Accueil Recherche | Plan Technique | Liens | Actualités | Formation | Emploi | Forums | Base
logo CERIG NOTE TECHNIQUE Cerig 
Vous êtes ici : Accueil > Technique > Notes > Fabrication de papier plus résistant avec moins de matières premières et d’énergie sans perte de qualité           Révision : 20 mars 2015
     
Fabrication de papier plus résistant avec moins
de matières premières et d’énergie sans perte de qualité

R. Passas, P. Dumont
(Février 2015)
Rapport d'activité du LGP2 dans le cadre du projet européen PowerBonds
Note précédenteListe des notesNote suivante

Pour limiter l’augmentation des coûts de production des papiers, une approche possible est de réduire la quantité de fibres et d’augmenter la proportion de charges minérales. Cependant, la problématique est de maintenir les propriétés mécaniques des produits avec un nombre réduit de liaisons entre fibres. Regroupant 16 partenaires, le projet européen PowerBonds, soutenu par ERA-NET WoodWisdom-Net et financé par le Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, a pour vocation de répondre à la question de l’amélioration des propriétés des fibres et des liaisons pour créer de la valeur ajoutée dans le domaine industriel des papiers et cartons.

Introduction

Voir aussi

 
 

La réduction du grammage des papiers et cartons offre des perspectives intéressantes dans le cadre de la réduction des coûts liés aux matières premières, à l’énergie et au transport. Cependant, cette réduction est synonyme d’affaiblissement des produits en raison de la diminution du nombre de fibres et de liaisons inter-fibres.

Le but du projet PowerBonds est d’augmenter la résistance des fibres et des liaisons en s’appuyant sur de nouveaux outils de caractérisation et de modélisation (utilisation des nouvelles techniques de microscopie et de caractérisation mécanique) et en appliquant également de nouvelles modifications chimiques ou mécaniques. Ces nouvelles connaissances permettront de faire le lien entre les résultats obtenus à l’échelle des fibres et les phénomènes se déroulant à grande échelle dans la feuille de papier. En se basant sur cette approche multi-échelles, il est possible d’optimiser l’utilisation de la matière première, de réduire les coûts et d’améliorer les propriétés désirées des papiers dans des applications spécifiques comme les papiers d’impression-écriture ou les papiers d’emballage.

Le projet est réparti entre six groupes de travail [Figure 1]. Le WP0 (management) et le WP6 (communication des résultats) sont transversaux. Le WP1 (production et modification des fibres) permet de fournir les matières premières au WP2 et au WP4 qui s’intéressent respectivement à la caractérisation des fibres individuelles et des liaisons, et à la caractérisation macroscopique des papiers fabriqués. Les données obtenues par ces deux groupes alimentent la modélisation des réseaux fibreux (WP3). Enfin, des applications industrielles sont prévues dans le cadre du WP5.

 
Figure 1 - Structuration du projet PowerBonds
 

Principales avancées

Le Laboratoire Génie des Procédés Papetiers (LGP2) a participé aux groupes de travail WP2, WP3 et WP4. Les principales réalisations du projet sont discutées en fonction des échelles d’observation et d’analyse depuis les aspects nanométriques puis micrométriques et enfin macroscopiques.

Échelle nanoscopique

Étude de la nano-porosité des fibres

L’augmentation des caractéristiques mécaniques des papiers, plus particulièrement de ceux contenant des fibres recyclées, peut se faire par l’ajout massif d’amidon au cours de leur fabrication.

Lors de la première réunion de pilotage France du projet, il a été décidé de mettre l’accent sur la thématique des fibres recyclées, en raison de leur importance pour les partenaires industriels français et de l’originalité d’un point de vue académique des problèmes posés par l’utilisation globalement croissante de ces fibres. Une action de recherche portant sur la caractérisation et la pérennité du traitement amidon lors du recyclage a été mise en place. Le facteur étudié était la nano-porosité des fibres avant et après un traitement à base d’amidon et ceci lors de cycle d’hydratation et de séchage visant à simuler le recyclage. La distribution des nano-pores a été déterminée par la méthode de chromatographie d’exclusion stérique inverse (Berthold & Salmen, 1997) [Figure 2]. Les valeurs de volume spécifique total poreux sont comprises entre 0,4 g.L-1 et 1 g.L-1, ce qui est comparable avec les données de la littérature (Ali, 2012).

Volume spécifique apparent des pores pour la pâte blanchie de résineux sans et avec raffinage
Figure 2 - Volume spécifique apparent des pores
pour la pâte blanchie de résineux sans et avec raffinage
 

Les chromatogrammes obtenus pour des fibres traitées avec de l’amidon sont très difficiles à exploiter. Un deuxième réseau paraît se mettre en place à une échelle plus petite. Il semble intéressant de travailler sur cet aspect. L’interprétation pourrait sans doute être faite par méthode inverse en s’appuyant sur des techniques de modélisation.

Étude de l’angle moyen d’orientation des microfibrilles

La détermination de l’angle moyen d’orientation des microfibrilles se faisait jusque là selon la méthode de Page qui avait le désavantage d’utiliser du mercure. L’objectif a été de développer une technique permettant de s’affranchir de ce produit. L’idée a été de travailler en lumière transmise polarisée seulement sur une épaisseur de paroi de la fibre [Figure 3]. Pour cela, un protocole de pelage de la fibre a été mis en place. Les résultats obtenus sont encourageants bien que cette méthode soit très coûteuse en temps de manipulation. Une semi-automatisation de cette tâche est actuellement envisagée.

Détermination de l'angle moyen d'orientation des micro-fibrilles 
   en lumière transmise polarisée sur une épaisseur de paroi
Figure 3 - Détermination de l'angle moyen d'orientation des micro-fibrilles
en lumière transmise polarisée sur une épaisseur de paroi
 

Échelle microscopique

Caractérisation mécanique des fibres individuelles

Dans le cadre d’un projet financé par Grenoble INP, une plateforme micro-robotique a été développée pour effectuer des tests de compression sur le chant et de flexion pour des fibres individuelles avec une observation en microscopie électronique à balayage [Figure 4].

Figure 4 - Vue du système de micro-robotique mis en place dans la chambre
du microscope électronique à balayage (FEI, Quanta 200) du LGP2
 

Le protocole d’essai sur fibres comporte notamment des étapes d’extraction et de fixation par collage des fibres sur les supports d’essai. Cette dernière nécessite de connaître l’étendue de la pénétration de la colle dans la fibre [Figure 5a].

Une étude préalable de fixation du collage des fibres a débouché sur une méthode originale de suivi par micro-analyse X (mode d’analyse disponible dans les microscopes électroniques à balayage) de la quantité de soufre, qui est un constituant de la colle uniquement ce qui permet de l’utiliser comme marqueur, le long des fibres. Elle a révélé que les caractérisations mécaniques doivent être réalisées à au moins 300 μm d’un bord dans une zone où la colle ne pénètre pas [Figure 5b]. L’impact de la colle sur la courbe force-déplacement est bien visible sur la Figure 6.

 
Cliquer sur l'image pour l'agrandir
Figure 5 - Pénétration de la colle époxyde dans les fibres non raffinées (URF1)
quantité de soufre divisée par la quantité d'oxygène
 
 
Figure 6 - Test de compression sur la colle, sur la fibre
dans une zone de diffusion de la colle
et sur la fibre sans diffusion de colle
 

Les essais de compression radiale et de flexion ont été réalisés sur les fibres de pâte blanchie de résineux (sans et avec raffinage) et de feuillus (sans raffinage) [Figure 7].

Cliquer sur l'image pour l'agrandir
Figure 7 - Courbes obtenues pour des tests de flexion (10 cycles)
pour des fibres de pâte blanchie de résineux et feuillus sans raffinage (gauche)
et pour des fibres de pâte blanchie de résineux sans et avec raffinage droite)
 

Les pentes à la décharge sont différentes mais ne permettent pas directement de remonter à la détermination du module de Young. En effet, des phénomènes de torsion et de mise sous tension de la fibre apparaissent lors des essais. De plus, la géométrie de la section droite des fibres est un paramètre clé comme le montre la simulation développée lors du projet [Figure 8].

 
Cliquer sur l'image pour l'agrandir
Figure 8 - Modélisation développée pour l’interprétation des tests
de compression radiale et de flexion tenant compte
de la géométrie de la section droite des fibres
 

Les fibres cellulosiques étant des matériaux hygroscopiques, le micro-robot a été légèrement modifié pour les caractériser à plusieurs niveaux d’hydratation. La Figure 9 montre les variations engendrées par un changement d’humidité relative de l’environnement de la fibre sur la courbe force-déplacement.

 
Figure 9 - Essais de flexion pour une fibre blanchie de résineux
à différents niveaux d’humidité
 

Nouveaux dispositifs expérimentaux pour les tests mécaniques in situ en imagerie 3D

L’imagerie ou tomographie 3D repose sur la prise de radiographies par rayonnement X au synchrotron de l’ESRF (ligne de lumière ID 19) [Figure 10a]. Entre chaque prise d’image, l’échantillon est entraîné en rotation autour de son axe. La reconstruction d’une image 3D de papier [Figure 10b] nécessite environ 1500 images, à une résolution du voxel pouvant atteindre 0,3x0,3x0,3 μm3. Puis, une étape de reconstruction du volume tridimensionnel scanné est suivie d’une étape de segmentation des niveaux de gris permettant de labelliser les fibres, les pores voire les charges.

 
Figure 10 - Exemple de coupe d’une image tridimensionnelle d’un papier
au cours d’une expérience in situ de séchage (gauche) et d’image 3D segmentée (droite)
 

Les progrès récents de cette technique permettent de réaliser le scan complet d’un échantillon en quelques secondes ce qui permet d’envisager des manipulations in situ complexes. Dans le cadre du projet, un équipement permettant de faire des essais de pressage à une température contrôlée a ainsi été développé afin d’évaluer l’évolution du nombre et de la surface des liaisons lors du séchage du papier [Figure 11]. L’exploitation des données est en cours.

 
Figure 11 - Presse à température contrôlé pour essais in-situ en tomographie aux rayons X
 

Hygroexpansion des fibres individuelles en imagerie 3D

Comme indiqué précédemment, les fibres cellulosiques sont hygroscopiques. Il est important de suivre l’évolution de leurs caractéristiques géométriques non seulement externes mais également internes telles que la taille du lumen et les épaisseurs de paroi [Figure 12]. En utilisant un système de contrôle de l’humidité de l’échantillon développé préalablement, il a été possible de déterminer l’évolution de la déformation des lignes moyennes et des sections droites (déformation de torsion, flexion, extension) et de l’épaisseur de la paroi de fibres individuelles de bois – un travail entamé antérieurement au projet et poursuivi au cours de celui-ci – et pour une fibre individuelle blanchie de résineux [Figure 13]. Difficiles à réaliser, ces expériences sont très originales dans ce domaine d’études.

 
Figure 12 - Visualisation de la déformation globale (gauche) et l’orientation des sections droites (droite)
d’une fibre de bois lors de variation d’humidité de l’air ambiant
 
 
Figure 13 - Évolution de l’angle de torsion et des épaisseurs de paroi
d’une fibre de bois et d’une fibre papetière lors de variation
d’humidité de l’air ambiant
 

Analyse in situ des propriétés des fibres individuelles et des liaisons dans un réseau fibreux par imagerie 3D

Modéliser les propriétés physiques et mécaniques des papiers requiert une description fine de leur microstructure, c’est-à-dire des descripteurs des fibres et des contacts fibre-fibre. La microtomographie à rayons X donne une description d’une richesse inédite par le nombre de paramètres obtenus sur une même série de réseaux fibreux comme, par exemple, la distribution de la largeur des fibres [Figure 14] ainsi que le nombre moyen linéique de contacts par fibre [Figure 15].

     
Figure 14 - Distribution de la largeur des fibres
contenues dans des réseaux de fibres papetières
ayant subi des conditions de pressage différentes
[thèse C. Marulier]
  Figure 15 - Évolution du nombre moyen linéique
de contacts par fibre en fonction de la masse volumique
des réseaux fibreux caractérisés et comparaison
avec différents modèles de la littérature
[thèse C. Marulier]
     

L’étude de réseaux ayant subi des traitements in situ – pressage ou variations d’humidité ambiante – permet de quantifier ces effets sur les paramètres microstructuraux [Figure 16].

 
Figure 16 - Mesure in situ de l’hygroexpansion d’une fibre individuelle au sein d’un réseau fibreux.
a) Évolution de la largeur de la fibre sur une partie de sa longueur.
b) Distribution des largeurs des fibres.
 

Les méthodes de mesure des paramètres microstructuraux utilisées ont été essentiellement manuelles. Ces techniques, quoique fastidieuses, permettent d’établir une base de données fiables sur les paramètres mesurables à partir des images tridimensionnelles. Cette base de données peut elle-même servir pour vérifier les résultats délivrés par des approches automatiques d’analyse des images (techniques en cours de développement).

Des procédures d’analyse d’images automatiques ont été développées pour extraire les fibres à sections droites complexes et les contacts fibre-fibre dans les images 3D. Cette méthode consiste dans un premier temps à obtenir la carte d’orientation fibreuse locale, c’est-à-dire à l’échelle des voxels. Les zones de contact entre fibres sont identifiées à partir des gradients d’orientation locale, particulièrement importants dans ces zones. Puis, celles-ci sont soustraites à l’image 3D permettant l’individualisation des fibres. Des opérations de dilatation sont ensuite réalisées par des éléments structurants élancés et orientés selon l’orientation moyenne de chacune des fibres afin de retrouver les zones soustraites à l’étape précédente. La procédure fournit des images 3D dont les fibres et les contacts fibre-fibre sont labellisés. Les figures y et z montrent deux exemples d’images binaires 3D de papiers pour lesquelles les fibres et les contacts fibre-fibre sont individualisés.

La Figure 17a montre l'image 3D d’un papier obtenu dans des conditions de pressage faible. La Figure 17b représente l’image après l’étape d’individualisation. Une couleur est attribuée à chaque fibre. Dans cet exemple, 23 fibres et 30 contacts fibre-fibre ont été identifiés. La Figure 17c dévoile les zones de contacts (en rouge) associées à une fibre extraite de l’image 3D. Des données quantitatives telles que la distribution des aires de contact présentée [Figure 17e] ou le nombre de contacts par unité de longueur de fibre ont été obtenues. La procédure a également été appliquée à une image 3D d’un papier obtenu dans des conditions de pressage standard, c’est-à-dire proches des conditions utilisées industriellement [Figure 18a]. Les fibres individualisées sont représentées sur la Figure 18b et les zones de contact fibre-fibre sont montrées en rouge sur la Figure 18c. 15 fibres et 18 contacts ont été dénombrés. La distribution des aires fait apparaître des aires de contact deux à trois fois plus importantes que dans le cas d’un papier est obtenu dans des conditions de pressage faible [Figure 18d].

Ces données sont d’un grand intérêt pour l’analyse et la compréhension des comportements mécanique et hygroexpansif des papiers. L’accès à ces données en quantité et de manière relativement aisée est tout à fait inédit.

 
Figure 17 - (a) Image 3D (300 x 300 x 200 voxels, 1 voxel = 0.7 μm3) issue de la microtomographie
aux rayons X d’un papier obtenu dans des conditions de pressage faible.
(b) Même image 3D avec les fibres labellisées après la procédure d’identification.
(c) Image 3D de contacts fibre-fibre (en rouge) le long d’une fibre extraite de l’image traitée.
(d) Distribution des aires de contacts fibre-fibre
 
 
Figure 18 - (a) Image 3D (450 x 450 x 65 voxels, 1 voxel = 0.7 μm3) issue de la microtomographie
à rayons X d’un papier obtenu dans des conditions de pressage par pressage standard.
(b) Image 3D avec les fibres labellisées après la procédure d’identification.
(c) Images 3D de contacts fibre-fibre (en rouge) le long d’une fibre extraite de l’image traitée.
(d) Distribution des aires de contacts fibre-fibre.
 

Échelle macroscopique

Détermination des volumes élémentaires représentatifs pour les propriétés structurelles et mécaniques

La description macroscopique des propriétés effectives et de lois de comportement des matériaux hétérogènes, tels les papiers, peut être réalisée par une approche multi-échelles. Cette dernière nécessite de connaître le volume élémentaire représentatif (VER) dit statistique de chacune des propriétés déterminées au niveau microscopique. Il a été montré que les dimensions des volumes permettant de prévoir les propriétés élastiques d’un papier avec une erreur raisonnable sont de l’ordre de grandeur de la longueur des fibres soit environ 1 à 3 mm [Figure 19].

 
Figure 19 - Évolution des coefficients du tenseur
de déformation macroscopique en fonction
de la longueur du VER
 

Ce type d’étude est important car les temps de calcul et la capacité mémoire monopolisée sont d’autant plus importants que la taille de l’échantillon imagée est grande. Il est donc intéressant de bien connaître les dimensions du VER afin d'entreprendre une modélisation discrète des phénomènes.

Propriétés élastiques des réseaux fibreux

Compte-tenu des éléments cités ci-dessus, une génération réaliste de réseau fibreux a été réalisée en prenant comme hypothèse une orientation plane des fibres considérées comme rigides mais dont les liaisons entre elles sont élastiques [Figure 20].

 
Figure 20 - Exemple d’une génération de réseau
 

Pour prédire les propriétés élastiques, une loi mésoscopique de comportement élastique des réseaux de fibres de papier a été obtenue au moyen d’une technique d’homogénéisation discrète. Cette loi rend compte de l’influence de paramètres à l’échelle microscopique tels que la raideur de la liaison (k), le nombre de liaisons par unité de volume, le nombre et la surface des liaisons et les déplacements relatifs des fibres entre elles [Figure 21].

 
Figure 21 - Loi de comportement élastique d’un papier issu d’un processus
d’homogénéisation discrète utilisée pour l’étude des propriétés élastiques
des réseaux fibreux générés numériquement
 

Il s’avère que la raideur de la liaison est le seul paramètre à faire varier pour que les valeurs des résultats prédits et des résultats expérimentaux soient très proches les uns des autres [Figure 22]. Ainsi, la raideur des liaisons a pu être estimée à 2200 N.mm-3.

 
Figure 22 - Exemple de superposition des résultats
expérimentaux et simulés pour l’évolution du module
de Young en fonction de la fraction volumique de fibres
 

Conclusion

Au cours de ce projet, le LGP2 a effectué des avancées notables sur la caractérisation des fibres individuelles et incluses dans un réseau fibreux.

    Développement d’une plateforme micro-robotique permettant de faire des tests de compression et de flexion sur des fibres isolées dans un environnement contrôlé (humidité et température).
  Développement de modèle de déformation de fibres individuelles en compression sur le chant et en flexion.
    Développement de dispositifs permettant de faire du séchage in situ en microtomographie à rayons X.  
    Mise en place d’outils de traitement automatisé des images 3D de microtomographie permettant entre autres de labelliser les fibres individuellement dans un réseau fibreux et d’estimer les surfaces de contact entre fibres.  
    Élaboration d’une base de données sur les propriétés microstructurales des papiers en fonction de leurs conditions d’élaboration (formation, pressage et séchage) acquises par l’analyse d’images tridimensionnelles de papiers.  
    Développement d’un modèle multi-échelles basé sur une approche théorique d’homogénéisation discrète permettant de prévoir les propriétés élastiques de réseaux fibreux. Cela requiert l'utilisation des réseaux fibreux générés de manière réaliste en se basant sur les modèles de microstructures reproduisant les tendances constatées sur les images tridimensionnelles de papiers et l'estimation de certains paramètres dont l’accès expérimental est difficile tels que la raideur élastique des liaisons.  

Le projet PowerBonds a également permis d'établir d'étroites relations avec les quinze partenaires académiques et industriels. Ce point est important pour l’élaboration de nouveaux projets de recherche et pour répondre à des appels d’offres, notamment européens. Des axes de continuité au projet ont été mis en évidence.

  Détermination des interactions entre fibres au niveau nanométrique par spectroscopie de force.
  Modélisation de la chromatographie inverse d’exclusion stérique pour un mélange fibres/amidon afin d’exploiter au mieux les résultats expérimentaux obtenus.
    Étude du séchage voire du remouillage in situ de fibres individuelles et de réseaux fibreux par imagerie synchrotron aux rayons X : à poursuivre.  
    Techniques de détermination des angles moyens d’orientation des microfibrilles : à perfectionner (pelage des fibres) ou à développer en utilisant l’imagerie par diffraction à rayons X.  

Bibliographie

Articles

MARULIER C., DUMONT P.J.J., ORGÉAS L., CAILLERIE D., ROLLAND DU ROSCOAT S. Towards the 3D analysis of pulp fibre networks at the fibre and bond levels. Nordic Pulp and Paper Research Journal, 28 (2), pp. 245-255, 2012. Partly related to PowerBonds.

VIGUIÉ J., LATIL P., ORGÉAS L., DUMONT P.J.J., ROLLAND DU ROSCOAT S., BLOCH J.-F., MARULIER C., GUIRAUD O. Finding fibres and their contacts within 3D images of disordered fibrous media. Composites Science and Technology, 89, pp. 202-210, 2013. Partly related to PowerBonds.

Textes de conférence

MARULIER C., DUMONT P.J.J., ORGÉAS L., CAILLERIE D., ROLLAND DU ROSCOAT S. Hygromechanical behaviour of natural fibre networks: an analysis combining macroscopic tests and X-ray microtomography. International Paper Physics Conference, June 10-14, 2012, Stockholm (Sweden). Partly related to PowerBonds.

DUMONT P.J.J., VIGUIÉ J., LATIL P., ORGÉAS L., ROLLAND DU ROSCOAT S., PASSAS R., BLOCH J.-F., MARULIER C. A method to identify fibers and fiber-fiber contacts within 3D images of paper. XXII TECNICELPA – International Forest, Pulp and Paper Conference, October 2-4, 2013, Tomar (Portugal). Partly related to PowerBonds.

VIGUIÉ J., ORGÉAS L., DUMONT P.J.J., LATIL P., ROLLAND DU ROSCOAT S., BLOCH J.-F. A method to identify fibres with complex cross sections within 3D images of disordered fibrous media. Application to fibre bundle reinforced polymer composites. 1st International Conference on Tomography of Materials and Structures, July 1-5, 2013, Ghent (Belgium). Partly related to PowerBonds.

Articles en cours de rédaction

MANSHIP B., TOUNGARA M., MARTOÏA F., AÏCHI M., DUMONT P., PASSAS R. Testing of flexibility and transverse compressibility of individual wood fibres using a micro robotic tool. Journal of Material Science

MARTOÏA F., MANSHIP B., TOUNGARA M., AÏCHI M., DUMONT P., PASSAS R. Testing of flexibility of MFC film using a micro robotic tool in controlled environment.

TOUNGARA M., MANSHIP B., AÏCHI M., DUMONT P., PASSAS R. Experimental characterization of the hygroexpansion of single fibre.

Communications orales

IKOUOUBEL K., PASSAS R., DUMONT P.J.J. Reconstruction tridimensionnelle de la surface de fibres et suivi de leur déformation. Les 20 ans du SEMPA, Juin 2012, La Garde (France). In French. Fully related to PowerBonds.

MARULIER C., DUMONT P.J.J., ORGÉAS L., CAILLERIE D., ROLLAND DU ROSCOAT S. Vers l’analyse 3D des réseaux de fibres papetières à l’échelle des fibres et des liaisons. Workshop du Club Image 3D Noesis, Avril 2012, Saint Martin d’Hères (France). In French. Partly related to PowerBonds.

IKOUOUBEL K., PASSAS R., DUMONT P.J.J., AÏCHI M., CHARLOT F., MICKZINSKI M. Development of a micro-robot in an environmental scanning electron microscope to study the hygromechanical deformation of natural fibres. 5th Workshop Nano and Micro-Environments for Cell Biology, November 8, 2012, La Tronche (France). Fully related to PowerBonds.

IKOUOUBEL K., PASSAS R., DUMONT P.J.J. Study of wood fiber morphology and deformation by coupling a microrobotic system and environmental scanning electron microscopy. Journée Poster Nano and Micro-Environments for Cell Biology, April 24, 2012, Saint Martin d'Hères (France). Fully related to PowerBonds.

VIGUIÉ J., DUMONT P.J.J., LATIL P., ORGÉAS L., ROLLAND DU ROSCOAT S., PASSAS R., BLOCH J.-F. A method to identify fibre within 3D images of natural fibrous media. 1st International Conference on Natural Fibers – Sustainable Materials for Advanced Applications, June 9-11, 2013, Guimarães (Portugal).

DUMONT P.J.J., ORGÉAS L., VIGUIÉ J., ROLLAND DU ROSCOAT S., MARULIER C., LATIL P., MARTOÏA F. Étude multi-échelles des couplages hygro-mécaniques dans les matériaux à base de fibres ligno-cellulosiques (papiers, non-tissés et films). Colloque National Mecamat, 20-24 Janvier 2014, Aussois (France). Partly related to PowerBonds.

MANSHIP B., AÏCHI M., DUMONT P.J.J., PASSAS R., MICKZINSKI M., ROUSSEL F.,CHARLOT F., MANIGUET L. ixing of wood fibres for micromechanical characterisation.. 7thWorkshop Nano and Micro-Environments for Cell Biology, January 30, 2014, La Tronche (France).Fully related to PowerBonds.

MANSHIP B., DUMONT P.J.J., PASSAS R., AÏCHI M., MICKZINSKI M., ROUSSEL F., CHARLOT F., MANIGUET L. Développement d’un microrobot pour la caractérisation en flexion ou en compression diamétrale de fibres ligno-cellulosiques. Colloque National Mecamat, 20-24 Janvier 2014, Aussois (France). Fully related to PowerBonds.

 
Note précédente Note suivante
Note précédente Liste des notes Page technique  Note suivante
 
Accueil | Technique | Liens | Actualités | Formation | Emploi | Forums | Base
 
Copyright © Cerig/Grenoble INP-Pagora
Mise en page : A. Pandolfi