Contrat d’Étude Prospective des Industries de la Communication Graphique en Rhône-Alpes Juillet 1998
Rapport Document du GIRISE, mis en ligne par le CERIG
Chapitre 4 Les fonctions, métiers & compétences du personnel des industries de la communication graphique en Rhône-Alpes
Les métiers & compétences du personnel recruté par les entreprises : des commerciaux, des conducteurs, des polyvalents du prépresse

Les besoins des entreprises se traduisent concrètement par des recrutements. Les secteurs pour lesquels les entreprises ont récemment recruté sont, par ordre d’importance :

 

les fonctions autres que la production (commercial, puis gestion et direction) (plus de 4/10 des recrutements) ;

l’impression (presque 1/4 des recrutements) ;

le prépresse (plus de 1/5 des recrutements) ;

la finition (1/8 des recrutements) ;

Les recrutements en cours ou projetés au moment des enquêtes (troisième trimestre 97) concernaient notamment :

 

des commerciaux ;

des conducteurs (offset ou finition) ;

des "créatifs" PAO (concepteurs, etc.) ;

de "nouveaux métiers" (ex : programmeur/informaticien) ;

Le besoin le plus souvent manifesté et le plus important (en volume) est celui des commerciaux. C’est une fonction actuellement insuffisamment (voire pas du tout ou très mal) pourvue, le commercial étant souvent assuré par le patron (ou un des patrons dans des entreprises familiales).

Nouvelles technologies, nouveaux métiers, nouveaux types de personnel ?

L’existence de nouveaux métiers, liés notamment aux nouvelles technologies reste encore marginale. Toutefois, pour les nouvelles technologies (notamment le multimédia et le traitement de fichiers numérisés) des entreprises recrutent de nouveaux types de personnel que l’on ne trouvait pas chez les "photograveurs" et les imprimeurs: cadres ou experts connaissant les logiciels, les arts graphiques, les réseaux, "créatifs" (issus notamment d’agence de "pub"), spécialistes multimédia.

Compétences & savoir-faire : une convergence vers un petit nombre de métiers polyvalents

DES MÉTIERS DISPARUS OU INTÉGRÉS À D'AUTRES : VERS UN MÉTIER PRINCIPAL TRÈS POLYVALENT & UNE CULTURE PROFESSIONNELLE ÉTENDUE

L’évolution vers une chaîne numérique intégrée du prépresse à l’impression va dans le sens d’une convergence vers un petit nombre de métiers*.

* Voir le schéma de la page 212 du CEP national.

En prépresse, on constate la convergence vers un seul métier très polyvalent de plusieurs métiers distincts auparavant : là où il y avait une personne faisant la "photocompo"* ou la "typo"** , puis un "photograveur", puis (encore en aval) un monteur/imposeur/copiste, l’ensemble des tâches tend à fusionner, le même professionnel mettant en oeuvre tous les matériels (scanner, imprimante d’épreuves, graveur de plaques) et logiciels (PAO, retouche photographique, imposition***). Il ne reste plus guère que 2 niveaux de compétence et de polyvalence.

composition dite " froide ".
**  composition dite " chaude ".
***  opération qui consiste à disposer les pages de façon à ce qu’elles se retrouvent dans le bon sens et dans l’’ordre une fois la feuille pliée en cahier.

On observe également une tendance à des recouvrements croissants avec la "communication graphique", ces professionnels (traditionnellement plutôt " créatifs ") intégrant le prépresse au moins jusqu’à l’"épreuvage"* (voire l’impression numérique en aval). D’après le référentiel, les futurs diplômés du nouveau CAP "dessinateur d’exécution en communication graphique" devraient être des professionnels "créatifs" de niveau au moins analogue aux Bacs Pro PFI.

* tirage d’une épreuve sur papier pour le " bon à tirer " de l’impression.

Mais les ex-photograveurs, compograveurs ou photocomposeurs restent largement employés et recherchés : ils ont la maîtrise des logiciels et "l’œil typo" (caractères, mise en page, couleurs), la connaissance de la chaîne graphique, notamment à l’aval (impression/finition). Les plus qualifiés ont évolué et peuvent encore évoluer avec les technologies (matériel, logiciels, produits).

En impression, le receveur* et le margeur** tendent à n’être plus qu’un opérateur offset (de niveau V au minimum, IV généralement) aidant un opérateur polyvalent responsable de la machine et de sa production - le margeur étant souvent un jeune en alternance. En effet, ses fonctions sont maintenant intégrées à la machine (montage automatique des plaques, réglages numérisés, etc).

aide qui manutentionne les cahiers ou bobines en sortie de machine.
**  aide conducteur qui prépare la machine, monte les plaques, fait les réglages et essais.

L’arrivée de nouveaux matériels (offset numérique, jet d’encre - notamment en grande largeur*) s’ajoutant aux copieurs numériques concerne plutôt des TPE ou petites PME du prépresse (issues de la PAO ou de la photogravure) que des imprimeurs. Ces matériels sont mis en oeuvre aussi bien par des professionnels des industries graphiques que par des "reprographes"** plutôt formés sur le tas que dans les filières de l’imprimerie.

permet d’imprimer directement des affiches, calicots, enseignes, bâches, etc.
**  les reprographes n’ont pas été vus.
L'AUTOMATISATION : L'IMPRIMERIE SANS PERSONNE ?
LE ROBOT OU L'ŒIL DU TYPO ?

Dans l’imprimerie, la tendance en "roto" est au passage à des machines fortement automatisées conduites par un conducteur polyvalent et un aide-conducteur également polyvalent. Il y a bien automatisation et informatisation de la préparation (lavage des blanchets, montage des plaques, réglages), de l’impression et de la manutention (chargement du papier, sortie des cahiers imprimés) : on n’a donc plus besoin d’un bobinier et d’un receveur par machine. En tout état de cause, la vitesse des nouvelles machines rend impossible les opérations manuelles traditionnelles.

En offset feuille à feuille (majoritaire dans les TPE/PME de la région), les nouvelles machines (2 ou 4 couleurs) fortement robotisées sont pilotées (au pupitre) par un seul conducteur nécessairement polyvalent et très bon professionnel qui n’a plus besoin d’un aide pour des opérations maintenant robotisées (ex: retournement de pile).

Des entreprises en faisant l’expérience rappellent le besoin, même pour un technicien travaillant sur un matériel entièrement informatisé (de type offset numérique) de connaître la colorimétrie, les différentes méthodes d’impression, les papiers, etc. La place des outils (matériels et, surtout en prépresse, logiciels) ne doit donc pas faire oublier l’importance des connaissances (typographie*, mise en page, caractéristiques du papier, des encres, etc) et des savoir faire - voire du "tour de main".

aussi bien l'art (au sens des "arts et métiers") des caractères et de la mise en page et des couleurs que des procédés d’impression.
LE "CŒUR" DE MÉTIER & LA "CONSCIENCE PROFESSIONNELLE"

En prépresse comme en impression, la branche et les formateurs font souvent référence à "l’oeil" du professionnel - renvoyant aussi bien à la connaissance des caractères (la typographie au sens restreint) qu’à la mise en page ou à l’utilisation des couleurs. Même en reprographie, les opérateurs doivent avoir ces connaissances. Il s’agit aussi du "bon sens professionnel" qui permet à un conducteur de repérer une anomalie et de la signaler avant de gâcher bêtement du papier et de l’encre (ex : recto et verso décalés, oubli de la quadrichromie sur une plaque, etc) et de perdre du temps (travail à refaire) - voire un client.

En prépresse et en impression numérique, le passage au tout-numérique pourrait permettre à des non-spécialistes de la typographie, de la mise en page et de la couleur de se débrouiller pour sortir des plaques - du moins le fichier numérisé. De même, le passage au CTP et l’automatisation des machines d’impression et de leurs réglages les rend utilisables par des conducteurs non-imprimeurs (ex : des jeunes de formation "productique" ou, au contraire, bureautique).

La branche et ses partenaires (notamment l’EN) devront redéfinir et faire évoluer ce "coeur de métier" des industries graphiques, aussi bien du point de vue de la formation que de la stratégie de la branche par rapport à d’autres qui peuvent la concurrencer sur ses propres marchés.

NOUVEAUX MÉTIERS OU MÉTIERS TRANSITOIRES ?

Dans les industries graphiques comme ailleurs, le repérage des nouveaux métiers n’est pas forcément évident. En effet, certains ne sont qu’une réponse occasionnelle à des besoins transitoires correspondant à des phases de l’évolution technique par "essais et erreurs" avant la stabilisation d’un nouveau "système technique".

C’est le cas de l’opérateur d’offset numérique de type IndigoTM ou ChromapressTM (voir la fiche métier # 7), a fortiori de postes (et compétences) de traitement fichiers clients* ou de "bidouilleurs" de RIP incompatibles et/ou "bogués".

les fichiers produits en PAO/bureautique sont souvent incomplets et ne permettent pas d’obtenir à l’impression le résultat correspondant à ce que le "créatif" PAO obtient pourtant sur son écran et son imprimante.
FONCTIONS OU MÉTIERS : RÉSEAUX & INFORMATIQUE DE PRODUCTION

Les entreprises ayant de plus en plus un système intégrant l’informatique de production et la gestion ne peuvent faire seules en interne la mise en place et la maintenance des réseaux (maintenance plus logicielle que matérielle). Le "responsable de réseau" dans les PME rhônalpines des industries graphiques est donc un technicien généraliste s’appuyant sur les fournisseurs, recruté à un niveau BTS/DUT voire "petite école" d’ingénieur à défaut d’un professionnel formé (stages + autodidaxie).

UNE CULTURE INFORMATIQUE, MAIS PAS DES INFORMATICIENS
DES COMPÉTENCES EN MATIÈRE DE RÉSEAU PLUS QUE DES SPÉCIALISTES

De même, les investigations confirment un besoin de "culture informatique" : c’est d’abord l’habitude (du moins l’acceptation) de travailler sur un terminal ou un pupitre de commande. Si cette familiarité est courante parmi les jeunes générations, de nombreux professionnels de tous âges l’ont acquise sur le tas -avec une part importante d’autodidaxie.

LE MULTIMÉDIA & LA FORMATION MULTIMÉDIA DANS LES INDUSTRIES DE LA COMMUNICATION GRAPHIQUE : UN COMPLÉMENT D'AVENIR

Le souci de la branche de trouver sa place dans le multimédia est affiché par la FICG et quelques entreprises rhônalpines sont engagées dans une logique de "défricheur " ou de "veilleurs" des nouvelles technologies (cf. supra).

La production multimédia proprement dite sera probablement assurée par des spécialistes, comme auparavant la photogravure. Comme pour les techniciens réseaux ou le traitement de fichiers, les personnels de la plupart des TPE/PME des industries graphiques n’ont pas besoin d’avoir un niveau de formation multimédia analogue à celui des spécialistes du domaine (rares dans la région).

Par contre, les professionnels du prépresse auront besoin d’une formation d’ensemble à la "chaîne multimédia" en rapport avec la "chaîne graphique" proprement dite. En continuité avec les précédentes évolutions (logiciels intégrant texte et image), il s’agit d’élargir les compétences et savoir-faire pour mettre en oeuvre les logiciels intégrant le multimédia (ces logiciels permettent l’édition sur cédérom ou l’élaboration de pages pour site Internet) - d’où des besoins de formation continue pour les salariés et d’évolution des référentiels de diplôme et de la formation initiale.

En Rhône-Alpes, le Lycée Argouges a créé une FCIL post-BTS multimédia/Internet. Le GRETA Sud-Isère forme au multimédia depuis 95-96 en CQ (alternance). A Saint-Etienne, une FCIL d’un an complète le BTS de communication visuelle.

Des besoins mal satisfaits : les commerciaux & le personnel de finition

LE RECRUTEMENT DE VENDEURS EXPÉRIMENTÉS : DE PLUS EN PLUS DIFFICILE
FORMER DES TECHNICO-COMMERCIAUX POUR LES INDUSTRIES DE LA COMMUNICATION GRAPHIQUE

Depuis ces dernières années, de nombreuses entreprises demandaient désespérément des commerciaux "force de vente" expérimentés. Des entreprises ont recruté des commerciaux pas forcément issus des industries graphiques. En effet, il y a peu de commerciaux disponibles dans la branche : au quatrième trimestre 1997, l’ANPE ne décomptait qu’une vingtaine de DE commerciaux des industries graphiques sur 2400 commerciaux DE. Il pourrait être utile d’envisager une journée "Force de Vente" avec l’ANPE.

Compte tenu de ces besoins, la branche a repris en 97-98 une expérience de formation d’agents technico-commerciaux des industries graphiques (CQP) pour la troisième fois depuis 1993. Elle concerne une douzaine de jeunes recrutés en CQ par un cabinet spécialisé et qui reçoivent une formation à la chaîne graphique à la SEPR.

Les entreprises d’accueil font un investissement à moyen terme : il faut de 1 à 2 ans pour que le commercial en CQ apporte des marchés, il ne restera pas forcément à l’issue des 2 ans d’alternance. La branche et les entreprises d’accueil ont une démarche prospective : constituer un vivier de commerciaux, les entreprises devant les fixer après formation.

COMMERCIAUX & TECHNICIENS, VENDEURS & SÉDENTAIRES

Comme dans d’autres secteurs industriels*, ces futurs commerciaux sont des jeunes à formation initiale de type commercial à qui l’on donne une formation commerciale complémentaire en même temps qu’une connaissance du secteur (chaîne graphique), des produits et de l’entreprise. Les professionnels des industries graphiques sont plutôt des commerciaux sédentaires ( chefs de fabrication, deviseurs) assurant la relation entre le client et la production. Voir la fiche métier # 10).

Cf. : étude du consultant pour l'OREFRA sur les métiers du commerce et de la vente dans l'industrie & le BTP.
DE GROS BESOINS EN FINITION : ENCORE DES OS & DES MANŒUVRES À CÔTÉ DES MASSICOTIERS & DES PAPETIÈRES

Les enquêtes confirment l’existence de besoins de personnel en finition. Ce sont d’abord les massicotiers, qui doivent être des "gros bras". Les entreprises ont aussi besoin de manoeuvres, manutentionnaires, etc. Il y a encore de la place en finition pour de "bons OS" que certaines entreprises vont recruter dans d’autres filières. Par exemple, des jeunes (ou moins jeunes) avec un CAP de pâtissier, de mécanicien ou de chaudronnier. C’est d’abord un recrutement de proximité d’entreprises excentrées.

Pour les ouvriers de la finition sur machine, les industries graphiques ont maintenant plus besoin d’ opérateurs capables de régler leur machine (réglages de plus en plus informatisés), de travailler sur pupitre, de respecter des procédures, d’assurer la maintenance préventive quotidienne que de simples OS. Des entreprises voudraient trouver des jeunes avec une formation MSMA, mais elles se trouveront en concurrence avec d’autres branches qui ont besoin de ce type de personnel (ex:IAA, a fortiori la métallurgie en manque d’ouvriers).

DES MANQUES EN FORMATION POUR LA FINITION

Il n’y a pas de FI complète en finition en Rhône-Alpes. Le CAP de conducteur de machine automatisée de reliure-brochure industrielle n’est plus préparé en Rhône-Alpes, faute de candidats assez nombreux et de matériel (très spécifique).

En Rhône-Alpes, la seule réponse réaliste actuellement serait un CQP éventuellement accessible à des élèves de niveau V, même venant d’autres filières - voire de jeunes ayant échoué au BEP. Le centre FORMAT vient de s’équiper pour donner des formations en finition, la SEPR peut assurer l’enseignement général et technologique préparant au CAP, des entreprises ont déjà fait des expériences de formation en 6 mois de conducteurs ou conductrices d’encarteuse/piqueuse.

Plus de polyvalence & de compétences pour les opérateurs & agents de maîtrise

QUELQUES BESOINS EN MAINTENANCE, MAIS D'ABORD UNE FORMATION DES OPÉRATEURS

De nombreuses entreprises ont exprimé des besoins de personnel de maintenance et/ou de production à formation et expérience essentiellement "électromécanique". En pratique, il s’agit d’un nombre très limité (parfois une seule personne) de professionnels de la maintenance, notamment des équipements de finition (plus "mécaniques") - la maintenance préventive devant être assurée par les opérateurs. Des entreprises ont recruté des jeunes ayant un Bac Pro ou BTS (notamment Bac Pro MSMA ou BTS mécanique et automatismes industriels) pour la seule maintenance.

On demande maintenant aux conducteurs offset et de machines de finition de réaliser les opérations élémentaires de maintenance préventive et d’être capables de dialoguer avec le technicien de dépannage qu’il faut savoir appeler à bon escient. D’où l’élévation du niveau de recrutement (Bac Pro minimum, de plus en plus souvent Bac STI - voire BTS).

UNE AUTRE IMAGE DES MÉTIERS DE LA PRODUCTION
DE NOUVEAU OPÉRATEURS MOINS MANUELS & PLUS TECHNICIENS

La maintenance courante, comme la qualité, implique de nouvelles exigences pour les opérateurs : propreté, procédures, travail au pupitre, mesures, etc. A la limite, c’est un changement de "culture professionnelle". Le travail d’opérateur devient plus "intellectuel", plus responsable, moins pénible et moins salissant. Cela change la réalité et l’image du métier (nécessairement manuel).

Cela devrait permettre de mener une politique de communication (notamment auprès des jeunes) s’appuyant sur cette nouvelle réalité des métiers d’opérateurs et conducteurs.

UNE NOUVELLE MAÎTRISE, MOINS NOMBREUSE, PLUS QUALIFIÉE & POLYVALENTE

Les enquêtes ont permis de constater que les entreprises ont souvent des problèmes de "commandement" - notamment pour les agents de maîtrise "sortis du rang" : on leur demande maintenant des compétences d’animateur d’équipe. De plus, l’automatisation des équipements réduit la hiérarchie intermédiaire. Le niveau technique demandé s’élève (au moins BTS, voire DUT), mais on demande aussi à la personne occupant ce poste les qualités traditionnelles d’un agent de maîtrise. Toutefois, une grande partie* de la maîtrise a suivi les évolutions passées.

* non chiffrable à partir des données disponibles.
Les emplois ou métiers actuels des industries de la communication graphique
LA GRILLE DU CONTRAT D'ÉTUDE PROSPECTIVE NATIONAL : TROP DÉTAILLÉE ET LARGEMENT OBSOLÈTE

Les investigations ont confirmé que la grille des emplois par familles issue du CEP national* est trop détaillée et déjà obsolète en raison des évolutions récentes. Nous avons regroupé des rubriques pour rendre compte des recouvrements entre métiers autrefois distingués (ex : "scannériste" et "flasheurs") et de la convergence vers un petit nombre de métiers plus polyvalents.

Les industries de la communication graphique, La Documentation Française
LES RECRUTEMENTS ACTUELS DES ENTREPRISES : DES COMMERCIAUX, DES CONDUCTEURS OFFSET, DES POLYVALENTS PRÉPRESSE & DES MASSICOTIERS

D’après les enquêtes, les recrutements* récents des entreprises se sont faits, par ordre de fréquence dans :

 

les fonctions commerciales (plus de 1/4 des recrutements) ;

l’impression (près de 1/4 des recrutements) ;

le prépresse (plus de 1/5 des recrutements), notamment des professionnels polyvalents de haut niveau ;

la finition (plus de 1/6 des recrutements), notamment les massicotiers

l’administration et la gestion (dont la direction) avec un peu plus de 1/20 des recrutements.

nombre de recrutements d’une ou plusieurs personnes. Les recrutements d’une ou plusieurs personnes pour 2 fonctions ou emplois ont été comptés 2 fois.

Les recrutements ont été rares pour la qualité, la maintenance et la logistique.

LES RECRUTÉS RÉCENTS : DU PERSONNEL PLUS POLYVALENT OU "BI-VALENT"

Les recrutés récents sont (bien plus souvent que les partants qu’ils remplacent ou même le personnel déjà présent) du personnel plus polyvalent ou du moins "bi-valent" dans tous les secteurs : imprimeur typo et finition, massicotier et magasinier et/ou opérateur de finition et/ou livreur, opératrice PAO et conductrice en impression, opérateur montage et commercial, commercial et responsable qualité, responsable de maintenance et formateur (qualité).

Dans les "nouveaux métiers" (multimédia et réseaux/informatisation), les recrutés (peu nombreux) ont en général un champ de fonctions très large (technique et commercial et/ou développement). Ils sont chargés de développer un secteur assez éloigné des activités initiales de l’entreprise (cf. supra et fiches métiers # 3 et 4).

Les familles d’emplois d’après le CEP national
les emplois de la famille technique

Le CEP national* a classé et défini les emplois par familles (technique, qualité, maintenance, commerciale, logistique, administration & gestion). Ce classement reprenait celui de l’accord paritaire de 1993.

Les industries de la communication graphique, La Documentation Française, 1994, page 211 et suivantes.

Les emplois de la famille technique qui constituent l’essentiel de la FAP50* sont les suivants :

Famille professionnelle des métiers des industries graphiques, voir l'annexe 1.
   EMPLOI DE LA FAMILLE TECHNIQUE
PRÉ-PRESSE

Chef d’atelier de prépresse**
Maquettiste**
Opérateur PAO texte
Correcteur
Opérateur scanner (ou "scannériste")
Monteur-incorporateur
Monteur-imposeur-copiste
Opérateur système texte-image**
Opérateur cylindre hélio***
Gestionnaire de réseau*

IMPRESSION

Cadre de production de l’impression
Contremaître d’impression*
Conducteur de machine à imprimer complexe**
Conducteur de machine à imprimer simple**
Agent d’exécution sur machine à imprimer

FINITION

Contremaître de finition
Conducteur de chaîne de brochage
Conducteur de machine d’assemblage et de finition
Massicotier**
Aide de finition**
Métiers de l’art du façonnage

emplois-repères de la classification.
**  autres emplois-clés cités dans la grille du CEP national.
***  n’existe pas en Rhône-Alpes ( pas d’hélio 4 couleurs).

Le CEP national concluait à une polyvalence autour de 3 emplois types que nous avons effectivement retrouvés lors des investigations :

 

l’opérateur sur système PAO intégrant texte-image ;

le conducteur de machine à imprimer complexe ;

le conducteur de chaîne de reliure et de brochage.

Les métiers actuels des industries graphiques en Rhône-Alpes
Les 11 fiches métiers

A l’issue du CEP, il est possible de lister et de décrire les principaux métiers des industries de la communication graphique (à l’horizon de 5 ans) existants ou émergents dansles entreprises de la branche (NAF 222CEG) en région Rhône-Alpes (certains emplois n’existant pas dans notre région, comme l’opérateur cylindre héliogravure).

Ces fiches métiers recoupent autant que possible les emplois du CEP national, mais nous en avons regroupé certains (notamment en prépresse) ou modifié la dénomination pour rendre compte du caractère polyvalent de certains métiers. Nous avons également introduit des "métiers" plus mal définis et marginaux malgré leur importance (responsable de réseau/opérateur de réseau, réalisateur multimédia & "créatif" prépresse).

Nous avons établi 10 fiches plus ou moins détaillées, recoupant autant que possible les emplois du CEP national :

 

responsable polyvalent de service prépresse ;

opérateur polyvalent sur système PAO intégrant texte-image ;

réalisateur multimédia et "créatif" prépresse ;

gestionnaire de réseau/opérateur de réseau ;

technicien/cadre de la productique graphique ;

conducteur de machine à imprimer d’exploitation complexe ;

conducteur de machine à imprimer d’exploitation simple ;

opérateur de machine de finition ;

ouvrier(e) de finition/façonnage et massicotier ;

commerciaux "force de vente" et sédentaires,
(chefs de fabrication & deviseurs).

Nous avons également établi une onzième fiche (moins détaillée) pour les fonctions ou métiers transversaux non spécifiques aux industries de la communication graphique :

 

secrétariat, accueil ;

comptabilité et gestion ;

manutention, logistique ;

maintenance.

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