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Les encres offset de labeur
Dominique Gilet - CERIG
(Juin 2001)
II - Le marché (début)
 
II-1 Structure des imprimeries de labeur en France     Précédent     Sommaire     Suite

Le secteur des industries graphiques est représenté par le code NAF 222, regroupant le code 222C (imprimerie de labeur), 222E (prépresse) et 222G (finition). La plupart des données publiées regroupe l'ensemble de ce secteur (en incluant le secteur du prépresse et de la finition), ou ne considère qu'un petit nombre de ces entreprises en ne tenant compte que des entreprises de plus de 10 personnes (FICG, SESSI).

Toutefois l'UNEDIC a recensé, en 1999, 6169 entreprises sous le code NAF 222C "imprimerie de labeur". Il faut également noter que sous ce code figure également l'héliogravure édition, qui fait appel à un procédé d'impression que nous ne traiterons pas dans ce dossier.

Les 6169 entreprises de ce secteur sont majoritairement de petites structures, puisque près de 70 % des imprimeries ont moins de 10 personnes, 95 % d'entre elles ont moins de 50 personnes et seulement 1,5 % ont plus de 100 personnes. Leur répartition en 1999 figure dans le Tableau 1 ci-dessous. Au total, 82834 personnes travaillent dans ces entreprises, dont un peu moins de 20 % travaillent dans les entreprises de moins de 10 personnes et plus de 20 % dans les entreprises de plus de 100 personnes.

Nombre de personnes par entreprise

1-4 5-9 10-19 20-49 50-99 100-199 200-499 >500 Total
Nombre d'entreprises
Pourcentage
2638
42,7
1664
27,0
907
14,7
660
10,7
203
3,3
70
1,1
24
0,4
3
0,1
6169
100
Effectif
Pourcentage
6260
7,6
11219
13,5
12420
15,0
20750
25,0
14386
17,4
9426
11,4
6535
7,9
1838
2,2
82834
100
  Tableau 1 - Répartition des entreprises du secteur des industries graphiques
(données 1999, UNEDIC, provisoire)

Les données économiques suivantes concernent les entreprises de code NAF 222, pour les plus de 10 personnes (FICG, [14, 49]). Leur chiffre d’affaires atteint 52 milliards de francs en 1998, dont 40 % par les entreprises de moins de 50 personnes et 42 % par les plus de 100 personnes (cf. Tableau 2 ci-dessous).

Nombre de personnes par entreprise

10-49 50-59 >100 Total
Chiffre d'affaires (1998) en MF
Pourcentage
20560
40
9917
19
21578
41
52055
100
Volume traité (1998) en kT
Pourcentage
451
15
470
15,5
2098
69,5
3019
100
Augmentation du volume imprimé de 1994 à 1999 en kT
Pourcentage
28
4,7
130
21,8
439
73,5
425
100
  Tableau 2 - Chiffres clés des industries graphiques
(plus de 10 personnes, année 1998 et 1999, données FICG)

Par ailleurs, la croissance en volume imprimé ces cinq dernières années (soit 597 kT) bénéficie principalement aux entreprises de plus de 100 personnes : 73,5 % de l'augmentation du volume imprimé leur revient. Les marchés concernés par cette hausse sont ceux à forts volumes, c'est-à-dire la presse magazine, la publicité et le conditionnement.

 
II-2 Le procédé offset en imprimerie     Sommaire

Parmi les procédés d’impression, l’offset est toujours largement majoritaire. Depuis 20 ans, sa part est toujours en légère augmentation. Elle passe en effet de 73 % du volume imprimé en 1980 à 80 % en 1998. Dans le tableau 3 figure la répartition actuelle des procédés d'impression dans le labeur, pour l'année 1999 et dans les entreprises de plus de 10 personnes.

  Offset-bobine Offset feuille Héliogravure Typographie Autres
Pourcentage du volume imprimé 54 % 26 % 17 % 2 % 1 %
  Tableau 3 - Répartition des procédés d'impression (source FICG)

Non seulement l'offset est le procédé majoritaire, mais la croissance de tonnage imprimé revient majoritairement à l'offset sur machines rotatives et aux machines feuilles grand format (voir la note en bas de page). En 1999 et 2000, 14 machines rotatives avec sécheurs ont été installées en France. Dans le cas des machines feuilles, 1421 groupes ont été installés en 1999, majoritairement en moyens et grands format et avec 4 à 6 couleurs. Pour l’année 2000, les prévisions font état d’une forte demande pour des machines feuilles grand format, au-delà de 8 couleurs.

L’impression offset est largement employée pour la réalisation de nombreux produits : livres, périodiques, brochures, emballages, étiquettes… La gamme de tirage s’étale de quelques milles à quelques dizaines de milles pour les machines feuilles à feuilles et centaines de milles pour les machines rotatives à bobines, pour une qualité d'impression élevée.

Procédés d'impression
  Figure 1 - Procédés d'impression (source : GATF, 1999)

Cette étude porte sur le domaine de l'offset labeur, c’est-à-dire à l’impression des produits par le procédé offset qui ne font ni partie de la presse (quotidiens, etc.) ni des travaux de ville (cartes de visite, etc.). Cela comprend donc les imprimés réalisés sur presses à feuille et sur rotatives avec sécheurs : magazines, revues, brochures, catalogues, calendriers, livres… y compris leur couverture.

 
II-3 Quelles encres pour quels produits ?     Sommaire

L'offset est un procédé très répandu pour de nombreux produits, grâce à sa grande diversité d'emploi qui fait son intérêt. La gamme d'encres proposée par les fournisseurs étant très large, il est possible de trouver une encre adaptée à chaque produit. On ne parle plus d'encre universelle, ce concept est aujourd'hui remplacé par une encre adaptée au produit à imprimer et au procédé choisi. En effet, l'épaisseur d'encre étant très fine (de l'ordre du micron comparé par exemple à la sérigraphie qui en dépose quelques dizaines), il faut compenser les défauts liés à cet aspect par d'autres qualités et créer des gammes d'encres spécifiques à l'utilisation qui en est faite.

Exemples :
    l'impression d'une affiche était réservée à la sérigraphie, l'épaisseur apportant une certaine résistance à la lumière. Aujourd'hui les fournisseurs proposent en offset des gammes très résistantes à la lumière permettant de couvrir ce marché ;
  des encres très brillantes peuvent supprimer l'étape de dépose d'un vernis ;
  les encres UV permettent un façonnage très rapide après impression car le séchage est instantané.

D'autre part, des encres qui ont été créées pour des besoins bien particuliers, comme les encres UV, trouvent petit à petit des applications sur des produits plus classiques. Les encres UV par exemple sont utilisées pour les brochures, plaquettes, livres pour enfants, formulaires, publicités, étiquettes, couvertures de magazines, emballage alimentaire, emballage de luxe… [15, 16]. Elles sont aussi employées sur les rotatives petites laize pour les imprimés de type marketing direct ou sur des supports fermés (compacts-discs, cartes magnétiques ou à puces).

C'est également le cas des encres waterless, qui peuvent être utilisées pour l'impression des mêmes produits que les encres conventionnelles. Elles existent en version quickset et heatset, ce qui permet de les appliquer pour tous types de travaux. De plus, certaines machines sont conçues aujourd'hui sans système de mouillage : la Quick-Master DI chez Heidelberg, la 74-Karat de Karat Digital Printing ou la Cortina chez KBA. Cela implique l'emploi exclusif de ce type d'encre.

 
II-4 Structure des fabricants d'encre     Sommaire

Au niveau mondial, les 4 plus importants fabricants d'encres sont Sun Chemical (du groupe Dainippon Ink and Chemicals ; Japon) ayant 33 % du marché mondial tous types d'encres confondus, puis Toyo Ink (environ 10,4 %), le troisième étant Flint/Manders (8 %), et le quatrième Sicpa (5,3 %). Coates Lorilleux, racheté par Sun Chemical, représente environ 6 % du marché [23].

En France, les sociétés fabriquant des encres d'imprimerie sont très anciennes. La première en France est née en 1818. Elle s'appelait Pierre Lorilleux et s'était donné pour mission d'aider les imprimeurs qui, à l'époque, avaient besoin d'améliorer leur technique, non seulement par les machines mais aussi par les matériaux employés. Le nombre de ces sociétés a ensuite beaucoup augmenté mais aujourd'hui la tendance est au regroupement.

En France, le nombre de fabricants d'encres pour machines offset feuilles et rotatives avec sécheurs se réduit comme une peau de chagrin. Il n'en reste aujourd'hui que cinq qui se partagent le marché : Sun Chemical (avec Coates Lorilleux), Sicpa, BASF, Brancher, Campion.

D'autres fournisseurs tels que Manders Premier (racheté par Flint début 1998), Siegwerk, Huber, Van Son, Trenal, Gbr Schmidt passent par des distributeurs mais n'ont pas d'unité de fabrication en France.

   

Les parts de marché concernant les ventes d'encres offset feuilles sont estimées à 30 % pour Sun Chemical et Coates Lorilleux, 22 % pour BASF, 19 % pour Sicpa, 15,5 % pour Brancher et 11 % pour Huber [23].

 

En ce qui concerne les encres pour rotatives avec sécheurs, les quatre principaux fabricants suivants se partageraient la plus grosse part du marché français : Sun Chemical et Coates Lorilleux, avec près de 66 % du marché, BASF avec 15 %, Huber (8 %) et Manders/Flint avec 7 %.

Note :  il est d'usage courant d'appeler "grand format" les formats de feuille supérieurs à 70 x 102, "moyen format" les formats proches de 50 x 70 et enfin "petit format" les formats inférieurs.
 
 
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