Contrat d'Étude Prospective des Industries de la Communication Graphique en Rhône-Alpes Juillet 1998
Rapport Document du GIRISE, mis en ligne par le CERIG
Chapitre 6 La formation initiale et l'accès des jeunes à l'emploi

Les formations initiales aux métiers des industries de la communication graphique


LES ÉTABLISSEMENTS DE FORMATION INITIALE EN RHÔNE-ALPES : LYCÉES, CFA & ÉCOLE D'INGÉNIEURS

Rhône-Alpes compte 4 établissements de formation initiale : une École Nationale d’Ingénieurs et 3 lycées (dont un privé sous contrat, à la fois lycée et CFA) préparant les diplômes de FI de l’Éducation Nationale :

ÉTABLISSEMENTS STATUT VILLE
EFPG (École Française de papeterie & des industries graphiques)* École d’ingénieurs+CFA** d’ingénieurs Grenoble
Lycée technique & lycée professionnel André Argouges LP*** + Lycée technologique Régional Grenoble
LP Haubtmann LP St-Etienne
SEPR CFA** + LP sous contrat Lyon
École Nationale d’Ingénieurs.
**  Centre de Formation d’Apprentis.
***  Lycée Professionnel.
LES DIPLÔMES DE FORMATION INITIALE : DES MÉTIERS DES INDUSTRIES GRAPHIQUE PRÉPARÉS EN RHÔNE-ALPES

Rappelons la suppression de la plupart des CAP (sauf ceux de sérigraphie, de photographie et de communication graphique) et la création du nouveau BEP (options PFI et impression) puis du Bac Pro (mêmes options) à partir de la rentrée 93-94.

Le CAP "arts graphiques-dessinateur d’exécution en publicité" vient d’être remplacé par le CAP "dessinateur d’exécution en communication graphique" dont le référentiel est ambitieux pour un CAP. Il devrait préparer des professionnels "créatifs" de niveau analogue aux Bacs Pro PFI - ces derniers étant plus "pointus" dans le prépresse et maîtrisant mieux la chaîne graphique (cf. supra).

A cette rentrée 1998-1999, ces établissements prépareront donc à une large gamme de diplômes de l’Éducation Nationale correspondant aux métiers de la FAP 50 ou relativement proches. Ces diplômes vont du CAP et BEP au BTS et au titre d’ingénieur.

LES DIPLÔMES DE L'ÉDUCATION NATIONALE PRÉPARÉS EN RHÔNE-ALPES
( Figurent en italique les diplômes qui se trouvent hors du  "cœur de métier" des industries de la communication graphique)
NIVEAU   DIPLÔME ÉTABLISSEMENTS(S)
I/II Ingénieur Titre d'ingénieur IG EFPG Grenoble
III BTS BTS industries graphiques-productique graphique

Lycée Argouges
SEPR (rentrée 97)*

BTS industries graphiques-communication graphique Lycée Argouges
BTS photographie SEPR
BTS communication visuelle (BTS tertiaire) divers lycées (tertiaire)
BTS packaging Lycée J-P Sartre (Bron)
IV Bac Pro Bac Pro impression

LP Argouges
SEPR
LP Haubtmann (rentrée 97)

Bac Pro PFI

SEPR
LP Argouges
LP Haubtmann (rentrée 98)

Bac Pro artisanat & métiers d’arts (option comm. graphique)

LP Argouges
SEPR
Lycée privé Ste-Marie (St-Etienne)
Lycée du Premier Film (Lyon-8)**

Photographie

SEPR
Lycée privé Ste-Marie

V BEP BEP impression

LP Argouges
LP Haubtmann
SEPR

BEP PFI

LP Argouges
LP Haubtmann
SEPR

CAP Sérigraphie

SEPR***
Lycée Arbez-Carme (Oyonnax)

Conducteur machine automatisée reliure-brochure industrielle SEPR****
Photographie SEPR
CAP Arts graphiques-dessinateur d’exécution en publicité¤ Lycée Argouges
CAP dessinateur d’exécution en communication graphique¤¤

SEPR
Lycée du Premier Film (Lyon-8)**

Uniquement en alternance.
**  Le lycée Marie Vidalenc,  initalement cité pour cette formation,
est devenu le lycée du Premier Film (info du 9/1/2001).
***  Pas de section ouverte actuellement.
****  Uniquement enseignement général et professionnel.
¤  CAP supprimé (ancien référentiel).
¤¤  CAP qui remplace le précédent (nouveau référentiel).

Toutes les formations SEPR peuvent être faites en alternance (Contrat d’Apprentissage ou Contrat de Qualification), sauf le CAP de sérigraphie (uniquement en CQ). Par ailleurs, les régions voisines offrent des formations n’existant pas en Rhône-Alpes (CAP CMAT* au CFA de Carpentras), mais aussi des formations analogues (Bacs Pro PFI/impression à Clermont-Ferrand, BEP à Dijon). Cela pourrait "concurrencer" les établissements rhônalpins pour le recrutement en alternance et pour l’accueil en entreprise (déjà difficile).

Conduite de machine automatisée de transformation.

Enfin, il existe de nouvelles formations post-BTS - notamment pour la qualité (EFPG). Certaines formations n’existent qu’en région parisienne (École Estienne, Lycée Maximilien Vox, École des métiers de l’image). Elles sont très spécialisées (ex: reliure d’art) ou concernent des métiers éloignés des industries de la communication graphique proprement dites (NAF 222CEG), comme la formation post-Bac+2 de concepteur-réalisateur multimédia ou le CQP d’assistant-réalisateur multimédia. De nombreux organismes mettant en place des formations de ce type, faisant craindre une "surproduction" de personnels de compétences inégales, comme cela s’est passé pour la PAO.

UN APPAREIL DE FORMATION INITIALE CORRECTEMENT DIMENSIONNÉ : PLUS DE 400 JEUNES PRÉPARANT LES DIPLÔMES DE L'ÉDUCATION NATIONALE

En Rhône-Alpes, à la rentrée 1996, plus de 400 jeunes préparaient un diplôme de l’EN , dont près de 250 BEP, 100 Bac Pro, un peu moins de 60 BTS. Ces effectifs sont en baisse depuis 1994, mais les BEP se maintiennent (du fait de la disparition du CAP) et le nombre de Bac Pro a augmenté (essentiellement par poursuite d’études après BEP), les BTS restant à un niveau stable. Le nombre de jeunes préparant un Bac Pro (à partir de la rentrée 98 à Haubtmann) et un BTS (depuis la rentrée 97 à la SEPR) devrait augmenter en 98-99.

UNE CENTAINE DE DIPLÔMÉS SORTANT VERS L'EMPLOI APRÈS FORMATION INITIALE
MOINS D'UNE CINQUANTAINE DE SORTANTS DE BAC PRO EN 2000

Ce "stock" de plus de 400 élèves en FI "produit" environ 200 candidats par an et 150 diplômés dont une centaine sortant en fin de formation vers l’emploi. Ce "flux" est relativement constant ces dernières années, mais masque le "basculement" des CAP vers les BEP et la poursuite d’études du BEP vers le Bac Pro. Pour le Bac Pro, niveau de référence actuel pour le recrutement des opérateurs, la "montée en régime" du Bac Pro à Haubtmann devrait conduire à un flux annuel de diplômés en fin de formation de l’ordre de 40 à 50 jeunes.

Ce flux est globalement cohérent par rapport aux besoins de la branche - recrutant environ 200 salariés supplémentaires par an actuellement, dont plus de la moitié de non-débutants (cf. supra). Mais le déséquilibre PFI/impression (au détriment de cette dernière) subsiste avec l’ouverture de nouvelles sections en Rhône-Alpes (et dans les régions voisines).

Le nombre de sortants de Bac Pro en impression est encore insuffisant. D’autant plus que les jeunes (surtout en alternance) sont souvent d’origine extérieure à la région et en repartent en fin de formation. Il semble indispensable de renforcer les effectifs en Bac Pro impression. Diverses possibilités existent : inciter plus de jeunes de "bon niveau" à choisir la filière impression dès le BEP, réorienter des jeunes sortant de BEP PFI vers l’impression, attirer plus de jeunes d’autres filières vers ce Bac Pro.

UN PROBLÈME DE CAPACITÉ D'ACCUEIL EN ENTREPRISE POUR LE JEUNES EN FORMATION
LE DÉSÉQUILIBRE ENTRE PFI & IMPRESSION

Si l’appareil de formation initiale en Rhône-Alpes est correctement dimensionné (malgré un déficit pour les Bacs Pros impression), deux problèmes se posent :

 

l’accueil des jeunes en entreprise, en alternance (CA ou CQ) et en PFE* qui sature déjà les capacités des entreprises (sauf à en mobiliser de nouvelles) et limite structurellement les effectifs en FI ;

en BEP, on constate un déséquilibre entre les formations PFI et celles en impression où les débouchés sont plus importants.

Période de formation en entreprise pour les élèves sous statut scolaire
PEU DE COMPLÉMENTS :FORMATIONS COMPLÉMENTAIRES D'INITIATIVE LOCALE & MENTIONS COMPLÉMENTAIRES

Il n’existe pas en Rhône-Alpes de MC pour les industries graphiques et seulement une seule FCIL (de niveau III création multimédia, post-BTS). Mais 2 autres formations sont préparées par les établissements de FI :

Formation qualifiante PAO SEPR
Formation post-BTS connaissance et qualité de la chaîne graphique EFPG
DES PERSONNELS À ADAPTER OU REQUALIFIER, MAIS ENCORE PEU DE CERTIFICATS DE QUALIFICATION PROFESSIONNELLE

Les CQP sont peu utilisés en Rhône-Alpes, alors qu’ils répondraient à un besoin de consolidation et de validation des compétences acquises par le personnel en place (cf. supra) - voire à une spécialisation de jeunes sortant de FI*. Seulement 5 CQP sont ou ont été préparés :

Conducteur de machines à imprimer d’exploitation simple offset
Conducteur de machines à imprimer d’exploitation complexe offset feuilles
Opérateur PAO
Opérateur système texte-image
Agent technico-commercial des industries graphiques**
Sur les CQP dans différentes branches, voir : Céreq Bref n° 142, mai 1998.
**  Formation réalisée en 1993-1994 et 1994-1995, reconduite en 97-98.

D’autres CQP sont référencés au titre de la branche (accord paritaire du 14/9/93), mais non préparés actuellement en Rhône-Alpes :

tableau
Conducteur de rotative d’exploitation simple offset continu
Conducteur de machines à imprimer d’exploitation complexe flexographie
Conducteur de machines à imprimer d’exploitation complexe héliogravure*
Agent de fabrication deviseur
Conducteur d’encarteuse-piqueuse
Conducteur chaîne de brochage
il n’existe pas d’impression en héliogravure en Rhône-Alpes.
UN DÉCALAGE PAR RAPPORT AUX BESOINS DES ENTREPRISES : PLUS DE JEUNES TITULAIRES DU BAC PRO, MOINS DE BEP PFI

En prépresse, le niveau minimal actuel est le Bac Pro correspondant à des opérateurs système, capables d’intervenir sur l’ensemble de la chaîne du prépresse.

C’est essentiellement en PFI que se pose la question du devenir d’une partie des jeunes entrant en BEP (souvent avec un niveau insuffisant pour la PFI) qui, même s’ils réussissent à l’examen (taux d’échec important) ne pourront pas poursuivre vers le Bac Pro. Toutefois, des débouchés semblent possibles à l’extérieur dans l’édition et la reprographie intégrées des entreprises et institutions : en 1990, la moitié des emplois de la FAP50 se trouvaient dans d’autres secteurs que les 3 NAF 222 C, E et G (cf. supra).

Comme tous les professionnels et leurs partenaires s’accordent sur un excès relatif de BEP PFI par rapport aux BEP impression, la question d’un rééquilibrage se pose. On peut penser à une réorientation de jeunes initialement attirés par la PFI (ou plutôt par la PAO, au début).

Toutefois, il sera difficile de " rééquilibrer " les proportions relatives de la PFI (intrinsèquement plus attractive pour les jeunes) et de l’impression. Il devrait encore y avoir une surproduction relative de sortants de PFI (avec et sans diplôme) trouvant difficilement des débouchés dans l’imprimerie (pour les BEP), alors que celle-ci trouvera plus difficilement les conducteurs diplômés (surtout Bac Pro) dont elle a besoin.

LA SORTIE DE BEP VERS LA VIE PROFESSIONNELLE : POSSIBLE EN IMPRESSION, À CERTAINES CONDITIONS

En impression par contre, les sortants de BEP peuvent travailler immédiatement (après initiation au matériel et aux habitudes de l’entreprise) - du moins sur des "mono"* ou 2 couleurs. Les jeunes en alternance sont évidemment mieux préparés : les entreprises les embauchent assez souvent** à l’issue de leur formation. Les établissements de formation reçoivent d’ailleurs un flux significatif d’offres en impression (faisant souvent référence au "CAP" disparu et regretté) pour de "bons" conducteurs 2 couleurs.

offset à 1 seule couleur (généralement : impression noir sur blanc).
**  proportion impossible à estimer d’après les données disponibles actuellement.

Les limites des sortants de BEP impression sont moins le passage à une 4 couleurs (sur laquelle ils seront au mieux "margeur", plus probablement "receveur") que leur manque de bases pour évoluer vers la polyvalence et l’autonomie exigées d’un conducteur offset à 4 groupes ou plus. D’autre part, ni les jeunes, ni les entreprises n’envisagent normalement d’embauche avant 18 ans (hormis les apprentis). D’où la logique de poursuite vers le Bac Pro pour une majorité de sortants de BEP.

Une réponse possible pourrait être la mise en place de MC ou FCIL pour rendre ces sortants de BEP "opérationnels" dans des secteurs proches (reprographie, bureautique). Certains pourraient devenir des opérateurs polyvalents du cartonnage et de la finition - à condition d’accepter de travailler comme conducteur de machine et de faire de la manutention.

Ces formations complémentaires (comme la préparation de CQP) ne pourraient-elles pas être étalées dans le temps en fonction du travail en entreprise, souvent irrégulier ou saisonnier ? On pourrait ainsi utiliser les périodes de faible activité durant lesquelles l’absence du salarié ne crée pas de difficultés.

DEMANDE SOCIALE & DÉBOUCHÉS PROFESSIONNELS
LA STRATÉGIE DES JEUNES : UN CURSUS D'APPRENTISSAGE DU BEP AU BAC PRO

Les établissements de FI constatent qu’une majorité de jeunes ayant le BEP cherchent à poursuivre en Bac Pro (dans la limite des places disponibles). Il est fréquent que l’alternance suive une formation scolaire, le cas-type étant le Bac Pro après BEP. Les investigations confirment que le niveau normal de recrutement est maintenant le Bac Pro (surtout en PFI), bien que des sortants de BEP impression puissent travailler en entreprise. Mais la poursuite d’études en Bac Pro après le BEP reste une question complexe, sans solution évidente.

La thèse est que le BEP est normalement un diplôme débouchant sur l’emploi, d’autant plus qu’une forte proportion (de ¼ selon les uns à la majorité selon les autres) de sortants de BEP ne peuvent pas prétendre à un Bac Pro. D’après le référentiel de diplôme, le BEP permet l’entrée dans la vie active, du moins en impression (mono et 2 couleurs) comme aide-conducteur ou conducteur de machine à imprimer d’exploitation simple - bien que les entreprises exigent de plus en plus le niveau du Bac Pro (voir la fiche métier # 7).

L’antithèse considère que la demande des jeunes porte massivement sur une scolarité en 4 ans (BEP + Bac Pro), le BEP étant d’abord la propédeutique du Bac Pro. Les établissements de FI (notamment ceux de l’Éducation Nationale) considèrent qu’ils ont pour mission de répondre à cette demande et d’amener le maximum de jeunes au niveau IV. De plus, cette possibilité d’un cursus sur 4 ans est un facteur d’attractivité et de choix pour les jeunes. En tout état de cause, le recrutement des Bacs Pros (que ce soit en PFI ou en impression) se fait très majoritairement parmi les sortants de BEP de la filière et d’abord au sein de l’établissement.

Voir le rapport de la première phase (étude préalable de cadrage), page 34.
LE BAC PRO APRÈS D'AUTRES BACCALAURÉATS OU BACS PROS ?
LA MAÎTRISE DE LA CHAÎNE GRAPHIQUE PAR LES SORTANTS DU BAC PRO

Les établissements pratiquent exceptionnellement l’admission en Bac Pro des industries de la communication graphique de bacheliers ou d’autres Bacs Pros. Cela ne peut être que marginal, compte tenu de la très forte demande de sortants des BEP des industries de la communication graphique. Il devrait être possible de faire à titre expérimental un Bac Pro PFI en 1 an en complément d’un Bac Pro impression pour dominer complètement la chaîne graphique (expérience menée par un lycée parisien) et répondre à la convergence de la PFI et de l’impression lors du passage au "tout numérique".

Dans la mesure où le Bac Pro est un diplôme final de formation initiale (la poursuite d’études vers un BTS étant rarissime), il faudrait que les jeunes sortants de Bac Pro (notamment en impression) soient "concurrentiels" avec les opérateurs embauchés au niveau Bac STI ou BTS (cf. infra) - notamment pour les métiers polyvalents de l’impression ("conducteurs de machines d’impression complexe", cf. la fiche métier # 6).

La profession (GIRISE et représentants des salariés) considère que les CQP sont en principe destinés au personnel des entreprises et n’ont pas vocation à être (sauf exception) une formation initiale à la suite d’une autre (ex: CQP après BEP ou Bac Pro). Par conséquent, un CQP ou une FCIL après le Bac Pro n’ont de sens que pour apporter des compétences non encore prévues dans le référentiel de diplôme : par exemple, pour le multimédia en complément du Bac Pro PFI ou l’impression flexo en complément de la formation du Bac Pro impression (en offset). Par contre, il serait intéressant de permettre à de jeunes professionnels de "bon niveau" de faire un BTS (productique graphique) en alternance après quelques années de pratique, certains pouvant alors devenir commerciaux sédentaires ("chefs de fabrication").

DES RECRUTEMENTS DE PLUS HAUT NIVEAU DE FORMATION INITIALE
ÉLEVER LE NIVEAU DE RECRUTEMENT : DES RISQUES DE "SURQUALIFICATION" ?

Les réunions thématiques ont donné lieu à débat à propos de l’éventuelle "surqualification" que constituerait l’embauche de bacheliers (généralement STI) - a fortiori de BTS pour des postes de conducteurs offset (rotatives 5 à 9 couleurs très robotisées). Dans les industries de la communication graphique proprement dites, le niveau normal de recrutement est aujourd’hui au moins le Bac Pro impression. Les PME les plus importantes et les plus performantes semblent même préférer le recrutement de bacheliers (STI essentiellement) voire de BTS industriels (hors industries graphiques le plus souvent). C’est pourquoi le BEP fait problème puisqu’une partie importante des sortants de BEP ne peuvent poursuivre en Bac Pro avec de réelles chances de réussite.

Il conviendrait de faciliter leur entrée dans la vie professionnelle (cf. supra) en impression, dans des activités proches (reprographie, etc.) ou en finition (qui manque d’opérateurs et OS). Dans ces 2 derniers cas, on pourrait envisager des MC ou FCIL.

DE PLUS EN PLUS DE BTS & DUT DANS LES INDUSTRIES GRAPHIQUES, Y COMPRIS COMME CONDUCTEURS

Le recrutements de BTS se pratique déjà à petite échelle pour les techniciens (notamment pour la gestion de production et l’informatique industrielle ou les réseaux). Il devient courant pour les conducteurs de rotos à 5 ou 9 groupes : de grosses PME recrutent à ce niveau des débutants (diplômés ou non) qu’elles forment sur site. Ils sont recherchés pour leurs capacités d’apprentissage et d’évolution future. Ces recrutements se font plutôt parmi d’autres BTS (notamment génie mécanique et productique) que parmi les sortants des 2 BTS de la branche.

En impression, on commence maintenant à voir en Rhône-Alpes des recrutements de sortants de DUT pour la conduite de grosses offsets. L’automatisation des matériels et l’informatisation en réseau rendent utiles des DUT disposant d’un "bon potentiel" pour évoluer. En prépresse, le recrutement de DUT semble moins prometteur. Cela correspond plutôt au domaine informatique réseaux.

Ces entreprises avancées techniquement et exceptionnellement équipées n’embauchent guère des sortants de Bac Pro et accueillent rarement des jeunes des métiers des industries graphiques en alternance (parfois en "stage"), elles ont souvent une image floue des FI (en CFA comme en lycée). Des jeunes de niveau BTS (y compris ceux n’ayant pas obtenu le diplôme) sont effectivement un "vivier" de recrutement.

Il faudrait voir comment elles pourraient mieux participer au dispositif de FI (du Bac Pro au BTS) de même qu’à la "veille" technologique et stratégique de la profession.

En tout état de cause, si la reprise (ou l’expansion) se confirme, ces entreprises devraient avoir plus de difficultés à attirer et fixer ces jeunes titulaires de BTS comme opérateurs : elles devront leur offrir une promotion à la mesure de leur formation et de leurs attentes, sauf à connaître une sorte "d’effet Péchiney" d’ici quelques années.*

Péchiney avait recruté des opérateurs de niveau III pour sa nouvelle usine de Dunkerque. Un conflit social s’est produit quelques années plus tard, ces opérateurs très polyvalents, compétents et autonomes demandant la revalorisation de leur situation.
DES BESOINS DE TECHNICIENS EN PRODUCTION GRAPHIQUE, MAIS PEU D'ENTREPRISES S'IMPLIQUENT

La SEPR a créé en 97-98 une formation de BTS de productique graphique en alternance. Après une première année de démarrage, l’intérêt des entreprises à cette rentrée 1998 (permettant d’espérer une dizaine de contrats) confirme ce besoin au niveau de la profession : peu d’entreprises ont des BTS et/ou ce type de fonction (gestion de production, informatique industrielle) traditionnellement assuré par la maîtrise "sortie du rang" ou.. le patron.

Les entreprises & les formations initiales
Les relations entre la profession & les établissements

LES ENTREPRISES & LES FORMATIONS INITIALES : DES CRITIQUES & DES ATTENTES

Les enquêtes ont fait ressortir certaines critiques ou demandes des entreprises à l’égard des formations initiales. Notamment sur :

 

les compétences des professeurs (enseignement professionnel) ;

l’équipement des LP et CFA ;

le décalage entre la formation en LP ou CFA et la réalité des métiers et le fait que les jeunes ne soient pas totalement et immédiatement opérationnels en sortant de FI ;

le niveau insuffisant des jeunes et la nécessité de bonnes bases pour évoluer plus tard, ou inversement le fait que les jeunes préfèrent poursuivre leurs études alors que les entreprises les recruteraient.

Ces critiques peuvent être entendues comme une attente à l’égard de la FI et des établissements. Elles traduisent un certain "déficit" des relations des entreprises de la branche avec les établissements et les enseignants, malgré les actions de la profession avec les établissements. Les réunions thématiques ont confirmé que les 3 établissements sont soucieux d’améliorer ces relations.

DES ÉTABLISSEMENTS DE FORMATION INITIALE ENCORE INSUFFISAMMENT ÉQUIPÉS ?
L'ACCÈS DES JEUNES AUX MATÉRIELS LES PLUS PERFORMANTS

Bien que les établissements se soient équipés et continuent à le faire, on a recueilli lors des enquêtes des critiques sur leur équipement. Il est évident que les établissements ne peuvent pas avoir du matériel dernier cri et le renouveler régulièrement. A fortiori pour les machines d’impression ou de finition récentes que leur coût et leur encombrement réservent à un petit nombre de "grosses PME". Il faudrait donc chercher des solutions pour mieux équiper les établissements ou faciliter l’accès des jeunes aux 4 couleurs grand format. Une autre réponse pourrait être la mise en place d’un simulateur (comme au CFA de Carpentras pour l’impression feuille à feuille et "roto").

On pourrait chercher avec des entreprises des modalités de mise à disposition de périodes de formation-démonstration à des équipes restreintes de jeunes (avec un double encadrement tuteur/professeur), avec un financement des coûts de cette opération pour l’entreprise comme pour les établissements. Des problèmes pratiques seraient évidemment à résoudre, notamment les moments d’accès à la machine en fonction de son usage par l’entreprise. Cela impliquerait une organisation et des horaires innovants pour les établissements et leurs élèves.

POUR UNE FORMATION PERMANENTE DES ENSEIGNANTS DE FORMATION INITIALE

Les responsables d’entreprise enquêtés ont parfois formulé des critiques à l’égard des enseignants des établissements, notamment sur leur indispensable "recyclage" en fonction des évolutions des technologies et matériels.

Cette formation permanente des enseignants nécessite des dispositions (pour les périodes en dehors de l’établissement) et des moyens (temps, remplacement, formation externe). Inversement, des enseignants peuvent apporter quelque chose aux tuteurs (notions de théorie, analyse des problèmes, procédures, etc.) et aux entreprises.

LA FORMATION INITIALE : PROGRAMMES & MÉTHODES
DES RÉFÉRENTIELS PERTINENTS À METTRE EN ŒUVRE AU MIEUX SUR LE TERRAIN

Dans l’ensemble, les partenaires et les professionnels des industries graphiques s’accordent sur le caractère pertinent des référentiels des diplômes de la branche. Cependant, en raison de la très rapide évolution des matériels et systèmes, le référentiel devrait être remis à jour - notamment avec le passage au "tout numérique". Cela relève bien entendu du niveau national et non régional.

L’élaboration des référentiels étant nationale, la priorité pratique au niveau régional est cette adaptation en fonction des évolutions des métiers et technologies et des possibilités de formation en établissement et en alternance.

DE PLUS EN PLUS D'ABSTRACTION ET DE THÉORIE DANS LA FORMATION INITIALE & DANS LE MÉTIER

L’imprimerie, longtemps métier empirique et concret (on manipulait des formes avec des caractères, puis des plaques, du papier..) devient un métier abstrait. Lorsque le passage au "tout numérique" sera achevé, le seul objet concret sera la feuille ou le rouleau avant et après impression : il n’y aura plus de plaque, seule l'épreuve* sera numérique**.

tirage soumis au client pour vérification avant l’impression, souvent dénommé " Chromalin TM" (tirage d’après film).
**  impression directe sans passer par un film ni par une plaque.

Les réunions thématiques ont montré qu’il y a un problème : des jeunes et, pire, des tuteurs ne voient pas l’intérêt de la "théorie" (ex : notions de physique pour comprendre la colorimétrie) et ne font pas la relation entre cette "théorie" apprise en classe et leur pratique (utilisation d’un densitomètre). Ils ne comprennent pas que l’établissement de formation "perde" du temps ou du papier - ce que l’on ne peut pas se permettre en entreprise. Cela pose la question des méthodes d’enseignement, mais aussi de la formation des tuteurs et de la relation entre tuteurs (en entreprise) et établissements.

Il faudrait préciser la part des " travaux pratiques " en lycée ou CFA et ce qui se fait en entreprise (au titre de l’alternance ou des périodes de formation des élèves sous statut scolaire) et l’expliquer aux élèves comme aux entreprises (surtout aux tuteurs).

DES JEUNES SOUVENT MAL ORIENTÉS & MAL INFORMÉS
INFORMER & ATTIRER LES JEUNES VERS LES INDUSTRIES DE LA COMMUNICATION GRAPHIQUE

D’une façon générale, les filières des industries de la communication graphique sont parmi les plus attractives, quel que soit le secteur (PFI ou impression). Dès le BEP, ce sont plutôt les meilleurs (ou les moins "mauvais") candidats aux divers BEP qui demandent les formations des industries graphiques - les "meilleurs" d’entre eux et la plupart des jeunes filles demandant la formation PFI : en BEP, le ratio premiers vœux*/nombre de places est à cette rentrée 98-99 supérieur à 1,4 en impression dans l’un des 2 LP publics, et vaut 3,4 en PFI.

établissement et section cités en 1er par les jeunes lors de leur demande d’orientation pour l’année suivante (fin de 3è pour les BEP).

L’attractivité des industries de la communication graphique est d’abord celle du prépresse, plus prestigieux (image d’activité de communication "hi tech"), alors que les besoins actuels et pour les années à venir sont des conducteurs offset. Pourtant les salaires en impression sont plus élevés et le conducteur offset sur une 4 couleurs dernière génération est un professionnel autonome et responsable, faisant un travail intéressant et dont le résultat est visible ; mais il reste fondamentalement un manuel se salissant encore un peu.

En plus d’un certain " déficit " d’information des jeunes, de leurs parents et de ceux qui les conseillent (enseignants, CIO)*, l’impression (comme la finition, inconnue du grand public) souffre d’une image passéiste, analogue à celle du "garage" d’antan.

le GIRISE a développé un effort important avant même la démarche du CEP

Sans disposer d’enquêtes sur l’image des industries de la communication graphique qu’ont les jeunes scolaires, on peut supposer que c’est le caractère industriel de l’emploi d’opérateur offset qui est en cause : travail manuel, dans une ambiance encore bruyante, où l’on se salit encore, avec de la manutention, des cadences déterminées par la machine, etc. Il serait illusoire et de toute façon inefficace de nier ces composantes de cet emploi. Mais il est possible de montrer que ce poste est moins pénible, moins bruyant et moins sale qu’on le croyait, que l’opérateur est quasiment aussi autonome que l’électricien du bâtiment sur son chantier, bien payé pour faire un travail bien fait et très "technique".

Les entreprises peuvent y contribuer, par exemple en améliorant la propreté des locaux et du matériel, les conditions de travail (ex : climatisation des locaux, installée lorsque le matériel et le papier l’exigent). Une démarche qualité peut en être l’occasion. Il restera de toute façon nécessaire de développer des réseaux et outils d’information "vendeurs".

POSITIONNEMENT DES JEUNES & TRONC COMMUN DE FORMATION
INTÉGRER LA CONNAISSANCE DE LA CHAÎNE GRAPHIQUE & LA CONVERGENCE DES MÉTIERS

Les réunions thématiques ont posé des questions (encore très ouvertes) concernant le positionnement des élèves entrant en FI, la mise en place de modules - voire d’un tronc commun à la PFI et à l’impression. Déjà les établissements pratiquent une information des entrants en 1ère année de BEP menant parfois à une réorientation.

Les changements techniques pourraient même poser la question d’un tronc commun à la PFI et à l’impression. Y seraient enseignées les connaissances de base communes aux 2 filières, à déterminer. L’évolution des formations a au contraire conduit à 2 BEP de plus en plus opposés préparant à des métiers qui se sont éloignés (autrefois, le  typo" composant à la casse savait imprimer) alors qu’ils convergent actuellement (cf. supra).

Cela pose donc à nouveau la question de l’évolution des référentiels de diplôme - la distinction entre les 2 options (PFI et impression) restant fondée : il n’est pas envisageable de fusionner PFI et impression - d’autant plus que les jeunes auront à acquérir de nouvelles compétences dans le cadre de leur option (ex : fonctions multimédia des logiciels prépresse).

La formation en alternance dans les industries graphiques : apprentis & jeunes sous statut scolaire

L’alternance (CA ou CQ) est une pratique répandue parmi les entreprises du secteur, mais autant pour d’autres métiers (surtout des commerciaux pour les CQ) que pour les métiers de la FAP50 (une quarantaine de CQ en 1995). Une cinquantaine d’apprentis terminent une FI en apprentissage, essentiellement au niveau V ; seule une minorité* cherche un emploi dans les industries de la communication graphique, les autres poursuivant leurs études (éventuellement en CQ) ou allant dans d’autres secteurs.

pas de données disponibles.
UNE PETITE MINORITÉ D'ENTREPRISES QUI FORMENT EN ALTERNANCE POUR LES AUTRES
LES "PASSAGERS CLANDESTINS"

La soixantaine d’entreprises qui forment des jeunes en alternance ont parfois le sentiment de former pour la grande majorité des entreprises qui ne forment pas (les "passagers clandestins" de la FI). Dans les industries graphiques, l’apprenti (ou le jeune en CQ) n’est certainement pas (s’il l’a jamais été) une main-d’œuvre à bon marché.

Les raisons de ne pas " prendre " des jeunes (en CA ou CQ) sont, dans l’ordre décroissant de fréquence :

 

La raison principale est classique et déjà bien connue*, c’est la difficulté d’intégrer et d’encadrer les jeunes. Des entreprises n’ont pas de matériel disponible. L’alternance coûte cher, les cadres n’ont pas le temps ;

la formation trop longue ou l’inadaptation de l’alternance (notamment en finition) ;

l’accueil de nombreux " stagiaires " qui saturent l’entreprise et les rythmes scolaires.

Voir l'étude du consultant sur l'évolution des métiers et des besoins dans la métallurgie en Savoie.

En effet, un grand nombre d’entreprises accueillent des "stagiaires" en tout genre (depuis des collégiens en fin de troisième jusqu’à des élèves ingénieurs), pas forcément des industries graphiques (ex : jeunes en formation bureautique ou commerciale) ; elles contribuent ainsi à la formation initiale d’autres branches, mais aussi des métiers transversaux des industries graphiques.

Pour les métiers des industries graphiques, une majorité d’entreprises préfèrent recruter des professionnels expérimentés (bien payés, mais opérationnels). Elles risquent maintenant de se heurter à la pénurie avec la poursuite des recrutements qui ont déjà largement puisé dans le personnel en place et parmi les demandeurs d’emploi "employables" (cf. infra).

IMPLIQUER PLUS D'ENTREPRISES DANS L'ALTERNANCE

La branche fait beaucoup pour impliquer le maximum d’entreprises dans l’alternance (en apprentissage ou en CQ comme en PFE), considérant que même des TPE ou artisans ne possédant que du matériel "basique" peuvent familiariser un jeune en première année de BEP avec le travail en entreprise. La profession a notamment mis en place une "charte de partenariat" cadrant les relations entre les entreprises et les établissements, formalisant les rapports tuteurs/enseignants. Elle organise des rencontres à l’occasion desquelles les tuteurs et leurs entreprises sont valorisés.

L'ORGANISATION DE L'ALTERNANCE & CELLE DE L'ENTREPRISE
LES JEUNES EN ALTERNANCE & LEUR PRÉSENCE EN ENTREPRISE

Les entreprises des industries graphiques ont de gros problèmes du point de vue des horaires (irréguliers, dépassements) qui rendent encore plus difficile l’accueil de jeunes en alternance qui ne doivent normalement pas faire d’heures supplémentaires et travailler selon un horaire déterminé. D’où le dilemme: le respect des règles, coûteux pour l’entreprise qui ne peut faire travailler l’apprenti quand elle en aurait besoin, est aussi une occasion manquée de formation pour l’apprenti qui n’est pas ou plus là au moment où il pourrait apprendre en travaillant. Les entreprises ayant souvent réduit leurs effectifs et travaillant en flux tendus ont plus de difficulté à accueillir les jeunes et à assurer le tutorat. De plus en plus, les entreprises mettent en place des équipes - organisation assez peu compatible avec la présence d’apprentis " trop intermittents " qui " font leurs heures ".

Il est peut-être possible de trouver d’autres solutions : par exemple, des CQ dont les périodes en centre de formation seraient réparties plus " à la carte " pour permettre aux jeunes d’être en entreprise quand celle-ci a besoin d’eux et qu’ils ont quelque chose à y apprendre.

ALTERNANCE & VOIE SCOLAIRE  : COMPLÉMENTAIRES POUR DES PUBLICS DIFFÉRENTS SELON LES NIVEAUX

Les enquêtes ont montré que, malgré des critiques nombreuses et diverses, comme toujours*, le bilan est massivement favorable - notamment du point de vue de l’intégration du jeune dans l’entreprise et de la pratique. L’alternance a souvent été une étape avant recrutement définitif.

Étude citée sur l'évolution des métiers et des besoins dans la métallurgie en Savoie.

Malgré la forte proportion d’enquêtés mettant en avant l’apprentissage, souvent présenté comme l’idéal en matière de formation initiale, les responsables professionnels comme les établissements de formation sont d’accord pour constater à l’expérience que l’alternance et la voie scolaire (avec ses périodes de formation en entreprise) sont complémentaires et non exclusives.

D’ailleurs, compte tenu des périodes de formation en entreprise, on peut considérer que tous les jeunes en FI sont en alternance. Mais cela pose le problème déjà signalé de la saturation des capacités d’accueil des entreprises qui reçoivent des jeunes - ce qui est plus une charge qu’une aubaine.

L'ACCUEIL DES JEUNES & LES RELATIONS AVEC LES ENTREPRISES : DES RELATIONS À DÉVELOPPER

Les enquêtes expriment une image assez négative (parfois caricaturale) des enseignants de CFA pour de nombreux responsables d’entreprises. Toutefois, la profession et le CFA ont cherché à développer et à formaliser les relations avec l’entreprise d’accueil - notamment avec les signataires de la "charte". Ces relations, fortes pour les apprentis en BEP, sont plus distendues en Bac Pro (en CQ), faute de financement de cette fonction. Les relations entre professeurs et tuteurs semblent toutefois s’améliorer en partant d’un niveau très bas. Parmi les difficultés pratiques, la dispersion des apprentis sur l’ensemble de la région.

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