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Les blanchets
Lionel Chagas - EFPG
(octobre 1997)
II - Constitution d'un blanchet

 

II-1 Les grands types     Sommaire

Il existe sur le marché deux grands types de blanchet :

    les blanchets dits "classiques" ou "conventionnels" ;
  les blanchets dits "compressibles", d'une utilisation plus récente.

En fait, tous les blanchets possèdent une certaine compressibilité. En effet, lors de la fabrication on retrouve toujours inclus, dans les toiles ou les mélanges, une certaine quantité d'air. La distinction vient du fait que dans les blanchets dits  "compressibles", on augmente artificiellement la compressibilité par injection d'un gaz dans une ou plusieurs couches intermédiaires du complexe caoutchouteux.

On peut également distinguer les blanchets en fonction de leur système d'attache :

    les blanchets autocollants sont collés directement sur le cylindre. Ils sont généralement destinés à reproduire une forme imprimante sans fin, dont le but est de minimiser les pertes de blanc d'impression, et d'avoir des cadences plus importantes. Les blanchets autocollants peuvent également être imposés par la taille réduite des cylindres ;
  les blanchets non-autocollants, qui restent les plus répandus sur le marché.

Parmi ces derniers, ont été récemment mis au point des blanchets tubulaires qui se glissent dans le bâti de la presse en moins de trente secondes. L'avantage de ce système, qui entraîne la disparition des gorges des cylindres porte-plaques et porte-blanchets, réside dans la diminution des vibrations importantes à grande vitesse (pouvant conduire à la formation de stries transversales), et dans la diminution de la taille du blanc d'impression qui ne dépasse pas 1,6 mm.

 
II-2 Description de la structure     Sommaire

D'une manière générale, un blanchet comporte :

    une carcasse destinée à assurer les performances mécaniques ;
  une couche de surface (ou couche décalcographique, ou encore appelée TOP), chargée d'apporter les performances de transfert ;
  une couche compressible (pour les blanchets de ce type uniquement) ;
  une structure d'assemblage des différents éléments(cf. figure 3), comme par exemple un ensemble avec deux couches compressibles, une couche compressible disposée entre deux toiles, une carcasse contenant deux, trois toiles ou davantage, etc.
Structure d'un blanchet
Figure 3 - Structures de blanchet
 
II-3 La carcasse     Sommaire

C'est elle qui assure la majorité des propriétés mécaniques du blanchet. Elle est composée d'un assemblage de couches de tissus enduits de dissolution (la dissolution est constituée d'un mélange de caoutchoucs naturels, synthétiques, de charges : soufre, craie, etc.). L'ajout de solvants forts comme le toluène permet d'obtenir une dissolution pâteuse qui est déposée sur les tissus à l'aide d'une machine d'enduction.

Les tissus, qui sont réalisés par des tisserands et qui peuvent être également appelés plys ou plis, sont soumis à des contrôles sévères. Leur caractéristiques principales résident dans leur :

    composition : naturel (coton) / synthétique / mélange ;
  résistance à la rupture ;
  allongement ;
  nombre de fils, maille, diamètre de fil ;
  épaisseur et tolérance d'épaisseur ;
  masse au mètre carré ;
  régularité quant aux trames et au tissage ;
  pouvoir absorbant.

Des contrôles sont effectués à la réception avant la mise en fabrication pour la réalisation du blanchet.

L'enduction des toiles pour blanchets est réalisée sur une machine appelée spreader (figure 4 ci-dessous).

Schéma d'enduction
Figure 4 - Enduction des toiles pour blanchets, schéma d'un spreader
 
II-4 La couche décalcographique      Sommaire

C'est la couche de surface, également appelée couche de transfert ou top ; elle est destinée à recevoir l'encre, tout en refusant au maximum la solution de mouillage, et à assurer son transfert dans les meilleures conditions possibles. Sa composition et son état de surface influent sur la qualité de la reproduction. La couche décalcographique est constituée d'un mélange en proportions variables de composés caoutchouteux à base, selon les cas, de :

    butadiène-styrène
  butadiène-nitrile
  isobutylène-isoprène copolymèrisés
  chloroéthylène-polysulfure copolymèrisés
  polyéthylène-propylène diamine (EPDM-UV)

À ces produits, on ajoute des charges diverses qui en augmentent la dureté (craie, noir de carbone, stéarine), des plastifiants, des agents colorants, des agents de protection pour augmenter la résistance à la lumière, des agents de vulcanisation, des accélérateurs de vulcanisation (soufre, oxyde de zinc).

L'incorporation de ces produits aux caoutchoucs de base se fait dans des cylindres mélangeurs. Le mélange se fait à forte pression et à température régulée pour assurer une répartition homogène et uniforme des différents composants.

 
II-5 La couche compressible     Sommaire

Dans le cas des blanchets compressibles, l'adjonction d'une ou plusieurs couche(s) poreuse(s) augmente de façon importante l'aptitude à la compression du complexe. Cette couche peut être introduite entre deux plys ou entre la couche de surface et un ply faisant partie de la carcasse.

Plusieurs technologies permettent d'obtenir la porosité voulue pour cette couche. Les plus importantes sont les suivantes :

    Le procédé d'air soufflé. On insuffle de l'air, ou un gaz inerte, à l'intérieur d'une pâte d'élastomère afin d'obtenir dans la couche des alvéoles fermées correspondant chacune à une bulle de gaz.
  Incorporation dans la pâte d'un agent chimique de gonflement sous forme de granulés que l'on disperse par brassage. Sous l'effet de la température et de la pression, l'agent incorporé augmente fortement de volume et crée une alvéole remplie de gaz à l'emplacement de chaque granulé.
  Introduction dans la pâte de micro-billes contenant de l'air. La répartition de ces micro-sphères se fait par malaxage. On les fait ensuite éclater par augmentation de la pression. Une bulle d'air se substitue alors à l'emplacement de chaque bille.

Ces trois premières techniques permettent d'obtenir des couches à alvéoles séparées. Les deux suivantes permettent d'obtenir des cellules qui communiquent entre elles&nbps;:

    Le procédé à lavage de sel (ou sels fondus). On fait fondre des sels sous l'action combinée de la chaleur et de la vapeur.
  Le procédé par assemblage de fibres, naturelles ou synthétiques, enduites, qui forment une sorte de matelas.
 
 
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