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Les blanchets
Lionel Chagas - EFPG
(octobre 1997)
V - Les défauts engendrés par les blanchets
 
V-1 Inventaire des défauts     Sommaire

L'objectif principal du travail étant de juger de l'imprimabilité des blanchets, nous avons fait un inventaire des défauts engendrés par ce matériau et les causes associées les plus souvent envisagées. La liste de ces causes n'est pas exhaustive.

Phénomènes Définition Causes possibles
Moutonnage Aspect irrégulier d'un aplat Blanchet usagé, blanchet glacé
Temps de retour trop faible
Perte d'épaisseur trop importante
Blanchet "trop" compressible
Doublage Dédoublement de l'impression Blanchet mal tendu
Mauvais rapport circonférentiel des cylindres
Engraissement Élargissement du point de trame Blanchet et habillage trop souple, trop compressible
Faible Impression comportant des zones mal imprimées Blanchet enfoncé, épaisseur irrégulière
Jaspage Aplats irréguliers et zonés Blanchet usagé ou glacé
Perte d'épaisseur trop importante
Temps de retour trop faible
Longueur d'impression Image imprimée trop longue ou trop courte Mauvais rapport circonférentiel des cylindres
Pétouilles Défaut d'impression sous forme de points ou de cercles Blanchet "trop" amoureux de l'encre
(utilisation de solvants inadéquats pour les lavages)
Rugosité trop faible
Blanchet trop compressible
Points galeux Points irréguliers et mal imprimés Blanchet usagé, gonflé
Gonflement total ou partiel dû aux solvants
Perte d'épaisseur trop importante
Temps de retour trop long
Repérage défectueux Les différentes couleurs ne se superposent pas correctement Blanchet mal tendu
Mauvais rapport circonférentiel plaque/blanchet
Stries Bandes horizontales correspondant aux dents des couronnes Blanchet mal tendu
Blanchet trop dur
Impression fantôme Apparition d'une image identifiable sur l'imprimé qui ne figure pas sur la forme imprimante Gonflement total ou partiel dû aux solvants de nettoyage ou aux solvants des encres
Arrachage Le papier est déformé, la couche de papier s'en va par plaque Blanchet trop "amoureux" (solvants ou rugosité trop faible)
Mauvais rapport circonférentiel plaque / blanchet
Qualité subjective évaluation de la qualité d'impression par un jury comportant plusieurs personnes Les blanchets ayant une dureté de surface trop faible donnent de moins bon résultats
Qualité d'impression jugée à partir du contraste relatif   Une faible rugosité donne un contraste relatif légèrement meilleur
 
V-2 Évaluation des performances par densitométrie     Sommaire

Pour évaluer la qualité de transfert d'une image en pratique, on utilise souvent un densitomètre. Beaucoup de renseignements peuvent être tirés des barres de contrôle, disposées en queue de feuille, ou de formes test élaborées spécialement pour caractériser tel ou tel matériau ou telle machine...

On peut comparer le comportement des différents types de couches compressibles par l'intermédiaire du contraste relatif par exemple. Les résultats présentés sur la figure ci-dessous ont été établis par la société Dunlop. Ils mettent en évidence l'importance du type de couche compressible utilisé. On peut constater des valeurs de contraste relatif plus ou moins fortes. Les meilleurs valeurs de contraste sont obtenues lors des fabrications par introduction de microsphères dans l'élastomère ou par le procédé d'air soufflé : 0,66. D'autre part on peut remarquer que certains blanchets ont une aptitude plus importante à accepter les variations d'épaisseur ou de pression. En effet, pour les blanchets fabriqués par le procédé d'air soufflé, une augmentation de pression plaque/blanchet engendre une perte de qualité de transfert alors que ceux fabriqués par introduction de microsphères présentent une remarquable constance lors de l'impression.

Contraste relatif

La valeur du contraste relatif se détermine par mesure des densités de l'aplat et d'un tramé dans les trois-quarts de tons :

C = (Daplat - Dtramé(70 à 80 %)) / Daplat

Le meilleur transfert correspond à la plus forte valeur de contraste relatif.

 
 
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