau suivant :

Encre Pouvoir calorifique en kJ/g
Encres offset feuille 39
Encres UV 27
Encres heatset 37
Charbon 25-33
Bois 16-21
 Tableau 20 - Pouvoir calorifique des encres offset
comparé au bois et charbon [43]

Dans le cas de l'incinération, on peut considérer les différents composants des encres comme majoritairement constitués de carbone, hydrogène, oxygène, azote, soufre (résines, solvants pétroliers, etc). Lors d'une incinération correcte, on retrouve ces éléments sous forme d'eau, dioxyde de carbone, oxydes d'azote ou de soufre. Dans les pigments, on peut trouver des éléments chlorés qui se retrouvent sous forme gazeuse. Les éléments métalliques (cuivre, aluminium, zinc, molybdène, tungstène, etc.) se combinent avec l'oxygène pour former des oxydes. Les charges (titane, carbonate de calcium, silice etc) se retrouvent dans les cendres.

Toutefois, nous n'avons pas trouvé d'étude ou de bilan portant spécifiquement sur ce sujet.

 
IX-2 Incinération des imprimés     Sommaire

Dans une situation plus courante, l'encre ne se trouve plus à l'état liquide mais est séchée et liée à un support. Les imprimés suivent alors la voie de l'incinération ou du recyclage (voir le chapitre suivant).

Étant donné l'épaisseur de la couche d'encre, la part des différents constituants de l'encre est très faible lorsqu'on incinère un papier imprimé.

Toutefois, là non plus, nous n'avons pas trouvé dans la littérature des documents portant spécifiquement sur ce sujet.

 
 
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