Accueil     Recherche | Plan     Technique | Liens | Actualités | Formation | Emploi | Forums | Base  
dossier cerig.efpg.inpg.fr 
 
Vous êtes ici : Accueil > La technique > Procédés > Imprimerie : la révolution numérique > L'impression numérique à la rescousse du secteur textile   Révision : 06 juillet 2005
 
Visitez le site Web de l'EFPG ! Imprimerie : la révolution numérique Pas de page précédente
Page
précédente
Page suivante
Page
suivante
Patrice Giraud (ESISAR)
(05 juillet 2005)

V - L'impression numérique à la rescousse du secteur textile

Parce qu'elle permet davantage de créativité et une plus grande réactivité, l'impression numérique constitue une réelle chance pour nos industries textiles. Une voie de développement qui devrait permettre d'éviter des délocalisations.

 

I - Redonner des couleurs au secteur textile en pleine déprime

   
En savoir plus :
- Impression textile et jet d'encre - CERIG, mai 2004
- Textiles de France : l'industrie française du textile
- Fédération de l'Ennoblissement Textile (FET)

Délocalisation de la production, créativité en berne, tissus unis en lieu et place des dessins... le secteur textile (confection, ennoblissement [terme utilisé pour l'impression d'étoffe textile]) est en pleine déprime. L'émergence de l'impression numérique sur textile industriel pourrait lui redonner des couleurs. Ces technologies permettent de créer de nouveaux dessins actuellement impossibles à réaliser industriellement et d’éviter les coûts de stockage en ne produisant que les lots en juste à temps.

Qu’entend-on par technologie numérique industrielle ? Elle se classe en deux grandes catégories :

 

II - Les technologies de transfert thermique

Les technologies de transfert thermique se subdivisent aussi en deux sous-catégories :

Le transfert thermique consiste à reporter un dessin préalablement imprimé sur papier sur des articles de confection comme les T-shirts. Une impression est réalisée par des moyens de sérigraphie cadre à plat ou directement sur un papier transfert sur une imprimante traceur. Le report est effectué avec une presse à chaud qui transfère l’encre liquide dans les fibres ouvertes du textile pendant au moins 20 secondes. Cette technique convient principalement pour les fibres naturelles comme le coton.

De son côté, la sublimation est très utilisée depuis de nombreuses années sur des étoffes polyester en bobine pour les marchés de vêtement sportswear comme les combinaisons cyclistes ou de bain. Les impressions sont effectuées soit par sérigraphie, soit par des traceurs jet d’encre. L’encre est sublimable pour passer de l’état solide à l’état gazeux, en se fixant par diffusion dans la fibre. L’application est reportée en mettant en contact le papier imprimé et l’étoffe, sous faible pression.

 

III - Les technologies électrophotographiques

Les technologies électrophotographiques sont encore peu utilisées car ces elles ont été surtout développées pour le papier où la quantité d’encre est infime (un papier nécessite moins de 10 g/m², un textile souvent plus de 20 g/m²).

Les technologies d’électrophotographie se subdivisent aussi en deux grandes classes :

Dans les deux cas, une image latente est formée sur un cylindre photoconducteur préalablement chargé soit par laser multi-faisceaux, soit par une série de diodes laser. Cette image est révélée grâce à un toner en poudre ou un toner liquide contenu dans l'unité de développement. Elle est ensuite transférée sur le support textile à imprimer par l'intermédiaire d'un blanchet. Blanchet et tambour photoconducteur sont nettoyés afin de créer et d'imprimer une nouvelle image au tour suivant.

 

IV - Les technologies à jet d'encre

Par sa capacité à projeter à grande vitesse des gouttelettes d'encre, le procédé jet d'encre permet de teinter les fibres en profondeur. Alors que les techniques d’électrophotographie utilisant un tambour limitent la dimension des motifs et ne permettent pas d’imprimer une seule image sur une grande surface,  le jet d’encre offre, quant à lui, une plus grande liberté de dessin, puisque ce dernier peut mesurer plusieurs mètres de long. Ce qui peut se révéler utile pour des application en habillement (robes) ou en décoration d’intérieur (rideau, tenture, drap, dessus de lit…). Ainsi, il est possible d’imprimer sur tissu des motifs évolués comme des reproductions d’œuvre d’art.

Par ailleurs, les encres utilisées traditionnellement dans l’ennoblissement textile sont facilement reformulables pour le jet d’encre, ce qui n'est pas le cas des autres techniques numériques. Plus que toute autre technologie, le jet d'encre accepte des encres de plus en plus sophistiquées qui permettent d'atteindre la qualité des procédés d'impression traditionnels.

Dans un avenir proche, les développements futurs vont permettre d’améliorer les performances des encres à effets spéciaux telles que les encres métalliques, conductrices, invisibles... Grâce à ces caractéristiques techniques, les encres apporteront de nouvelles fonctions aux vêtements : amélioration du confort, vêtements communicants, biotechnologies. Autant de capacités d’innovation qui permettront de conserver des parts de marché dans l'Hexagone.

Enfin, parce qu'il consomme moins d’énergie et de consommables, le jet d’encre s'avère plus souple à utiliser et plus économique que les autres techniques.

 

V - Flux numérique = réactivité + juste à temps + zéro stock

Toutefois, améliorer les capacités de production des machines d’impression numérique pour se différencier de la concurrence ne suffit pas. Les entrepreneurs chinois l’ont très bien compris en suivant les expériences d’impression numérique de leurs voisins japonais et coréens.

Encore faut-il mettre en place un flux numérique de production qui permette de gagner en réactivité. Cela demande de repenser et de coordonner tous les flux de la conception des images créatives (il n’y a plus de barrière en termes de dessin), en passant par la préparation des supports textiles à apprêter, l’impression et enfin, la finition des étoffes. La mise en réseau des machines devient ainsi indispensable pour exploiter sur plusieurs machines des travaux de différentes natures aux métrages et motifs variés.

La mise en ligne de toutes ces opérations est aujourd'hui possible.
Réactivité de mise en production pour réaliser des séries de plus en plus courtes (inférieures à 500 mètres linéaires) et zéro stock : deux moyens de lutte contre les impressions délocalisées.

     
Pas de page précédente
Page précédente
Retour au sommaire
Retour au sommaire
Page suivante
Page suivante
Accueil Technique Liens Actualités Formation Emploi Forums Base  
Copyright © CERIG/EFPG 1996-2005
   
 

Mise en page : A. Pandolfi